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Chapitre III. Réductions et preuves
III.1 Le cas des groupes non tordus
III.1.1 Rappel des résultats d’Arthur
Dans tout le chapitre, le corps de base F est local non-archimédien de caractéristique nulle, sauf mention expresse du contraire. On considère dans cette section
un triplet (G, ˜
G, a) non tordu, c’est-à-dire que ˜
G = G et a = 1. Le triplet se réduit
donc à l’unique groupe G. On fixe une fonction B comme en [II] 1.8. On peut affaiblir les hypothèses de récurrence posées en [II] 1.1. En effet, en partant de notre
groupe G, on ne peut faire apparaître par les constructions de [II] que des triplets
non tordus, réduits à un unique groupe. Les hypothèses de récurrence suivantes
sont donc suffisantes : si G est quasi-déployé, on suppose connus tous les résultats concernant des groupes G
quasi-déployés tels que dim(G
SC ) < dim(G SC ) ;
si G n’est pas quasi-déployé, on suppose connus tous les résultats concernant les
groupes quasi-déployés G
tels que dim(G
SC ) ≤ dim(G SC ) et tous les résultats
concernant les groupes quelconques tels que dim(G
SC ) < dim(G SC ). Si une assertion est relative à un Levi M de G, on suppose connues toutes les assertions
concernant le même groupe G et relatives à un Levi L ∈ L(M ) tel que L = M .
Soit M un Levi de G. Dans ce cas, les résultats suivants ont été prouvés par
Arthur ([18] local theorem 1) :
(1) soit γ ∈ D g´ eom (M (F )) ⊗ Mes(M (F ))
∗ et f ∈ I(G(F )) ⊗ Mes(G(F )) ; on
suppose que le support de γ est formé d’éléments fortement G-réguliers ;
alors on a l’égalité
I
G,E
M (γ, f ) = I
G
M (γ, f );
(2) supposons G quasi-déployé ; soit δ ∈ D
st
g´ eom (M (F )) ⊗ Mes(M (F ))
∗ ; on suppose que le support de δ est formé d’éléments fortement G-réguliers ; alors la
distribution f → S
G
M (δ, f ) est stable.
En vertu de la proposition 2.10 de [II], les mêmes résultats valent sous des
hypothèses plus faibles concernant les supports des éléments γ ou δ : on peut y
remplacer «G-réguliers» par «G-équisinguliers».
III.1.2 Intégrales orbitales pondérées stables
On suppose G quasi-déployé. Soit M un Levi de G. On a défini en [II] 3.3 l’ensemble
J
G
M (B). Pour J ∈ J
G
M (B), on peut appliquer la construction [II] 3.5 à la classe
O = {1} et au système de fonctions déduit de notre fonction B. Cela définit une
application linéaire
σ
G
J : D
st
unip (M (F )) ⊗ Mes(M (F ))
∗
→ U J ⊗ (D unip (M (F )) ⊗ Mes(M (F ))
∗ )/Ann
G
unip .
On a aussi défini en [II] 3.3 un groupe G J qui n’est pas, en général, un sousgroupe de G. Le système de racines de G J est un sous-système de celui de G, de
même rang que celui-ci et l’inclusion est équivariante pour les actions galoisiennes.
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