de détail, à la marge des grands courants de
l’évolution des mathématiques.
Non, si quelqu’un aujourd’hui désire devenir un véritable acteur des mathématiques, il
lui faut d’abord affronter de longues années
d’études. Environ huit ans après le baccalauréat sont nécessaires afin d’assimiler les
connaissances et les capacités essentielles, qui
permettront à l’apprenti-mathématicien d’acquérir de l’autonomie et de commencer à produire à son tour des résultats mathématiques
originaux.
L’itinéraire classique : DEUG,
licence, maîtrise, DEA et thèse de
doctorat
De longues études supérieures, d’accord,
mais lesquelles ? La voie traditionnelle, en
France, consiste à suivre un premier cycle universitaire de deux ans, puis un deuxième cycle
de deux ans, et enfin un troisième cycle d’environ quatre ans.
Le premier cycle est l’objet du DEUG
(Diplôme d’études universitaires générales).
Pour les futurs mathématiciens, il s’agit généralement du DEUG scientifique mention
« Mathématiques, informatique et application aux sciences » (MIAS), dont l’enseignement est centré sur les mathématiques, l’informatique et la physique ; ou du DEUG
« Mathématiques appliquées et sciences
sociales » (MASS), construit autour des mathématiques et de l’informatique d’une part,
des sciences économiques ou humaines
d’autre part.
La première année du deuxième cycle universitaire est consacrée par le diplôme de
licence, la deuxième par le diplôme de maîtrise. Il peut s’agir d’une licence et d’une maîtrise de mathématiques pour qui se destine à
la recherche fondamentale en mathématiques,
ou d’un deuxième cycle MASS pour ceux qui
s’intéressent aux mathématiques appliquées
aux sciences économiques et sociales, ou
encore d’une maîtrise d’ingénierie mathématique, orientée vers les applications industrielles, avec un accent sur l’analyse numérique, la modélisation, l’informatique, les
probabilités et les statistiques.
Le troisième cycle commence par l’année
du DEA (Diplôme d’études approfondies), dont
il existe une grande variété (en mathématiques, il existe près d’une cinquantaine d’intitulés différents sur toute la France). Il peut
s’agir de DEA encore généralistes, couvrant
un spectre assez large des mathématiques, ou
de DEA plus spécifiques, comme un DEA d’algorithmique ou un DEA de biomathématiques.
Le choix du DEA est déterminant ; c’est généralement au cours de cette année que l’étudiant va entrer au contact de la recherche
mathématique, qu’il va être confronté à des
thèmes d’actualité, qu’il va devoir se plonger
dans des articles de recherche publiés même
très récemment.
Le DEA conditionne largement la suite, à
savoir le doctorat qui se prépare généralement en trois ans. L’étudiant détermine son
champ de recherche, se trouve alors un directeur de thèse et un laboratoire d’accueil, puis
travaille sur le thème choisi en vue d’obtenir
lui-même des résultats originaux, qui feront
l’objet d’une ou plusieurs publications dans
les revues professionnelles. Le diplôme de doctorat est décerné après rédaction et soutenance d’une thèse, en public, devant un jury
composé de spécialistes.
Comment devenir mathématicien ?
99
l’évolution des mathématiques.
Non, si quelqu’un aujourd’hui désire devenir un véritable acteur des mathématiques, il
lui faut d’abord affronter de longues années
d’études. Environ huit ans après le baccalauréat sont nécessaires afin d’assimiler les
connaissances et les capacités essentielles, qui
permettront à l’apprenti-mathématicien d’acquérir de l’autonomie et de commencer à produire à son tour des résultats mathématiques
originaux.
L’itinéraire classique : DEUG,
licence, maîtrise, DEA et thèse de
doctorat
De longues études supérieures, d’accord,
mais lesquelles ? La voie traditionnelle, en
France, consiste à suivre un premier cycle universitaire de deux ans, puis un deuxième cycle
de deux ans, et enfin un troisième cycle d’environ quatre ans.
Le premier cycle est l’objet du DEUG
(Diplôme d’études universitaires générales).
Pour les futurs mathématiciens, il s’agit généralement du DEUG scientifique mention
« Mathématiques, informatique et application aux sciences » (MIAS), dont l’enseignement est centré sur les mathématiques, l’informatique et la physique ; ou du DEUG
« Mathématiques appliquées et sciences
sociales » (MASS), construit autour des mathématiques et de l’informatique d’une part,
des sciences économiques ou humaines
d’autre part.
La première année du deuxième cycle universitaire est consacrée par le diplôme de
licence, la deuxième par le diplôme de maîtrise. Il peut s’agir d’une licence et d’une maîtrise de mathématiques pour qui se destine à
la recherche fondamentale en mathématiques,
ou d’un deuxième cycle MASS pour ceux qui
s’intéressent aux mathématiques appliquées
aux sciences économiques et sociales, ou
encore d’une maîtrise d’ingénierie mathématique, orientée vers les applications industrielles, avec un accent sur l’analyse numérique, la modélisation, l’informatique, les
probabilités et les statistiques.
Le troisième cycle commence par l’année
du DEA (Diplôme d’études approfondies), dont
il existe une grande variété (en mathématiques, il existe près d’une cinquantaine d’intitulés différents sur toute la France). Il peut
s’agir de DEA encore généralistes, couvrant
un spectre assez large des mathématiques, ou
de DEA plus spécifiques, comme un DEA d’algorithmique ou un DEA de biomathématiques.
Le choix du DEA est déterminant ; c’est généralement au cours de cette année que l’étudiant va entrer au contact de la recherche
mathématique, qu’il va être confronté à des
thèmes d’actualité, qu’il va devoir se plonger
dans des articles de recherche publiés même
très récemment.
Le DEA conditionne largement la suite, à
savoir le doctorat qui se prépare généralement en trois ans. L’étudiant détermine son
champ de recherche, se trouve alors un directeur de thèse et un laboratoire d’accueil, puis
travaille sur le thème choisi en vue d’obtenir
lui-même des résultats originaux, qui feront
l’objet d’une ou plusieurs publications dans
les revues professionnelles. Le diplôme de doctorat est décerné après rédaction et soutenance d’une thèse, en public, devant un jury
composé de spécialistes.
Comment devenir mathématicien ?
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