résultats aberrants, faute d’une analyse mathématique suffisante. La compréhension des
problèmes rencontrés et leur résolution ont
permis, à partir de la fin des années 1980, de
calculer avec de plus en plus de précision la
diffraction d’une onde par des objets de plus
en plus grands par rapport à la longueur
d’onde. Les recherches se prolongent aujourd’hui dans divers domaines : choix de la formulation intégrale la mieux adaptée au problème, techniques numériques pour résoudre
l’équation. En particulier, les méthodes dites
multipolaires ont permis d’augmenter notablement la taille des problèmes traitables. Ces
travaux ont contribué à la réalisation d’outils
logiciels fiables, capables de calculer avec précision le champ ondulatoire diffracté par des
objets de taille atteignant plusieurs dizaines
de fois la longueur d’onde. C’est, notamment,
le cas d’un avion dans le champ d’un radar de
longueur d’onde métrique.
Une méthode concurrente de la formulation en équations intégrales consiste à résoudre
directement l’équation aux dérivées partielles,
et à s’affranchir de la condition de rayonnement en limitant artificiellement le milieu de propagation
par une « condition aux limites
absorbantes » : on impose
(mathématiquement) la présence d’une frontière imaginaire qui absorbe complètement toutes les ondes qu’elle
recueille. Ces conditions aux
limites absorbantes ont longtemps été responsables de
l’apparition, dans les solutions
numériques, de phénomènes
de réflexions parasites ; ils
étaient particulièrement
gênants dans le cas d’objets
faiblement diffractants. Mais les techniques
numériques faisant appel aux conditions aux
limites absorbantes ont elles aussi considérablement progressé ; elles offrent à présent un
niveau de réflexion parasite très faible, grâce
à des travaux théoriques réalisés essentiellement au début des années 1990.
L’optique géométrique et ses
généralisations, au service des
courtes longueurs d’onde
Lorsque la taille des obstacles qui diffractent les ondes est très grande par rapport à
la longueur d’onde (une gouttelette d’eau
éclairée par de la lumière visible, un avion
balayé par un radar de longueur d’onde décimétrique, etc.), il existe une voie un peu plus
facile que la résolution directe des équations
des ondes : la bonne vieille optique géométrique. Celle-ci assimile les ondes lumineuses
à des rayons qui se propagent en ligne droite
dans un milieu donné, et qui sont soumis aux
lois simples de la réflexion et de la réfraction
découvertes plusieurs siècles avant les équaEmpêcher les ondes de faire du bruit
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Des ondes se propageant à la surface de l’eau : même ce phénomène quotidien et banal peut
être extrêmement difficile à décrire correctement et avec précision. (Photo : Getty Images)
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