BANISTER 1OP SIS CAAPI
épineux est la plante la plus utilisée au
monde : il sert à fabriquer des échafaudages,
des pontons, des meubles, du papier ainsi
que d'autres objets et joue également
un rôle important en phytothérapie.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
Les différentes parties de la plante sont
employées dans la médecine ayurvédique
et indienne. Les propriétés astringentes
et rafraîchissantes de la racine servent à
soigner les douleurs articulaires et l'asthénie.
Les feuilles favorisent le flux menstruel
et soulagent les règles douloureuses. Elles
tonnent l'estomac et recèlent des propriétés
vermifuges et, dit-on, aphrodisiaques.
Les jeunes bourgeons traitent nausées,
indigestions et flatulences ; en cataplasme, ils
drainent les blessures infectées. Le jus, riche
en silice, consolide les tissus cartilagineux en
cas d'affections telles que l'ostéoarthnte
et l'ostéoporose.
ESPÈCE VOISINE En Chine, on prescrit
traditionnellement le jus et les copeaux
du bambou noir (Bambusa breviftora) pour
combattre «l'excès de chaleur», la toux
et les congestions pulmonaires, et ses racines
pour leur action diurétique et pour faire
baisser la fièvre.
Banisteriopsis caapi
(Malpighiacées)
AYAHUASCA, CAAPI
DESCRIPTION Plante ligneuse à écorce lisse,
à feuilles ovales et à petites fleurs.
HABITAT ET CULTURE L'ayahuasca est
originaire de la jungle amazonienne, où les
Indiens le cultivent. Toutefois, en phytothérapie,
on lui préfère la plante sauvage.
PARTIE UTILISÉE Écorce.
CONSTITUANTS Alcaloïdes indoliques
(dont l'harmine, principal alcaloïde,
l'harmaline et la tétrahydrohannine), très
hallucinogènes.
HISTOIRE ET TRADITIONS En quechua,
langue péruvienne et andine, ayahuasca
signifie « esprit des morts », ce qui montre les
terrifiants pouvoirs que les Indiens
attribuaient à cette plante. D'autres peuples
nomment celle-ci ni'xi boni xuma — « vigne
à partir de laquelle on fabrique l'extrait de
vision ». Préparée au cours de cérémonies
rituelles avec des espèces de la famille
Datura suaveolens et utilisée avec des espèces
du genre Brunfelsia, l'écorce d'ayahuasca
est le principal hallucinogène de nombreuses
tribus amazoniennes.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
L'ayahuasca traite également de nombreuses
affections, mais il est davantage consommé
par le guérisseur que par le patient. Dans
les tribus amazoniennes, le chaman s'en
sert pour communiquer avec le monde
des esprits, d'où provient la maladie,
et intercéder au nom du patient et de
la communauté afin d'obtenir, au profit
de tous, le rétablissement de la santé et
de l'harmonie. Au-delà de ses propriétés
psychotropes, l'écorce possède une action
purgative et provoque les vomissements.
A faibles doses, elle sert de dépuratif léger.
ESPÈCES VOISINES Banisteriopsis inebrians,
une autre liane de la même région, est utilisée
dans les mêmes conditions et sous le même
nom commun. Les feuilles de Banisteriopsis
msbyana et des espèces du genre Psychotria
servent à préparer une boisson.
Baptisia tinctoria
(Fabacées)
INDIGOTIER SAUVAGE
DESCRIPTION Plante herbacée vivace à tige
lisse, à feuilles tréflées et à fleurs bleu-violet
en petites grappes terminales (1 m de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire
d'Amérique du Nord, l'indigotier sauvage
pousse sur les collines boisées situées entre
la Caroline du Nord et le Canada.
PARTIES UTILISÉES Racine, feuilles.
L'INDIGOTIER SAUVAGE est une plante
originaire d'Amérique du Nord, utilisée par les
Indiens Penobscots pour soigner leurs blessures.
CONSTITUANTS Isoflavones, flavonoïdes
et polysaccharides. Les isoflavones favorisent
l'ovulation, alors que les polysaccharides
sont immunostimulants.
HISTOIRE ET TRADITIONS Indiens et
colons utilisaient l'indigotier sauvage
en cataplasme pour soigner les morsures
de serpent.
