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Chapitre III. Réductions et preuves
où
(3)
¯
μ = c
G1,G2
M1,M2 transfert(σ
G2
J (δ 2 , a)) − σ
G1
J (δ 1 , a).
On peut alors poursuivre le calcul comme en 7.1. Il apparaît des termes supplémentaires provenant de μ. On obtient une égalité similaire à 7.1(10) :
(4)
ρ
˜
G,E
J (M
, δ, a) = μ +
y∈ ˙
Y M
c
M [y] desc
˜
M,∗
η[y] ◦ transfert y (ξ),
où
μ = x(1)
y∈ ˙
Y M
c
M [y] desc
˜
M,∗
η[y] ◦ ◦ transfert y ( ¯
μ).
Les applications ι
∗ de 7.1(10) disparaissent ici car les groupes G η et G
sont
simplement connexes. Le terme x(1) est le x(¯ s) de 7.1 pour ¯
s = 1. Le calcul de
la somme du membre de droite de (4) se poursuit comme en 7.1. Cette somme
vaut ρ
˜
G
J (transfert(δ), a). Mais, d’après nos hypothèses de récurrence, toutes les
propriétés sont connues pour le triplet (G, ˜
G, a). Donc
ρ
˜
G,E
J (M
, δ, a) = ρ
˜
G
J (transfert(δ), a).
Il en résulte que μ = 0.
Soit ¯
ϕ ∈ SI(m 1 (F )) à support proche de 0. On l’identifie par l’exponentielle
à une fonction sur M 1 (F ) = ¯
M
(F ). On peut supposer que l’ensemble ˙
Y
M contient
l’élément y = 1. Pour celui-ci, M η[1] = M η est quasi-déployé et on a ¯
M
= M η[1] .
Modulo cette identification, le transfert transfert 1 est l’identité. On peut donc
considérer ¯
ϕ comme un élément de SI(M η[1] (F )), que l’on relève en un élément
ϕ 1 ∈ I(M η[1] (F )). On peut évidemment supposer que ϕ 1 est à support proche
de l’origine. L’application desc
˜
M
η[1] a pour image le sous-espace des éléments de
I(M η[1] (F )) qui sont invariants par l’action de Z M (η[1]; F ). Mais, parce que η[1] =
η conserve une paire de Borel épinglée de M et que T
θ est connexe, on a Z M (η[1]) =
M η[1] . L’application de descente est donc surjective et on peut relever ϕ 1 en un
élément ϕ ∈ I( ˜
M (F )). Toujours parce que Z M (η) est connexe, l’ensemble ˙
Y
M est
un ensemble de représentants des classes de conjugaison par M (F ) dans la classe
de conjugaison stable de η. On peut modifier ϕ de sorte que desc
˜
M
η[y] (ϕ) = 0 pour
tout y ∈ ˙
Y
M tel que y = 1. Il résulte alors de la définition de ϕ que l’on a l’égalité
I
˜
M (μ, ϕ) = S
M1 ( ¯
μ, ¯
ϕ).
Puisque μ = 0, ceci est nul. Puisque cela est vrai pour tout ¯
ϕ, on conclut ¯
μ = 0.
D’après la définition (3), cette nullité est l’assertion de la proposition 6.5.
Attention. On ne doit pas s’abuser : la démonstration ci-dessus s’appuie sur des hypothèses de récurrence. Elle ne deviendra une véritable démonstration que quand
toutes les étapes de la récurrence auront été établies.
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