B RY 0 N IA D 1 0 1 C A
répandue dans tout le bassin
méditerranéen. Plante de jardin, elle
est cultivée pour l'huile que l'on tire
de ses graines.
PARTIES UTILISÉES Parties aériennes,
fleurs, huile des graines.
CONSTITUANTS Mucilage, tanins, alcaloïdes
pyrrolizidiniques, qui, isolés, sont toxiques
pour le foie. Les graines contiennent jusqu'à
24% d'acide gammalinolénique (GLA).
HISTOIRE ET TRADITIONS En 1597,
l'herboriste anglais John Gérard vante ainsi
les mérites de cette plante : «Un sirop
fabriqué avec des fleurs de bourrache
réconforte le cœur, chasse la mélancolie,
apaise l'individu agité ou lunatique. »
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
La bourrache est une plante émolliente ;
elle soulage les troubles respiratoires.
Sous forme de jus frais pressé, en
cataplasme ou en infusion, elle soulage
les irritations cutanées. Les fleurs sont
sudorifiques et les feuilles, diurétiques.
L'huile des graines riche en acides gras
polyinsaturés surpasse l'huile d'onagre
bisannuelle (Oenothera biennis, p. 240).
Elle soigne les douleurs prémenstruelles,
les rhumatismes, l'eczéma et les affections
cutanées.
ATTENTION La présence d'alcaloïdes
pyrrolizidiniques toxiques rend délicate
l'utilisation de la bourrache en
phytothérapie. Celle-ci fait l'objet d'une
réglementation dans certains pays et ne doit
pas être utilisée par voie interne.
Boswellia serrata
(Burséracées)
ARBRE À ENCENS, OLIBAN
DESCRIPTION Arbre à feuilles caduques,
à écorce pâle et parcheminée, à feuilles
composées et à bouquets de petites fleurs
blanches. La résine, d'un or
translucide, suinte de l'écorce
(15 m de haut).
HABITAT ET CULTURE L'arbre à
encens pousse dans les régions sèches
et vallonnées du centre et du nord
de l'Inde.
PARTIES UTILISÉES Résine et
écorce.
CONSTITUANTS
L'arbre à encens contient
des acides triterpéniques
(dont l'acide bêtaboswellique), de l'huile essentielle,
des phénols, de l'acide uronique,
des résines, des stérols et des tanins.
HISTOIRE ET TRADITIONS L'arbre à
encens, espèce voisine de Boswellia sacra,
est employé depuis des millénaires comme
astringent et anti-inflammatoire.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
L'arbre à encens fournit un excellent bain
de bouche et un bon gargarisme grâce
à sa résine antiseptique et astringente
capable de soigner et de resserrer les tissus
enflammés. Maux de gorge, laryngite,
ulcères de la bouche et affection gingivale
y trouvent un remède efficace. L'arbre
à encens a également un fort pouvoir
anti-inflammatoire et anti-arthritique,
ce qui le rend utile dans les maladies
inflammatoires chroniques comme
l'arthrite rhumatoïde, la rectocolite
hémorragique et le psoriasis.
RECHERCHES EN COURS Au cours d'essais
cliniques, on a donné en Inde de l'arbre
à encens à des patients souffrant d'arthrite
rhumatoïde. La majorité d'entre eux ont
signalé une amélioration de leur état.
Les mêmes résultats ont été observés à
plusieurs reprises. Des indices laissent penser
que l'arbre à encens est bénéfique dans
d'autres maladies auto-immunes comme
la rectocolite hémorragique.
Brassica oleracea
(Brassicacées)
CHOU VERT
DESCRIPTION Plante herbacée à tige
épaisse, à feuilles grises et à fleurs jaunes
(2,5 m de haut). Au cours de la première
année, elle produit un bourgeon terminal,
qui donne, à la fin de l'été, la tête de chou
que l'on trouve sur les marchés.
HABITAT ET CULTURE Le chou sauvage
est originaire des côtes de la Manche et de
la Méditerranée. Les variétés potagères sont
cultivées dans le monde entier.
PARTIES UTILISÉES Feuilles.
CONSTITUANTS Vitamines A, Bl, B2 et C
et principe antiulcéreux.
