Régime de production primaire dans le bassin algérien : interaction facteurs du milieu successions planctoniques
| Discussions
des sources importantes de nutriments pour le bassin algérien, qui joue le rôle de puits.
Le faible rapport N/P dans la partie occidentale du BA peut s’expliquer par une diminution
des concentrations d'azote et/ou à une augmentation des concentrations de phosphore. La
concentration en azote est influencée par des processus biologiques tels que la dénitrification
et la fixation de N 2 , tandis que la concentration en phosphore est principalement affectée que
par l'équilibre entre les apports fluviaux et la sédimentation (Gruber et Sarmiento, 1997).
Cependant, l'hypothèse d'une dénitrification réduisant les teneurs en NO 3
-
est peu probable,
étant donné la bonne oxygénation des eaux du BA (O 2 > 164 μmol/kg). De plus, l'hypothèse
d'un apport supplémentaire en azote par la fixation de N 2 est contredite par les faibles
contributions de Synechococcus dans la partie ouest du bassin. Ce constat est corroboré par les
travaux d’Ibello et al. (2010), qui ont montré de faibles taux de fixation de N 2 , variant peu en
fonction de la profondeur et de la longitude.
L’hypothèse la plus plausible est une abondance de phosphore dans la partie ouest du bassin,
associé à une limitation plus sévère vers l’est. Selon Huertas et al. (2012), l'afflux atlantique
n'est pas appauvri en nutriments et contient des niveaux significatifs de phosphates, ce qui
explique le très faible ratio N:P trouvé dans le détroit de Gibraltar (11:1) (Huertas et al.,
2012 ; Navarro et al., 2006 ; Ramírez et al., 2005). De plus, la distribution des phosphates
dans notre étude montre des concentrations relativement élevées dans les eaux superficielles et
profondes de la région ouest du bassin. De même, Ibello et al. (2010) en analysant des
données collectées au printemps 2007, ont trouvé des concentrations de phosphates
relativement plus élevées dans le bassin d'Alboran, notamment dans les eaux situées au-dessus
du DCM. En outre, les apports de phosphore par les précipitations (Migon et Sandroni, 1999)
ou par le dépôt de poussière saharienne (Bergametti et al., 1992) semblent être plus importants
en été.
Pendant longtemps, le phosphore a été considéré comme l'élément limitant en Méditerranée
(Krom et al., 1991 ; Thingstad et al., 1998). Cependant, des travaux récents ont mis en
évidence une limitation en azote, voire une co-limitation par l’azote et le phosphore pour
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des sources importantes de nutriments pour le bassin algérien, qui joue le rôle de puits.
Le faible rapport N/P dans la partie occidentale du BA peut s’expliquer par une diminution
des concentrations d'azote et/ou à une augmentation des concentrations de phosphore. La
concentration en azote est influencée par des processus biologiques tels que la dénitrification
et la fixation de N 2 , tandis que la concentration en phosphore est principalement affectée que
par l'équilibre entre les apports fluviaux et la sédimentation (Gruber et Sarmiento, 1997).
Cependant, l'hypothèse d'une dénitrification réduisant les teneurs en NO 3
-
est peu probable,
étant donné la bonne oxygénation des eaux du BA (O 2 > 164 μmol/kg). De plus, l'hypothèse
d'un apport supplémentaire en azote par la fixation de N 2 est contredite par les faibles
contributions de Synechococcus dans la partie ouest du bassin. Ce constat est corroboré par les
travaux d’Ibello et al. (2010), qui ont montré de faibles taux de fixation de N 2 , variant peu en
fonction de la profondeur et de la longitude.
L’hypothèse la plus plausible est une abondance de phosphore dans la partie ouest du bassin,
associé à une limitation plus sévère vers l’est. Selon Huertas et al. (2012), l'afflux atlantique
n'est pas appauvri en nutriments et contient des niveaux significatifs de phosphates, ce qui
explique le très faible ratio N:P trouvé dans le détroit de Gibraltar (11:1) (Huertas et al.,
2012 ; Navarro et al., 2006 ; Ramírez et al., 2005). De plus, la distribution des phosphates
dans notre étude montre des concentrations relativement élevées dans les eaux superficielles et
profondes de la région ouest du bassin. De même, Ibello et al. (2010) en analysant des
données collectées au printemps 2007, ont trouvé des concentrations de phosphates
relativement plus élevées dans le bassin d'Alboran, notamment dans les eaux situées au-dessus
du DCM. En outre, les apports de phosphore par les précipitations (Migon et Sandroni, 1999)
ou par le dépôt de poussière saharienne (Bergametti et al., 1992) semblent être plus importants
en été.
Pendant longtemps, le phosphore a été considéré comme l'élément limitant en Méditerranée
(Krom et al., 1991 ; Thingstad et al., 1998). Cependant, des travaux récents ont mis en
évidence une limitation en azote, voire une co-limitation par l’azote et le phosphore pour
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