Claude Basdevant
La prévision météorologique ou climatique n’est pas une mince affaire.
Elle implique la modélisation de nombreux phénomènes de nature
différente et l’intervention de plusieurs sciences, des mathématiques
à la biologie, en passant par l’informatique, la physique ou la chimie.
der rière la charmante présentatrice qui
tous les soirs à la télévision nous décrit les prévisions météo pour les jours à venir, il n’y a
plus de grenouille et de thermomètre depuis
longtemps. Il y a des ordinateurs super-puissants auxquels on a fait absorber un grand
nombre de mesures, obtenues principalement
par satellites, beaucoup de lois de la mécanique et de la physique, mais aussi beaucoup
de mathématiques, parfois très récentes.
Pour que les ordinateurs fournissent des
prévisions, il faut élaborer au préalable ce
qu’on appelle un modèle numérique de prévision du temps. Schématiquement, un tel
modèle de prévision à l’échéance de huit à dix
jours représente l’état de l’atmosphère par les
valeurs des paramètres météorologiques
(vitesse du vent, température, humidité, pression, nuages, etc.) aux centres de « boîtes »
d’environ cinquante kilomètres de côté et de
quelques dizaines à quelques centaines de
mètres de hauteur. Ce découpage imaginaire
de toute l’atmosphère en boîtes est inévitable,
car il est impossible de spécifier les paramètres
météorologiques en tous les points de l’atmosphère (ces points sont en nombre infini !).
En principe, plus les boîtes sont petites — et
donc nombreuses —, plus la description de
l’état atmosphérique est précise, et plus les
prévisions le seront aussi. Mais en pratique,
les boîtes ne font pas moins d’une cinquantaine de kilomètres ; en deçà, la puissance des
plus gros ordinateurs ne suffirait pas : il faut
bien que le calcul s’achève en temps utile, c’està-dire en nettement moins de 24 heures !
Vue d’artiste des boîtes de calcul d’un modèle de prévision du temps
ou du climat. (Illustration L. Fairhead LMD/CNRS).
Le temps qu’il fera
La prévision météorologique ou climatique n’est pas une mince affaire.
Elle implique la modélisation de nombreux phénomènes de nature
différente et l’intervention de plusieurs sciences, des mathématiques
à la biologie, en passant par l’informatique, la physique ou la chimie.
der rière la charmante présentatrice qui
tous les soirs à la télévision nous décrit les prévisions météo pour les jours à venir, il n’y a
plus de grenouille et de thermomètre depuis
longtemps. Il y a des ordinateurs super-puissants auxquels on a fait absorber un grand
nombre de mesures, obtenues principalement
par satellites, beaucoup de lois de la mécanique et de la physique, mais aussi beaucoup
de mathématiques, parfois très récentes.
Pour que les ordinateurs fournissent des
prévisions, il faut élaborer au préalable ce
qu’on appelle un modèle numérique de prévision du temps. Schématiquement, un tel
modèle de prévision à l’échéance de huit à dix
jours représente l’état de l’atmosphère par les
valeurs des paramètres météorologiques
(vitesse du vent, température, humidité, pression, nuages, etc.) aux centres de « boîtes »
d’environ cinquante kilomètres de côté et de
quelques dizaines à quelques centaines de
mètres de hauteur. Ce découpage imaginaire
de toute l’atmosphère en boîtes est inévitable,
car il est impossible de spécifier les paramètres
météorologiques en tous les points de l’atmosphère (ces points sont en nombre infini !).
En principe, plus les boîtes sont petites — et
donc nombreuses —, plus la description de
l’état atmosphérique est précise, et plus les
prévisions le seront aussi. Mais en pratique,
les boîtes ne font pas moins d’une cinquantaine de kilomètres ; en deçà, la puissance des
plus gros ordinateurs ne suffirait pas : il faut
bien que le calcul s’achève en temps utile, c’està-dire en nettement moins de 24 heures !
Vue d’artiste des boîtes de calcul d’un modèle de prévision du temps
ou du climat. (Illustration L. Fairhead LMD/CNRS).
Le temps qu’il fera
