Quadriques et coniques 10
10.1 L’ESSENTIEL DU COURS ET EXERCICES D’ASSIMILATION
10.1.1 Classification des quadriques
Ce qu’il faut savoir
On se place dans un espace affine euclidien E 3 de dimension trois.
• On appelle quadrique un ensemble Q de points de E 3 vérifiant la condition :
il existe un repère orthonormal R = (O,
→
ı ,
→
j ,
→
k ) et des réels a, b, c, d, e, f ,
g, h, i, j avec (a, b, c, d, e, f ) = (0, 0, 0, 0, 0, 0) tels que S admet dans R une
équation cartésienne de la forme :
ax
2 + by
2 + cz
2 + 2dx y + 2ex z + 2 f yz + gx + hy + i z + j = 0.
On note A la matrice définie par
A =
⎛
⎝
a d e
d b f
e f c
⎞
⎠ .
Si Q est une quadrique, alors dans tout repère orthonormal, Q admet une équation
cartésienne de la forme proposée ci-dessus. Il suffit d’appliquer les formules de
changements de base pour s’en rendre compte, mais selon le repère choisi, l’équation cartésienne de Q est plus ou moins simple. On montre que les différentes
situations possibles sont celles résumées dans les tableaux des pages suivantes.
Remarques mnémotechniques sur les tableaux suivants
• Le nom d’une quadrique est lié à la nature de son intersection avec les plans
d’équation x = 0, y = 0, z = 0 dans le repère où elle admet une équation
réduite. Lorsque deux de ces intersections sont de même nature, on utilise un
terme en « oïde » qui décrit la nature commune de ces deux intersections, le terme
en « ique » décrit alors la nature de la troisième intersection. Ainsi on doit s’attendre à ce que l’intersection d’un paraboloïde hyperbolique avec deux de ces
plans soit une parabole et que la troisième de ces intersections soit une hyperbole.
• Lorsque le nom d’une quadrique contient les termes paraboloïdes ou cylindre le
rang de sa matrice associé perd une unité.
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