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Chapitre V. Intégrales orbitales sur le corps réel
Preuve. On oublie comme toujours les questions de mesures. On fixe une classe
de conjugaison stable semi-simple O dans K ˜
M (R) qui est ˜
G-équisingulière. On
doit montrer que, sous l’hypothèse de l’énoncé, le théorème est vérifié pour γ ∈
D g´ eom (O, ω).
D’après la définition de 1.3, on peut fixer une fonction f
∈ I(K ˜
M (R), ω)
telle que
(1)
I
K ˜
G
K ˜
M
(τ , f) = I
K ˜
M (τ , f
)
pour tout τ ∈ D orb (K ˜
M (R), ω) dont le support est formé d’éléments assez réguliers et voisins de O ;
(2)
I
K ˜
G
K ˜
M
(γ, f) = I
K ˜
M (γ, f
)
pour tout γ ∈ D g´ eom (O, ω).
Le lemme 1.9 nous fournit une fonction f
qui a les mêmes propriétés relativement aux intégrales orbitales pondérées endoscopiques :
(3)
I
K ˜
G,E
K ˜
M
(τ , f) = I
K ˜
M (τ , f
)
pour tout τ ∈ D orb (K ˜
M (R), ω) dont le support est formé d’éléments assez réguliers et voisins de O ;
(4)
I
K ˜
G,E
K ˜
M
(γ, f) = I
K ˜
M (γ, f
)
pour tout γ ∈ D g´ eom (O, ω).
L’hypothèse de l’énoncé et les relations (1) et (3) impliquent que f
et f
sont égales au voisinage de O. Mais alors les relations (2) et (4) impliquent l’égalité
cherchée.
V.1.12 Elimination des K-espaces
Revenons à un triplet (G, ˜
G, a) et à un espace de Levi ˜
M de ˜
G. On peut inclure le
triplet comme composante connexe d’un triplet (KG, K ˜
G, a). L’espace ˜
M est alors
une composante connexe d’un K-espace K ˜
M et on ne perd rien à supposer que
K ˜
M ∈ L(K ˜
M 0 ). Supposons le théorème 1.10 prouvé pour ces données. Soient
M
∈ E(K ˜
M , a M ), δ ∈ D
st
g´ eom, ˜
G -équi
(M
) ⊗ Mes(M
(R))
∗ et f ∈ I( ˜
G(R), ω) ⊗
Mes(G(R)). On a défini I
˜
G,E
˜
M
(M
, δ, f ) en 1.6. On note ici transfert(δ) le transfert
de δ à ˜
M (R). On a alors l’égalité
(1)
I
˜
G,E
˜
M
(M
, δ, f ) = I
˜
G
˜
M
(transfert(δ), f ).
En effet, introduisons la fonction f
K ˜
G
∈ I(K ˜
G(R), ω) ⊗ Mes(G(R)) dont la composante sur ˜
G(R) est f et dont les autres composantes sont nulles. Introduisons le
Chapitre V. Intégrales orbitales sur le corps réel
Preuve. On oublie comme toujours les questions de mesures. On fixe une classe
de conjugaison stable semi-simple O dans K ˜
M (R) qui est ˜
G-équisingulière. On
doit montrer que, sous l’hypothèse de l’énoncé, le théorème est vérifié pour γ ∈
D g´ eom (O, ω).
D’après la définition de 1.3, on peut fixer une fonction f
∈ I(K ˜
M (R), ω)
telle que
(1)
I
K ˜
G
K ˜
M
(τ , f) = I
K ˜
M (τ , f
)
pour tout τ ∈ D orb (K ˜
M (R), ω) dont le support est formé d’éléments assez réguliers et voisins de O ;
(2)
I
K ˜
G
K ˜
M
(γ, f) = I
K ˜
M (γ, f
)
pour tout γ ∈ D g´ eom (O, ω).
Le lemme 1.9 nous fournit une fonction f
qui a les mêmes propriétés relativement aux intégrales orbitales pondérées endoscopiques :
(3)
I
K ˜
G,E
K ˜
M
(τ , f) = I
K ˜
M (τ , f
)
pour tout τ ∈ D orb (K ˜
M (R), ω) dont le support est formé d’éléments assez réguliers et voisins de O ;
(4)
I
K ˜
G,E
K ˜
M
(γ, f) = I
K ˜
M (γ, f
)
pour tout γ ∈ D g´ eom (O, ω).
L’hypothèse de l’énoncé et les relations (1) et (3) impliquent que f
et f
sont égales au voisinage de O. Mais alors les relations (2) et (4) impliquent l’égalité
cherchée.
V.1.12 Elimination des K-espaces
Revenons à un triplet (G, ˜
G, a) et à un espace de Levi ˜
M de ˜
G. On peut inclure le
triplet comme composante connexe d’un triplet (KG, K ˜
G, a). L’espace ˜
M est alors
une composante connexe d’un K-espace K ˜
M et on ne perd rien à supposer que
K ˜
M ∈ L(K ˜
M 0 ). Supposons le théorème 1.10 prouvé pour ces données. Soient
M
∈ E(K ˜
M , a M ), δ ∈ D
st
g´ eom, ˜
G -équi
(M
) ⊗ Mes(M
(R))
∗ et f ∈ I( ˜
G(R), ω) ⊗
Mes(G(R)). On a défini I
˜
G,E
˜
M
(M
, δ, f ) en 1.6. On note ici transfert(δ) le transfert
de δ à ˜
M (R). On a alors l’égalité
(1)
I
˜
G,E
˜
M
(M
, δ, f ) = I
˜
G
˜
M
(transfert(δ), f ).
En effet, introduisons la fonction f
K ˜
G
∈ I(K ˜
G(R), ω) ⊗ Mes(G(R)) dont la composante sur ˜
G(R) est f et dont les autres composantes sont nulles. Introduisons le
