Régime de production primaire dans le bassin algérien : interaction facteurs du milieu successions planctoniques
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pourraient également contribuer à ce déséquilibre (Herut et al., 1999 ; Krom et al., 2010).
Ribera D’alcala et al. (2003) estiment que ces apports représentent entre 17 % et 43 % de
l’azote disponible, avec une estimation plus précise par Ibello et al. (2010) qui situe cette
contribution entre 24 % et 32%. Ainsi, il apparaît clairement que les apports externes enrichis
en azote influencent la stœchiométrie non redfieldienne de la Méditerranée, créant un
déséquilibre en nutriments qui pourrait avoir des implications significatives pour la
productivité primaire et la structure trophique de cet écosystème marin (Huertas et al., 2012).
Une hypothèse initiale suggérait que le rapport N/P redfieldien observé dans la région
orientale du bassin pouvait résulter de la présence d'espèces siliceuses. Cette hypothèse
reposait sur un rapport Si/P de 20 et une concentration élevée en fucoxanthine. Notre étude a
révélé une forte dominance des diatomées dans les couches de subsurface (~100 m) des
régions centrale et orientale du bassin, corroborant ainsi cette hypothèse. Ce constat est
également soutenu par les travaux de Béthoux et al. (2002), qui indiquent qu'un rapport Si/P
de 21 pourrait être la signature chimique d'une communauté phytoplanctonique dominée par
les diatomées. De plus, il est bien établi que les diatomées et leurs prédateurs suivent plus
fidèlement les rapports de Redfield par rapport aux organismes de plus petite taille, lesquels
pourraient jouer un rôle sous-estimé, même dans les eaux très oligotrophes de la Méditerranée
(Crombet et al., 2011).
L'afflux de LIW en provenance de la Méditerranée orientale pourrait également jouer un rôle
déterminant dans la modulation des rapports N/P dans la partie orientale du bassin. La
Méditerranée orientale est en effet reconnue comme une source majeure de nutriments pour la
Méditerranée occidentale (Béthoux et al., 1998 ; Krom et al., 2004 ; Ribera D’alcala et al.,
2003 ; Schroeder et al., 2010). Des études basées sur des traceurs (Roether et Schlitzer, 1991)
indiquent que les LIW pénètrent dans le bassin occidental via le détroit de Sicile, avec des
concentrations d'environ 4,5 µM pour les nitrates, 0,19 µM pour les phosphates, et 6 µM pour
les silicates. Schroeder et al. (2010) estiment ces concentrations à 5, 0,3 et 6 µM
respectivement, et identifient le Golfe du Lion ainsi que, probablement, la Mer Ligure comme
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pourraient également contribuer à ce déséquilibre (Herut et al., 1999 ; Krom et al., 2010).
Ribera D’alcala et al. (2003) estiment que ces apports représentent entre 17 % et 43 % de
l’azote disponible, avec une estimation plus précise par Ibello et al. (2010) qui situe cette
contribution entre 24 % et 32%. Ainsi, il apparaît clairement que les apports externes enrichis
en azote influencent la stœchiométrie non redfieldienne de la Méditerranée, créant un
déséquilibre en nutriments qui pourrait avoir des implications significatives pour la
productivité primaire et la structure trophique de cet écosystème marin (Huertas et al., 2012).
Une hypothèse initiale suggérait que le rapport N/P redfieldien observé dans la région
orientale du bassin pouvait résulter de la présence d'espèces siliceuses. Cette hypothèse
reposait sur un rapport Si/P de 20 et une concentration élevée en fucoxanthine. Notre étude a
révélé une forte dominance des diatomées dans les couches de subsurface (~100 m) des
régions centrale et orientale du bassin, corroborant ainsi cette hypothèse. Ce constat est
également soutenu par les travaux de Béthoux et al. (2002), qui indiquent qu'un rapport Si/P
de 21 pourrait être la signature chimique d'une communauté phytoplanctonique dominée par
les diatomées. De plus, il est bien établi que les diatomées et leurs prédateurs suivent plus
fidèlement les rapports de Redfield par rapport aux organismes de plus petite taille, lesquels
pourraient jouer un rôle sous-estimé, même dans les eaux très oligotrophes de la Méditerranée
(Crombet et al., 2011).
L'afflux de LIW en provenance de la Méditerranée orientale pourrait également jouer un rôle
déterminant dans la modulation des rapports N/P dans la partie orientale du bassin. La
Méditerranée orientale est en effet reconnue comme une source majeure de nutriments pour la
Méditerranée occidentale (Béthoux et al., 1998 ; Krom et al., 2004 ; Ribera D’alcala et al.,
2003 ; Schroeder et al., 2010). Des études basées sur des traceurs (Roether et Schlitzer, 1991)
indiquent que les LIW pénètrent dans le bassin occidental via le détroit de Sicile, avec des
concentrations d'environ 4,5 µM pour les nitrates, 0,19 µM pour les phosphates, et 6 µM pour
les silicates. Schroeder et al. (2010) estiment ces concentrations à 5, 0,3 et 6 µM
respectivement, et identifient le Golfe du Lion ainsi que, probablement, la Mer Ligure comme
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