musiciens, acousticiens, mathématiciens et informaticiens — aux formations mixtes — atteste
encore de l’imbrication profonde des mathématiques et de la musique en ce début du
XXI
e siècle, tant au niveau technique que théorique. Une intéressante mise en perspective des
questions relatives à ce sujet y fut présentée
au cours du Quatrième forum mathématique
Diderot organisé en décembre 1999 par la
Société européenne de mathématiques, sous
le titre Logiques mathématiques, logiques musicales au XX
e siècle.
Les mathématiques, tantôt simple
outil, tantôt moteur théorique de la
création
Ces quelques échantillons illustrent la
diversité des relations entre mathématiques
et arts et posent quelques questions. Les
mathématiques sont-elles utilisées, par tel art,
pour des raisons techniques ou théoriques ?
Inspirent-elles les artistes de façon métaphorique ou symbolique ?
Le peintre François Morellet, déjà cité, utilise au plus près l’outil mathématique; en témoignent ses œuvres Répartition aléatoire de quarante mille carrés suivant les chiffres pairs et
impairs d’un annuaire de téléphone, π ironicon n° 2, etc., où il suggère l’idée de l’infini.
Selon le critique d’art Gilles Gheerbrandt, « chez
lui, les mathématiques (élémentaires) peuvent
servir à la formulation des problèmes, mais elles
sont un simple outil, jamais une fin en soi ».
L’artiste, de son côté, affirme utiliser les mathématiques pour échapper à toute subjectivité
ou affectivité, pour garder une distance vis-àvis de l’œuvre, pour la désensibiliser; il renoue
ainsi avec la vieille idéologie platonicienne
Quand art rime avec maths
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L’artiste François Morellet, un « pythagoricien postmoderne ». (Cliché Gamma/Raphaël Gaillarde)
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