I.3. Levi et image du transfert
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Preuve. En oubliant les choix faits précédemment, on fixe maintenant des paires
de Borel épinglées dans chacun des groupes intervenant, dont on note les tores T ,
T , ˆ
T , ˆ
T . On normalise les actions de Γ F sur ˆ
M et ˆ
M de sorte qu’elles préservent
les paires de Borel épinglées. On choisit ˆ
θ ∈ ˜
M ∩ ˆ
G ˆ
θ et ˆ
θ ∈ ˜
M ∩ ˆ
G ˆ
θ qui préservent
aussi ces paires. De même, on choisit e ∈ ˜
M et e ∈ ˜
M préservant les paires de
Borel épinglées et on introduit les actions galoisiennes quasi-déployées σ → σ M ∗ et
σ → σ M ∗ qui prolongent aux groupes M et M celles de 1.2. Puisque l’on a fixé des
identifications de ˜
M et ˜
M à
L ˜
M et
L ˜
M , les tores ˆ
T et ˆ
T s’identifient aux duaux
de T et T . Ces identifications sont équivariantes pour les actions galoisiennes et
transportent ˆ
θ et ˆ
θ en les inverses de θ = ad e et θ = ad e . Soit x ∈ ˆ
G tel que
ad x ( ˜
M) = ˜
M. Quitte à multiplier x à droite par un élément de ˆ
M , on peut
supposer que ad x transporte la paire de ˆ
M sur celle de ˆ
M , donc ˆ
T sur ˆ
T . Par
dualité puis inversion, il s’en déduit un isomorphisme ι : T → T . Celui-ci est la
restriction d’un automorphisme ad g pour un g ∈ G. En effet nos identifications
sont issues de choix de paraboliques. A conjugaison près, on peut les supposer
tous standard, pour des paires de Borel fixées de G et ˆ
G. Alors ˆ
T devient égal
à ˆ
T , l’isomorphisme ad x de ce tore est un élément du groupe de Weyl de ˆ
G et
ι est l’élément du groupe de Weyl de G qui lui correspond. Soit donc g ∈ G tel
que ι soit la restriction de ad g à T . La définition de x entraîne que ad x envoie
ˆ
M sur ˆ
M , qu’il est équivariant pour les actions galoisiennes et transporte ˆ
θ sur
ˆ
θ (ces éléments étant vus ici comme des automorphismes de ˆ
G). Par dualité, ad g
envoie M sur M , est équivariant pour les actions galoisiennes quasi-déployées et
transporte θ sur θ. Cette dernière condition implique que ad g ( ˜
M ) = ˜
M . Parce
que les actions galoisiennes naturelles ne diffèrent des actions quasi-déployées que
par des automorphismes intérieurs, la condition d’équivariance entraîne que la
classe gM est fixe par Γ F dans G/M . Or (G/M )(F ) = G(F )/M (F ). Quitte à
multiplier g à droite par un élément de M , on peut supposer que g ∈ G(F ). Alors
gM (F ) ∈ W ( ˜
M , ˜
M ). Évidemment, cette classe ne dépend que de la classe x ˆ
M et
on a ainsi défini une application de W ( ˜
M, ˜
M) dans W ( ˜
M , ˜
M ). On vérifie qu’elle
ne dépend pas des choix de paires de Borel épinglées. On définit l’application
réciproque de façon analogue. Cela prouve (8).
Les propriétés suivantes sont utiles :
(9) soit T ⊂ G un tore défini et déployé sur F ; notons Z ˜
G (T ) l’ensemble des
γ ∈ ˜
G tels que ad γ (t) = t pour tout t ∈ T ; si cet ensemble n’est pas vide,
c’est un espace de Levi de ˜
G ;
(10) soit ˜
M un espace de Levi de ˜
G ; alors ˜
M = Z ˜
G (A ˜
M ).
Preuve. Cela est bien connu dans le cas non tordu où ˜
G = G. Dans la situation
de (9), le commutant M de T dans G est un Levi. Soit x ∗ ∈ X ∗ (T ) en position
générale. Il détermine un sous-groupe parabolique P de composante de Levi M : P
est engendré par M et les sous-espaces radiciels pour l’action de T dans l’algèbre
de Lie de G associés aux racines α telles que α, x ∗ > 0. Le normalisateur commun
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