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CHAPITRE 3. FONCTIONS DE RP VERS Rn
Vérifions qu'en fait f (0, 0) = 0 n'est ni un maximum relatif, ni un minimum relatif.
Pour cela, il faut prouver que dans tout voisinage de (0, 0), il y a des (x, y) tels
que f(x, y) > 0 et d'autres tels que f(x, y)
pour toute boule B 00 (0, é).
Or, pour tout é > 0, on a (é,é) E B 00 (0,é) et f(é,é) = € 6 >O. On a prouvé que
f (0, 0) n'est pas un maximum relatif.
De même, on a (é, -é) E B 00 (0, é) et f(é, -€) = -€ 6
n'est pas un minimum relatif.
Le théorème 3.49 permet donc de détecter d'éventuels extremums, mais il ne
permet pas de prouver quoi que ce soit. Il permet seulement de trouver les points
« candidats » pour être extrema. On a vu un exemple où on arrivait à prouver
que l'on n'avait pas extremum, alors que les dérivées partielles s'annulent. Mais
comment faire pour établir qu'on a vraiment un extremum? On peut bien sûr
« bricoler », faire apparaître des carrés, ... Mais dans le cas des fonctions de deux
variables, on a aussi un théorème que nous verrons au§ 3.6.5. Auparavant, nous
avons besoin d'une généralisation de la formule de Taylor-Lagrange.
3.6.4 Une formule de Taylor pour les fonctions de 2 variables
Dérivée seconde d'une fonction composée
Nous nous plaçons dans un cas très particulier de la situation du §3.5.4 (p. 96),
analogue à la situation de la formule des accroissements finis (Théorème 3.41
p. 99). On considère une fonction F de lR vers JR, qui se décompose F =fou,
avec
F:
t
1--7
Cette fois, nous supposerons que f est de classe C 2 et nous prenons comme fonction
u celle définie par u(t) = Xo + tH = (xo + ht, Yo +kt). On a donc
F(t) = f(xo + ht, Yo +kt).
Proposition 3.50 Sous les hypothèses ci-dessus, F est deux fois dérivable et
on a
"
2&!
&J
2&!
F (t) = h âx 2 (xo+ht, Yo+kt)+2hk âxây (xo+ht, Yo+kt)+k ây 2 (xo+ht, yo+kt).
CHAPITRE 3. FONCTIONS DE RP VERS Rn
Vérifions qu'en fait f (0, 0) = 0 n'est ni un maximum relatif, ni un minimum relatif.
Pour cela, il faut prouver que dans tout voisinage de (0, 0), il y a des (x, y) tels
que f(x, y) > 0 et d'autres tels que f(x, y)
Or, pour tout é > 0, on a (é,é) E B 00 (0,é) et f(é,é) = € 6 >O. On a prouvé que
f (0, 0) n'est pas un maximum relatif.
De même, on a (é, -é) E B 00 (0, é) et f(é, -€) = -€ 6
Le théorème 3.49 permet donc de détecter d'éventuels extremums, mais il ne
permet pas de prouver quoi que ce soit. Il permet seulement de trouver les points
« candidats » pour être extrema. On a vu un exemple où on arrivait à prouver
que l'on n'avait pas extremum, alors que les dérivées partielles s'annulent. Mais
comment faire pour établir qu'on a vraiment un extremum? On peut bien sûr
« bricoler », faire apparaître des carrés, ... Mais dans le cas des fonctions de deux
variables, on a aussi un théorème que nous verrons au§ 3.6.5. Auparavant, nous
avons besoin d'une généralisation de la formule de Taylor-Lagrange.
3.6.4 Une formule de Taylor pour les fonctions de 2 variables
Dérivée seconde d'une fonction composée
Nous nous plaçons dans un cas très particulier de la situation du §3.5.4 (p. 96),
analogue à la situation de la formule des accroissements finis (Théorème 3.41
p. 99). On considère une fonction F de lR vers JR, qui se décompose F =fou,
avec
F:
t
1--7
Cette fois, nous supposerons que f est de classe C 2 et nous prenons comme fonction
u celle définie par u(t) = Xo + tH = (xo + ht, Yo +kt). On a donc
F(t) = f(xo + ht, Yo +kt).
Proposition 3.50 Sous les hypothèses ci-dessus, F est deux fois dérivable et
on a
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F (t) = h âx 2 (xo+ht, Yo+kt)+2hk âxây (xo+ht, Yo+kt)+k ây 2 (xo+ht, yo+kt).