Les Mohicans employaient la racine en
décoction pour désinfecter les plaies.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
Antiseptique puissant, l'indigotier sauvage
stimule également les défenses immunitaires,
mais, à doses élevées, il peut provoquer
nausées et vomissements. On le préconise
dans le traitement des affections des voies
respiratoires supérieures (angines,
pharyngites) et des infections pulmonaires,
gastro-intestinales et cutanées.
Utilisé avec des plantes dépuratives, comme
la bardane (Arctium lappa, p. 65), il contribue
à réduire le gonflement des ganglions
lymphatiques. L'indigotier sauvage est
fréquemment prescrit, avec l'echinacée
pourpre (Ecliinacea angushfolia, p. 94),
pour soigner les affections virales.
En décoction, la racine apaise les crevasses
des seins et soulage les infections cutanées.
En gargarisme, la décoction soigne les
ulcères de la bouche, les infections
gingivales et les maux de gorge.
ATTENTION Ne pas utiliser cette plante
sans contrôle médical.
Benincasa hispida
syn. B. cerifera
(Cucurbitacées)
MELON
D'HIVER
DESCRIPTION
Herbe grimpante
annuelle et velue à
feuilles trilobées et à
grandes fleurs jaunes. Elle
Melon d'hiver
produit des fruits arrondis
(courges) longs d'environ 40 cm.
HABITAT ET CULTURE Originaire des
régions tropicales d'Asie et d'Afrique, cette
plante est consommée en Inde et en Chine
comme légume. Le fruit est récolté à la fin
de l'été.
PARTIES UTILISÉES Pelure de fruit, fruit,
graines.
CONSTITUANTS Saponines, guaridine,
vitamines C et B.
HISTOIRE ET TRADITIONS Le melon
d'hiver est utilisé comme aliment
et médicament depuis des millénaires.
Il figure pour la première fois dans
le Materia Meâica Tang (659 apr.J.-C.).
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
En médecine chinoise, la décoction de germes
du melon d'hiver «drame l'humidité» et
«dissipe la chaleur». Elle traite les affections
pulmonaires et les pertes blanches. Associée
à la rhubarbe chinoise (Rheum palmatum,
p. 127), elle soigne les abcès intestinaux. Dans
la médecine ayurvédique, les graines guérissent
toux, fièvres et dessèchements,et expulsent
les vers solitaires. On attribue au fruit des
propriétés rafraîchissantes, diurétiques et
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épineux est la plante la plus utilisée au
monde : il sert à fabriquer des échafaudages,
des pontons, des meubles, du papier ainsi
que d'autres objets et joue également
un rôle important en phytothérapie.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
Les différentes parties de la plante sont
employées dans la médecine ayurvédique
et indienne. Les propriétés astringentes
et rafraîchissantes de la racine servent à
soigner les douleurs articulaires et l'asthénie.
Les feuilles favorisent le flux menstruel
et soulagent les règles douloureuses. Elles
tonnent l'estomac et recèlent des propriétés
vermifuges et, dit-on, aphrodisiaques.
Les jeunes bourgeons traitent nausées,
indigestions et flatulences ; en cataplasme, ils
drainent les blessures infectées. Le jus, riche
en silice, consolide les tissus cartilagineux en
cas d'affections telles que l'ostéoarthnte
et l'ostéoporose.
ESPÈCE VOISINE En Chine, on prescrit
traditionnellement le jus et les copeaux
du bambou noir (Bambusa breviftora) pour
combattre «l'excès de chaleur», la toux
et les congestions pulmonaires, et ses racines
pour leur action diurétique et pour faire
baisser la fièvre.
Banisteriopsis caapi
(Malpighiacées)
AYAHUASCA, CAAPI
DESCRIPTION Plante ligneuse à écorce lisse,
à feuilles ovales et à petites fleurs.
HABITAT ET CULTURE L'ayahuasca est
originaire de la jungle amazonienne, où les
Indiens le cultivent. Toutefois, en phytothérapie,
on lui préfère la plante sauvage.
PARTIE UTILISÉE Écorce.
CONSTITUANTS Alcaloïdes indoliques
(dont l'harmine, principal alcaloïde,
l'harmaline et la tétrahydrohannine), très
hallucinogènes.
