Avant-propos
xi
et n’ont encore été confrontés à aucun concours, des « 5/2 » qui ont déjà étudié le
programme mais ont échoué à leur première expérience et des « 5/2 » déjà admis à
des concours mais dont l’ambition les amène à viser encore plus haut, les différences
sont très fortes. Ce sont ces différences, constatées en particulier lors des séances
de « colles », qui nous ont amenés à cette rédaction permettant plusieurs niveaux de
lecture et d’utilisation de l’ouvrage.
Entre les chapitres eux-mêmes, le programme de deuxième année n’impose pas
d’ordre ni de découpage, contrairement au programme de première année. Cette
liberté nous a permis de choisir une progression qui nous semblait la plus adaptée
et la plus équilibrée. Chaque étape présente un nombre de notions nouvelles acceptable pour une perception d’ensemble compatible avec la structure des chapitres. Il
n’y a pas que la hauteur des étages qui fait la difficulté d’un escalier : la hauteur
acceptable des marches et leur régularité peut faciliter l’ascension. . . Nous avons
donc retenu une progression qui nous semble adaptée, sans affirmer pour autant
que d’autres progressions sont à rejeter. Notre diversité d’expérience, avantage de
la rédaction collective, nous amène d’ailleurs à utiliser différentes progressions dans
nos pratiques d’enseignement. Il reste ensuite le choix le plus difficile : face à l’infinité d’exercices possibles et au temps fini dont disposent les élèves pour préparer les
concours, que proposer ? Quelques principes ont guidé notre sélection :
– respecter le parti-pris de progressivité en donnant des exercices qui permettent
d’assimiler, puis de s’entraîner et enfin d’approfondir ;
– donner une vue précise et réaliste d’exercices qui « tombent à l’oral » en s’appuyant en particulier sur une veille attentive des sujets donnés à l’oral dans plusieurs concours depuis plusieurs années ;
– privilégier les exercices « génériques » dont la maîtrise donne les clefs de nombreux exercices (comme il avait déjà été annoncé en avant-propos des ouvrages
de première année : habituer les élèves à reconnaître les « visages connus » sous
leurs différentes apparences) ;
– profiter du « nomadisme » des exercices constaté entre des concours différents
et ne pas hésiter à proposer un sujet de MP si son intérêt pédagogique le justifie,
sachant que ce même sujet peut apparaître plus tard en PC ou PSI. . .
– convaincre les élèves que les oraux couvrent tout le programme des deux années
(le théorème des accroissements finis, par exemple, pose beaucoup de problèmes
aux élèves qui doivent l’utiliser à l’oral).
Pour éviter l’arbitraire des préférences personnelles lors d’une rédaction collective,
une référence incontestable et « objective » est nécessaire : nous avons choisi pour
référence la réalité des exercices donnés à l’oral, principalement depuis 2004, date
d’application du nouveau programme. Mais ces exercices ont pour objectif le « classement » des élèves et non leur formation. Dans un ouvrage d’apprentissage quotidien, certaines retouches se sont avérées nécessaires : lorsqu’ils utilisent ce livre,
les élèves sont en cours de formation et pas encore en concours ! Notre expérience
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Précédent

- 10/384

Suivant