HISTOIRE ET TRADITIONS
Le chou vert est l'un des plus vieux légumes
connus. Selon un mythe grec, la plante
naquit de la transpiration de Zeus. D'après
un rituel en vigueur dans la Grèce antique,
il suffisait aux futures mères de consommer
du chou avant d'accoucher pour s'assurer
un allaitement suffisant et régulier. Les
Romains utilisaient le chou comme antidote,
notamment à l'alcool. Avec les feuilles,
ils désinfectaient les blessures. De nos jours,
on fabrique toujours un cataplasme de chou,
en découpant l'épaisse nervure médiane de
la feuille, que l'on repasse puis que l'on
place, encore chaude, sur la zone malade.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX Le chou
est surtout utilisé sous forme de cataplasme :
les feuilles sont blanchies, écrasées ou pilées,
puis appliquées sur les
tumescences, les tumeurs
et les articulations
douloureuses.
Consommées crues ou
cuites, les feuilles du chou
apaisent les gastralgies et
les ulcères d'estomac. Le chou
vert possède également des
vertus dépuratives et
contribue à long terme à
soigner l'arthrite. Sa teneur élevée en
vitamine C fait de lui un remède préventif
efficace contre le scorbut.
ATTENTION Laissé en place pendant
plusieurs heures, un cataplasme de chou
est susceptible de provoquer des cloques.
Bryonia dioica syn.
B. cretica, subsp. dioica
(Cucurbitacées)
BRYONE DIOÏQUE
DESCRIPTION Herbe grimpante vivace
à tige portant des bourgeons, à fleurs
verdâtres, à baies rouges, à racine pivotante
charnue (jusqu'à 15 cm).
HABITAT ET CULTURE La bryone est
originaire du sud de l'Angleterre et de
l'Europe continentale. La racine est extraite
en automne.
PARTIE UTILISÉE Racine.
CONSTITUANTS Cucurbitacines, glucosides,
huile essentielle et tanins. Les Cucurbitacines
tuent les cellules et agissent sur les tumeurs.
HISTOIRE ET TRADITIONS Jusqu'au Moyen
Age, on sculptait des formes humaines dans
les épaisses racines de bryone, qui jouaient le
179
répandue dans tout le bassin
méditerranéen. Plante de jardin, elle
est cultivée pour l'huile que l'on tire
de ses graines.
PARTIES UTILISÉES Parties aériennes,
fleurs, huile des graines.
CONSTITUANTS Mucilage, tanins, alcaloïdes
pyrrolizidiniques, qui, isolés, sont toxiques
pour le foie. Les graines contiennent jusqu'à
24% d'acide gammalinolénique (GLA).
HISTOIRE ET TRADITIONS En 1597,
l'herboriste anglais John Gérard vante ainsi
les mérites de cette plante : «Un sirop
fabriqué avec des fleurs de bourrache
réconforte le cœur, chasse la mélancolie,
apaise l'individu agité ou lunatique. »
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
La bourrache est une plante émolliente ;
elle soulage les troubles respiratoires.
Sous forme de jus frais pressé, en
cataplasme ou en infusion, elle soulage
les irritations cutanées. Les fleurs sont
sudorifiques et les feuilles, diurétiques.
L'huile des graines riche en acides gras
polyinsaturés surpasse l'huile d'onagre
bisannuelle (Oenothera biennis, p. 240).
Elle soigne les douleurs prémenstruelles,
les rhumatismes, l'eczéma et les affections
cutanées.
ATTENTION La présence d'alcaloïdes
pyrrolizidiniques toxiques rend délicate
l'utilisation de la bourrache en
phytothérapie. Celle-ci fait l'objet d'une
réglementation dans certains pays et ne doit
pas être utilisée par voie interne.
Boswellia serrata
(Burséracées)
ARBRE À ENCENS, OLIBAN
DESCRIPTION Arbre à feuilles caduques,
à écorce pâle et parcheminée, à feuilles
composées et à bouquets de petites fleurs
blanches. La résine, d'un or
translucide, suinte de l'écorce
(15 m de haut).
HABITAT ET CULTURE L'arbre à
encens pousse dans les régions sèches
et vallonnées du centre et du nord
de l'Inde.
PARTIES UTILISÉES Résine et
écorce.