HISTOIRE ET TRADITIONS En quechua,
langue péruvienne et andine, ayahuasca
signifie « esprit des morts », ce qui montre les
terrifiants pouvoirs que les Indiens
attribuaient à cette plante. D'autres peuples
nomment celle-ci ni'xi boni xuma — « vigne
à partir de laquelle on fabrique l'extrait de
vision ». Préparée au cours de cérémonies
rituelles avec des espèces de la famille
Datura suaveolens et utilisée avec des espèces
du genre Brunfelsia, l'écorce d'ayahuasca
est le principal hallucinogène de nombreuses
tribus amazoniennes.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
L'ayahuasca traite également de nombreuses
affections, mais il est davantage consommé
par le guérisseur que par le patient. Dans
les tribus amazoniennes, le chaman s'en
sert pour communiquer avec le monde
des esprits, d'où provient la maladie,
et intercéder au nom du patient et de
la communauté afin d'obtenir, au profit
de tous, le rétablissement de la santé et
de l'harmonie. Au-delà de ses propriétés
psychotropes, l'écorce possède une action
purgative et provoque les vomissements.
A faibles doses, elle sert de dépuratif léger.
ESPÈCES VOISINES Banisteriopsis inebrians,
une autre liane de la même région, est utilisée
dans les mêmes conditions et sous le même
nom commun. Les feuilles de Banisteriopsis
msbyana et des espèces du genre Psychotria
servent à préparer une boisson.
Baptisia tinctoria
(Fabacées)
INDIGOTIER SAUVAGE
DESCRIPTION Plante herbacée vivace à tige
lisse, à feuilles tréflées et à fleurs bleu-violet
en petites grappes terminales (1 m de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire
d'Amérique du Nord, l'indigotier sauvage
pousse sur les collines boisées situées entre
la Caroline du Nord et le Canada.
PARTIES UTILISÉES Racine, feuilles.
L'INDIGOTIER SAUVAGE est une plante
originaire d'Amérique du Nord, utilisée par les
Indiens Penobscots pour soigner leurs blessures.
CONSTITUANTS Isoflavones, flavonoïdes
et polysaccharides. Les isoflavones favorisent
l'ovulation, alors que les polysaccharides
sont immunostimulants.
HISTOIRE ET TRADITIONS Indiens et
colons utilisaient l'indigotier sauvage
en cataplasme pour soigner les morsures
de serpent.
Les Mohicans employaient la racine en
décoction pour désinfecter les plaies.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
Antiseptique puissant, l'indigotier sauvage
stimule également les défenses immunitaires,
mais, à doses élevées, il peut provoquer
nausées et vomissements. On le préconise
dans le traitement des affections des voies
respiratoires supérieures (angines,
pharyngites) et des infections pulmonaires,
gastro-intestinales et cutanées.
Utilisé avec des plantes dépuratives, comme
la bardane (Arctium lappa, p. 65), il contribue
à réduire le gonflement des ganglions
lymphatiques. L'indigotier sauvage est
fréquemment prescrit, avec l'echinacée
pourpre (Ecliinacea angushfolia, p. 94),
pour soigner les affections virales.
En décoction, la racine apaise les crevasses
des seins et soulage les infections cutanées.
En gargarisme, la décoction soigne les
ulcères de la bouche, les infections
gingivales et les maux de gorge.
ATTENTION Ne pas utiliser cette plante
sans contrôle médical.
Benincasa hispida
syn. B. cerifera
(Cucurbitacées)
MELON
D'HIVER
DESCRIPTION
Herbe grimpante
annuelle et velue à
feuilles trilobées et à
grandes fleurs jaunes. Elle
Melon d'hiver
produit des fruits arrondis
(courges) longs d'environ 40 cm.
HABITAT ET CULTURE Originaire des
régions tropicales d'Asie et d'Afrique, cette
plante est consommée en Inde et en Chine
comme légume. Le fruit est récolté à la fin
de l'été.
PARTIES UTILISÉES Pelure de fruit, fruit,
graines.
CONSTITUANTS Saponines, guaridine,
vitamines C et B.
HISTOIRE ET TRADITIONS Le melon
d'hiver est utilisé comme aliment
et médicament depuis des millénaires.
Il figure pour la première fois dans
le Materia Meâica Tang (659 apr.J.-C.).
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
En médecine chinoise, la décoction de germes
du melon d'hiver «drame l'humidité» et
«dissipe la chaleur». Elle traite les affections
pulmonaires et les pertes blanches. Associée
à la rhubarbe chinoise (Rheum palmatum,
p. 127), elle soigne les abcès intestinaux. Dans
la médecine ayurvédique, les graines guérissent
toux, fièvres et dessèchements,et expulsent
les vers solitaires. On attribue au fruit des
propriétés rafraîchissantes, diurétiques et
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