Francine Delmer
Les mathématiques n’inspirent pas que les scientifiques.
De nombreux artistes y ont puisé la matière de certaines de leurs
œuvres. La réciproque est parfois vraie aussi, comme dans le cas de la
perspective, où l’art a montré le chemin à des théories géométriques.
de novembre 2000 à janvier 2001, la Galerie
nationale du Jeu de Paume présente une
rétrospective du plasticien François Morellet,
artiste que le critique Thomas McEvilley qualifie, dans le catalogue de l’exposition, de « pythagoricien
postmoderne ». En février 2001,
Tom Johnson se voit décerner la
Victoire de la musique de création musicale contemporaine
pour sa pièce Kientzy Loops. Ce
compositeur élabore des transpositions musicales de suites qui
agissent comme des contraintes,
détourne les automates, décline
le triangle de Pascal (SelfReplicating Loops, Canons rythmiques, etc.). Il place toujours
les concepts mathématiques en
préalable à ses œuvres, et poursuit de longue date dialogues
et questionnements fructueux
avec Jean-Paul Allouche, chercheur en théorie des nombres
et informatique théorique. La même année,
Proof de David Auburn, qui met en scène la
vie de mathématiciens, obtient le prix Pulitzer
de théâtre. Écrite pour un public néophyte,
Quand art rime
avec maths
On raconte que Galilée aurait observé, dans la cathédrale de Pise, les balancements des lustres
pendus à la voûte au lieu d'écouter le sermon. Il eut l'idée de compter les oscillations, remarqua que leurs fréquences étaient différentes mais qu'elles étaient inversement proportionnelles à la racine carrée de la longueur du pendule. C'est sur cette constatation que s'appuie
l'œuvre Galileodu compositeur Tom Johnson. Ici, les pendules sont suspendus à une structure
dessinée et construite par l'artiste-ingénieur bordelais Eric Castagnès. (Cliché Eric Castagnès)
Les mathématiques n’inspirent pas que les scientifiques.
De nombreux artistes y ont puisé la matière de certaines de leurs
œuvres. La réciproque est parfois vraie aussi, comme dans le cas de la
perspective, où l’art a montré le chemin à des théories géométriques.
de novembre 2000 à janvier 2001, la Galerie
nationale du Jeu de Paume présente une
rétrospective du plasticien François Morellet,
artiste que le critique Thomas McEvilley qualifie, dans le catalogue de l’exposition, de « pythagoricien
postmoderne ». En février 2001,
Tom Johnson se voit décerner la
Victoire de la musique de création musicale contemporaine
pour sa pièce Kientzy Loops. Ce
compositeur élabore des transpositions musicales de suites qui
agissent comme des contraintes,
détourne les automates, décline
le triangle de Pascal (SelfReplicating Loops, Canons rythmiques, etc.). Il place toujours
les concepts mathématiques en
préalable à ses œuvres, et poursuit de longue date dialogues
et questionnements fructueux
avec Jean-Paul Allouche, chercheur en théorie des nombres
et informatique théorique. La même année,
Proof de David Auburn, qui met en scène la
vie de mathématiciens, obtient le prix Pulitzer
de théâtre. Écrite pour un public néophyte,
Quand art rime
avec maths
On raconte que Galilée aurait observé, dans la cathédrale de Pise, les balancements des lustres
pendus à la voûte au lieu d'écouter le sermon. Il eut l'idée de compter les oscillations, remarqua que leurs fréquences étaient différentes mais qu'elles étaient inversement proportionnelles à la racine carrée de la longueur du pendule. C'est sur cette constatation que s'appuie
l'œuvre Galileodu compositeur Tom Johnson. Ici, les pendules sont suspendus à une structure
dessinée et construite par l'artiste-ingénieur bordelais Eric Castagnès. (Cliché Eric Castagnès)