CONSTITUANTS
L'arbre à encens contient
des acides triterpéniques
(dont l'acide bêtaboswellique), de l'huile essentielle,
des phénols, de l'acide uronique,
des résines, des stérols et des tanins.
HISTOIRE ET TRADITIONS L'arbre à
encens, espèce voisine de Boswellia sacra,
est employé depuis des millénaires comme
astringent et anti-inflammatoire.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
L'arbre à encens fournit un excellent bain
de bouche et un bon gargarisme grâce
à sa résine antiseptique et astringente
capable de soigner et de resserrer les tissus
enflammés. Maux de gorge, laryngite,
ulcères de la bouche et affection gingivale
y trouvent un remède efficace. L'arbre
à encens a également un fort pouvoir
anti-inflammatoire et anti-arthritique,
ce qui le rend utile dans les maladies
inflammatoires chroniques comme
l'arthrite rhumatoïde, la rectocolite
hémorragique et le psoriasis.
RECHERCHES EN COURS Au cours d'essais
cliniques, on a donné en Inde de l'arbre
à encens à des patients souffrant d'arthrite
rhumatoïde. La majorité d'entre eux ont
signalé une amélioration de leur état.
Les mêmes résultats ont été observés à
plusieurs reprises. Des indices laissent penser
que l'arbre à encens est bénéfique dans
d'autres maladies auto-immunes comme
la rectocolite hémorragique.
Brassica oleracea
(Brassicacées)
CHOU VERT
DESCRIPTION Plante herbacée à tige
épaisse, à feuilles grises et à fleurs jaunes
(2,5 m de haut). Au cours de la première
année, elle produit un bourgeon terminal,
qui donne, à la fin de l'été, la tête de chou
que l'on trouve sur les marchés.
HABITAT ET CULTURE Le chou sauvage
est originaire des côtes de la Manche et de
la Méditerranée. Les variétés potagères sont
cultivées dans le monde entier.
PARTIES UTILISÉES Feuilles.
CONSTITUANTS Vitamines A, Bl, B2 et C
et principe antiulcéreux.
HISTOIRE ET TRADITIONS
Le chou vert est l'un des plus vieux légumes
connus. Selon un mythe grec, la plante
naquit de la transpiration de Zeus. D'après
un rituel en vigueur dans la Grèce antique,
il suffisait aux futures mères de consommer
du chou avant d'accoucher pour s'assurer
un allaitement suffisant et régulier. Les
Romains utilisaient le chou comme antidote,
notamment à l'alcool. Avec les feuilles,
ils désinfectaient les blessures. De nos jours,
on fabrique toujours un cataplasme de chou,
en découpant l'épaisse nervure médiane de
la feuille, que l'on repasse puis que l'on
place, encore chaude, sur la zone malade.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX Le chou
est surtout utilisé sous forme de cataplasme :
les feuilles sont blanchies, écrasées ou pilées,
puis appliquées sur les
tumescences, les tumeurs
et les articulations
douloureuses.
Consommées crues ou
cuites, les feuilles du chou
apaisent les gastralgies et
les ulcères d'estomac. Le chou
vert possède également des
vertus dépuratives et
contribue à long terme à
soigner l'arthrite. Sa teneur élevée en
vitamine C fait de lui un remède préventif
efficace contre le scorbut.
ATTENTION Laissé en place pendant
plusieurs heures, un cataplasme de chou
est susceptible de provoquer des cloques.
Bryonia dioica syn.
B. cretica, subsp. dioica
(Cucurbitacées)
BRYONE DIOÏQUE
DESCRIPTION Herbe grimpante vivace
à tige portant des bourgeons, à fleurs
verdâtres, à baies rouges, à racine pivotante
charnue (jusqu'à 15 cm).
HABITAT ET CULTURE La bryone est
originaire du sud de l'Angleterre et de
l'Europe continentale. La racine est extraite
en automne.
PARTIE UTILISÉE Racine.
CONSTITUANTS Cucurbitacines, glucosides,
huile essentielle et tanins. Les Cucurbitacines
tuent les cellules et agissent sur les tumeurs.
HISTOIRE ET TRADITIONS Jusqu'au Moyen
Age, on sculptait des formes humaines dans
les épaisses racines de bryone, qui jouaient le
179
