CONIUM MACULATUM
LA COLCHIQUE
D'AUTOMNE est
une jolie jleur, mais
hautement toxique.
Il faut l'utiliser
avec précaution. C'est «_
un remède reconnu
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contre la goutte.
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cellulaire, elle peut
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provoquer
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des déformations du fœtus. | |
On l'emploie d'ailleurs en
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laboratoire dans le cadre de »
manipulations génétiques.
La colchique d'automne
est considérée comme l'un
des meilleurs remèdes contre
les crises de goutte. Elle soigne
certaines leucémies et donne de bons résultats
dans le traitement du syndrome de Behçet,
une maladie caractérisée par des ulcères
récurrents et une déficience en leucocytes.
En usage interne, elle provoque, même
à petites doses, des effets secondaires.
En application, elle soulage les névralgies
et les démangeaisons.
ATTENTION Plante très toxique. N'utiliser
que sous contrôle médical. Déconseillée
pendant la grossesse. En France, la
colchicine est délivrée sous forme de
médicament sur prescription médicale.
Collinsonia canadensis
(Lamiacées)
COLLINSONIE, GUÉRIT-TOUT
DESCRIPTION Herbe vivace à feuilles
ovales et à fleurs jaune-vert (1 m de haut).
HABITAT ET CULTURE Cette plante
provient des forêts de l'est de l'Amérique
du Nord. On déterre sa racine en automne.
PARTIES UTILISÉES Racine et feuilles.
CONSTITUANTS Huile essentielle (citrol,
géramol), tanins et saponines.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX La
collinsonia a des propriétés diurétiques et
fortifiantes. Elle favorise l'élimination
des calculs rénaux et remédie à la rétention
d'eau. Elle fait baisser la pression artérielle,
prévenant ainsi la formation ou l'aggravation
des hémorroïdes et des varices. Dotée d'une
action astringente, la collinsonia panse
les muqueuses intestinales et traite
efficacement les troubles du système digestif,
comme l'inflammation et les affections du
côlon (colopathies), par exemple. Pour
soulager contusions et plaies, on applique
sur celles-ci des cataplasmes de feuilles
fraîches et de racines de collinsonia.
Commiphora mukul
(Burséracées)
GUGGUL, OLIBAN INDIEN
DESCRIPTION Arbuste ou arbre épineux, à
feuilles ovales et dentelées, à fleurs brunrouge et à fruits rouges (2 m de haut). Le
guggui, la résine tirée de l'écorce, forme des
« larmes » sur les tiges, d'un jaune pâle tirant
sur le brun.
HABITAT ET CULTURE Le guggui pousse
dans les milieux secs, semi-arides et
désertiques de la majeure partie du souscontinent indien et au Moyen-Orient.
PARTIES UTILISÉES Résine.
CONSTITUANTS Le guggui est une résine
huileuse. Ses principaux constituants sont
des stéroïdes liposolubles (gugguhpides),
notamment les guggulstérones E et Z.
HISTOIRE ET TRADITIONS Les anciens
textes ayurvédiques tiennent le guggui
comme efficace dans le traitement de
l'obésité. Des recherches furent menées pour
voir si la résine pouvait être utile dans les
troubles liés au métabolisme des graisses.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX Outre
son activité anti-inflammatoire et
anticholestérolémiante, le guggui fluidifie
le sang. Dans l'Ayurvéda, la plante est
principalement employée pour traiter
les troubles arthritiques bien qu'elle soit
également utilisée pour ses effets tonifiants
et régénérateurs. Depuis les recherches
menées dans les années 1980 et 1990, le
guggui est surtout employé pour abaisser
le taux de cholestérol et pour régulariser
le taux de graisse dans le sang. Réducteur
de l'agrégation plaquettaire, il semble avoir
une action protectrice sur le cœur. Le guggui
est aussi utile dans le traitement de l'acné.
La dose normale des extraits de guggulipide
est de 1 g à 1,5 g par jour (équivalant à
50-70 mg de guggulstérones).
RECHERCHES EN COURS Des recherches
étendues ont montré que les gugguhpides
ont une action anti-inflammatoire et
anti-arthritique. Dans diverses études
cliniques, les patients ont vu chuter leur
cholestérolémie d'env. 12% et leur taux
de triglycérides d'env. 14%. Dans quelques
études, on a constaté une perte de poids
chez les patients prenant des guggulipides.
ATTENTION Ne pas prendre pendant
l'allaitement.
Conium maculatum
(Apiacées)
GRANDE CIGUË
DESCRIPTION Plante bisannuelle à feuilles
divisées, à fleurs blanches et graines
recouvertes de stnes perlées (2,5 m de haut).
HABITAT ET CULTURE Répandue en
Europe, la grande ciguë pousse également
dans les régions tempérées d'Asie et
d'Amérique du Nord. Elle fleurit sur
les terrains humides et les friches. On cueille
ses graines en été, lorsqu'elles sont mûres.
PARTIES UTILISÉES Feuilles et graines.
CONSTITUANTS Alcaloïdes (coniine,
conicéine) et huile essentielle. La cicutine
est extrêmement toxique et provoque des
malformations congénitales.
HISTOIRE ET TRADITIONS Dans l'Antiquité,
la ciguë était le poison que l'on administrait,
en Grèce, aux condamnés à mort. C'est
ainsi que le philosophe grec Socrate meurt
en 399 av. J.-C., après avoir bu du jus
de ciguë. Selon une tradition occidentale,
les tiges de cette plante doivent leur couleur
rouge à la marque que porta Caïn sur le
front, après avoir assassiné son frère Abel.
Au XIX
e siècle, la ciguë était utilisée pour
calmer les douleurs.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX À doses
infimes, la grande ciguë est sédative et
analgésique. A doses plus importantes, elle
provoque la paralysie et la mort. Rarement
utilisée aujourd'hui, elle était autrefois
prescrite en cas d'épilepsie, de maladie
de Parkinson, de chorée de Sydenham
et de cystite aiguë.
ATTENTION Ne pas employer en usage
interne. N'utiliser en usage externe
que sous contrôle médical. En France,
la ciguë officinale n'est pas du tout
employée.
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