Elyès Jouini
Le monde de la finance fixe le prix des options au moyen
de formules ayant été obtenues grâce à des travaux mathématiques
relativement récents. La recherche de meilleures formules se poursuit…
et cela ne concerne pas que les boursicoteurs !
da ns sa préface à la quatrième
édition des Éléments d’économie
politique pure ou théorie de la
richesse sociale, publiée à Lausanne
en 1900, Léon Walras écrivait :
« Toute cette théorie est une théorie mathématique, c’est-à-dire que
si l’exposition peut s’en faire dans
le langage ordinaire, la démonstration doit s’en faire mathématiquement ». Plus loin, il ajoutait même :
« Il est à présent bien certain que
l’économie politique est, comme
l’astronomie, comme la mécanique,
une science à la fois expérimentale
et rationnelle… Le XX e siècle, qui
n’est pas loin, sentira le besoin [...]
de remettre les sciences sociales aux mains
d’hommes d’une culture générale, habitués à
manier à la fois l’induction et la déduction, le
raisonnement et l’expérience. Alors l’économie
mathématique prendra son rang à côté de l’astronomie et de la mécanique mathématique ».
Je voudrais à travers l’exemple qui suit,
emprunté à la finance, montrer comment mathématiques et économie continuent d’entretenir
des liens extrêmement étroits et qu’il y a, dans
les sujets les plus actuels intéressant l’une et
l’autre discipline, une réelle fertilisation croisée.
Le prix
des options financières
La Bourse de New York, un jour faste. Les mathématiques ont fait une entrée en force
dans le monde de la finance depuis plus d’une vingtaine d’années. Réciproquement, le
monde de la finance fournit des problèmes qui stimulent la recherche dans certains
domaines des mathématiques. (Cliché Gamma Liaison/Gifford)
Le monde de la finance fixe le prix des options au moyen
de formules ayant été obtenues grâce à des travaux mathématiques
relativement récents. La recherche de meilleures formules se poursuit…
et cela ne concerne pas que les boursicoteurs !
da ns sa préface à la quatrième
édition des Éléments d’économie
politique pure ou théorie de la
richesse sociale, publiée à Lausanne
en 1900, Léon Walras écrivait :
« Toute cette théorie est une théorie mathématique, c’est-à-dire que
si l’exposition peut s’en faire dans
le langage ordinaire, la démonstration doit s’en faire mathématiquement ». Plus loin, il ajoutait même :
« Il est à présent bien certain que
l’économie politique est, comme
l’astronomie, comme la mécanique,
une science à la fois expérimentale
et rationnelle… Le XX e siècle, qui
n’est pas loin, sentira le besoin [...]
de remettre les sciences sociales aux mains
d’hommes d’une culture générale, habitués à
manier à la fois l’induction et la déduction, le
raisonnement et l’expérience. Alors l’économie
mathématique prendra son rang à côté de l’astronomie et de la mécanique mathématique ».
Je voudrais à travers l’exemple qui suit,
emprunté à la finance, montrer comment mathématiques et économie continuent d’entretenir
des liens extrêmement étroits et qu’il y a, dans
les sujets les plus actuels intéressant l’une et
l’autre discipline, une réelle fertilisation croisée.
Le prix
des options financières
La Bourse de New York, un jour faste. Les mathématiques ont fait une entrée en force
dans le monde de la finance depuis plus d’une vingtaine d’années. Réciproquement, le
monde de la finance fournit des problèmes qui stimulent la recherche dans certains
domaines des mathématiques. (Cliché Gamma Liaison/Gifford)
