V.1. Intégrales orbitales pondérées
479
Fixons une image réciproque ˙
δ ∈ D
st
g´ eom (O ) de δ. Il est facile de voir que la forme
linéaire ϕ → S
G
˜
M
( ˙
δ, ϕ) sur I( ˜
G (R)) s’étend en une forme linéaire sur I ac ( ˜
G (R))
par la formule
S
˜
G
˜
M
( ˙
δ, ϕ) = S
˜
G
˜
M
( ˙
δ, ϕ(b ◦ H ˜
G
)),
où b ∈ C
∞
c (A ˜
G
) vaut 1 dans un voisinage de l’image par H ˜
G
de O (cf. [II]
1.10(2)). La fonction f appartient à I ac ( ˜
G (R)). On peut donc définir S
˜
G
˜
M
( ˙
δ, f).
On doit prouver
(4) S
˜
G
˜
M
( ˙
δ, f) ne dépend pas des choix de O et du relèvement ˙
δ.
Ainsi, on peut noter ce terme S
˜
G
˜
M ,λ
(δ, f).
Considérons maintenant un autre couple d’extensions
1 → C → G → G → 1 et ˜
G → ˜
G
ainsi qu’un caractère λ de C (R) vérifiant les mêmes hypothèses que ci-dessus. On
note G ,, , resp. ˜
G ,, , les produits fibrés de G et G au-dessus de G, resp. de ˜
G
et ˜
G au-dessus de ˜
G. Considérons un caractère λ ,, de G ,, (R) dont la restriction
à C (R) × C (R) soit λ
−1
× λ . Considérons une fonction ˜
λ ,, sur ˜
G ,, (R) qui se
transforme selon le caractère λ ,, (cf. [I] 2.6(i)). On déduit de ces données des
isomorphismes
C
∞
c,λ ( ˜
G (R)) C
∞
c,λ
( ˜
G (R))
et
D
st
g´ eom,λ ( ˜
M (R), O) D
st
g´ eom,λ
( ˜
M (R), O)
cf. [II] 1.10. Pour f et f , resp. δ et δ , se correspondant par ces isomorphismes,
on doit prouver que
(5)
S
˜
G
˜
M ,λ
(δ , f ) = S
˜
G
˜
M ,λ
(δ , f ).
En [II] 1.10, on a vérifié les propriétés (4) et (5) lorsque le corps de base était
non-archimédien. On a vu que, grâce à elles, on définissait aisément les termes
S
G
(s)
M (δ, f
G
(s) ) qui interviennent dans la formule (1). Les preuves de cette référence restent correctes sur le corps de base R, pourvu qu’on se limite à considérer
de véritables intégrales orbitales. On ne les refait pas dans ce cas et on tient pour
acquis que (4) et (5) sont vérifiées si les éléments ˙
δ, δ et δ sont des intégrales orbitales stables. On va en déduire que ces relations sont vérifiées pour des éléments
généraux.
Dans la situation de (4), on commence par montrer
479
Fixons une image réciproque ˙
δ ∈ D
st
g´ eom (O ) de δ. Il est facile de voir que la forme
linéaire ϕ → S
G
˜
M
( ˙
δ, ϕ) sur I( ˜
G (R)) s’étend en une forme linéaire sur I ac ( ˜
G (R))
par la formule
S
˜
G
˜
M
( ˙
δ, ϕ) = S
˜
G
˜
M
( ˙
δ, ϕ(b ◦ H ˜
G
)),
où b ∈ C
∞
c (A ˜
G
) vaut 1 dans un voisinage de l’image par H ˜
G
de O (cf. [II]
1.10(2)). La fonction f appartient à I ac ( ˜
G (R)). On peut donc définir S
˜
G
˜
M
( ˙
δ, f).
On doit prouver
(4) S
˜
G
˜
M
( ˙
δ, f) ne dépend pas des choix de O et du relèvement ˙
δ.
Ainsi, on peut noter ce terme S
˜
G
˜
M ,λ
(δ, f).
Considérons maintenant un autre couple d’extensions
1 → C → G → G → 1 et ˜
G → ˜
G
ainsi qu’un caractère λ de C (R) vérifiant les mêmes hypothèses que ci-dessus. On
note G ,, , resp. ˜
G ,, , les produits fibrés de G et G au-dessus de G, resp. de ˜
G
et ˜
G au-dessus de ˜
G. Considérons un caractère λ ,, de G ,, (R) dont la restriction
à C (R) × C (R) soit λ
−1
× λ . Considérons une fonction ˜
λ ,, sur ˜
G ,, (R) qui se
transforme selon le caractère λ ,, (cf. [I] 2.6(i)). On déduit de ces données des
isomorphismes
C
∞
c,λ ( ˜
G (R)) C
∞
c,λ
( ˜
G (R))
et
D
st
g´ eom,λ ( ˜
M (R), O) D
st
g´ eom,λ
( ˜
M (R), O)
cf. [II] 1.10. Pour f et f , resp. δ et δ , se correspondant par ces isomorphismes,
on doit prouver que
(5)
S
˜
G
˜
M ,λ
(δ , f ) = S
˜
G
˜
M ,λ
(δ , f ).
En [II] 1.10, on a vérifié les propriétés (4) et (5) lorsque le corps de base était
non-archimédien. On a vu que, grâce à elles, on définissait aisément les termes
S
G
(s)
M (δ, f
G
(s) ) qui interviennent dans la formule (1). Les preuves de cette référence restent correctes sur le corps de base R, pourvu qu’on se limite à considérer
de véritables intégrales orbitales. On ne les refait pas dans ce cas et on tient pour
acquis que (4) et (5) sont vérifiées si les éléments ˙
δ, δ et δ sont des intégrales orbitales stables. On va en déduire que ces relations sont vérifiées pour des éléments
généraux.
Dans la situation de (4), on commence par montrer
