Régime de production primaire dans le bassin algérien : interaction facteurs du milieu successions planctoniques
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l'effet combiné de : 1) l’enrichissement par les eaux atlantiques (Huertas et al., 2012) et/ou
l'intense vorticité cyclonique qui en résulte, provoquant la remontée des nutriments des eaux
intermédiaires (LIW) (Skliris et Beckers, 2009) ; 2) un DCM superficiel permettant un taux
d'oxydation de la matière organique plus élevé à 100 m.
La campagne s’est déroulée en fin d’été, période caractérisée par une forte stratification et le
développement de nutriclines bien définies dans le bassin, avec une phosphacline située autour
de 100 m sous la nitracline, qui se trouve à environ 70 m. Le développement de ces nutriclines
séparées est fréquemment observé en été, à la base de la couche de mélange. La séparation est
plus marquée vers l'est en raison de l'augmentation de l'oligotrophie (Pujo-Pay et al., 2011).
Un phénomène similaire a été rapporté par Alekseenko et al. (2014), à partir des résultats d’un
modèle de distribution verticale des nutriments dans le nord-ouest de la Méditerranée. Selon
ces auteurs, les profondeurs de ces nutriclines sont suffisamment proches de la surface pour
assurer la disponibilité des nutriments nécessaires à une croissance active du phytoplancton.
4.2.3 Le rapport stœchiométrique N/P
Le rapport N/P est un indicateur clé de la dynamique des nutriments dans les écosystèmes
marins. Dans le BA, un rapport élevé de 20 a été observé, calculé en considérant l’ensemble
du bassin. Ce rapport soulève des questions importantes sur la dynamique des nutriments et
l’efficacité de leur utilisation. Ce ratio suggère une utilisation incomplète des nitrates par le
phytoplancton, ce qui pourrait être attribué à un déficit en phosphate à la base de la couche
photique, comme l’ont noté Diaz et Raimbault. (2000).
Moutin et Prieur. (2012) soulignent que ces rapports sont étroitement liés à la nature et à la
quantité des apports externes de nutriments, ainsi qu’aux très faibles taux de dénitrification
observés dans cette région. En effet, la bonne oxygénation des eaux méditerranéennes, avec
un minimum d’oxygène mesuré supérieur à 164 μmol/kg (lors de la campagne SOMBA), joue
un rôle crucial dans ce processus (Krom et al., 2004).
Par ailleurs, d'autres études ont proposé que des apports significatifs d'azote atmosphérique
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l'effet combiné de : 1) l’enrichissement par les eaux atlantiques (Huertas et al., 2012) et/ou
l'intense vorticité cyclonique qui en résulte, provoquant la remontée des nutriments des eaux
intermédiaires (LIW) (Skliris et Beckers, 2009) ; 2) un DCM superficiel permettant un taux
d'oxydation de la matière organique plus élevé à 100 m.
La campagne s’est déroulée en fin d’été, période caractérisée par une forte stratification et le
développement de nutriclines bien définies dans le bassin, avec une phosphacline située autour
de 100 m sous la nitracline, qui se trouve à environ 70 m. Le développement de ces nutriclines
séparées est fréquemment observé en été, à la base de la couche de mélange. La séparation est
plus marquée vers l'est en raison de l'augmentation de l'oligotrophie (Pujo-Pay et al., 2011).
Un phénomène similaire a été rapporté par Alekseenko et al. (2014), à partir des résultats d’un
modèle de distribution verticale des nutriments dans le nord-ouest de la Méditerranée. Selon
ces auteurs, les profondeurs de ces nutriclines sont suffisamment proches de la surface pour
assurer la disponibilité des nutriments nécessaires à une croissance active du phytoplancton.
4.2.3 Le rapport stœchiométrique N/P
Le rapport N/P est un indicateur clé de la dynamique des nutriments dans les écosystèmes
marins. Dans le BA, un rapport élevé de 20 a été observé, calculé en considérant l’ensemble
du bassin. Ce rapport soulève des questions importantes sur la dynamique des nutriments et
l’efficacité de leur utilisation. Ce ratio suggère une utilisation incomplète des nitrates par le
phytoplancton, ce qui pourrait être attribué à un déficit en phosphate à la base de la couche
photique, comme l’ont noté Diaz et Raimbault. (2000).
Moutin et Prieur. (2012) soulignent que ces rapports sont étroitement liés à la nature et à la
quantité des apports externes de nutriments, ainsi qu’aux très faibles taux de dénitrification
observés dans cette région. En effet, la bonne oxygénation des eaux méditerranéennes, avec
un minimum d’oxygène mesuré supérieur à 164 μmol/kg (lors de la campagne SOMBA), joue
un rôle crucial dans ce processus (Krom et al., 2004).
Par ailleurs, d'autres études ont proposé que des apports significatifs d'azote atmosphérique
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