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Chapitre XI. Appendice
Un triplet comme précédemment ne détermine que la classe d’homothétie d’une
représentation elliptique.
La proposition suivante est essentiellement un corollaire d’un résultat de
finitude dû à Harish-Chandra, comme la preuve va le montrer.
Proposition. Soit K un sous-groupe ouvert compact de G. Modulo l’action par
tensorisation des caractères non ramifiés de G provenant de iA
∗
˜
G
, il n’y a qu’un
nombre fini de représentations elliptiques simples de ˜
G ayant des vecteurs invariants sous K à homothétie près.
En effet fixons une représentation elliptique simple de ˜
G. Elle, ou plutôt sa
classe d’homothétie, est associée à un triplet (M, σ, ˜
r). On suppose que cette représentation elliptique a des vecteurs invariants sous K. A fortiori, la représentation
de G obtenue en induisant σ a des vecteurs invariants sous K. Cela entraîne que σ
a des vecteurs invariants par un sous-groupe ouvert compact K
M de M ne dépendant que de K. On fixe M et ˜
r que l’on relève en un élément w de Norm ˜
G (M ) que
l’on suppose régulier. On considère l’ensemble des séries discrètes σ
de M ayant
des vecteurs invariants sur K
M et étant normalisées (à isomorphisme près) par
w ; σ fait partie de cet ensemble. On en extrait un sous-ensemble fini E(M, K, w)
tel que pour tout σ
ayant les propriétés précédentes, il existe σ 0 dans E(M, K, w)
et un caractère non ramifié χ de M tel que σ
= χ ⊗ σ 0 ; ceci est possible car
modulo l’action des caractères non ramifiés de M , il n’y a qu’un nombre fini de
séries discrètes de M ayant des vecteurs K
M invariants d’après Harish-Chandra.
Remarquons que puisque σ
et σ 0 sont normalisés par w, on a aussi que χ
w χ
−1 est
dans le stabilisateur de σ 0 pour l’action des caractères non ramifiés. On restreint
au tore déployé central A M de M . Le groupe des caractères unitaires de ce tore est
le quotient de l’espace vectoriel réel, iA
∗
M par un réseau ; on voit le stabilisateur
de σ 0 comme un sous-réseau de iA
∗
M contenant le réseau précédent. L’élément w
agit dans iA
∗
M de façon semi-simple. Le sous-espace vectoriel iA
∗
˜
G
est aussi stable
par w et est exactement l’espace propre pour la valeur propre 1 parce que w est
régulier ; w laisse stable le réseau stabilisant σ 0 et par passage au quotient w agit
de façon semi-simple, l’espace propre pour la valeur propre 1 étant exactement
l’image de iA
∗
˜
G
. Ainsi, il existe un caractère unitaire de G provenant d’un élément
de iA
∗
˜
G
dont la restriction à A M est χ. Notons χ 0 ce caractère et χ diffère donc
de χ 0 par un caractère χ 1 non ramifié de M , trivial sur A M , il n’y en a qu’un
nombre fini. On a donc montré que modulo l’action des caractères de A ˜
G , il n’y a
qu’un nombre fini de séries discrètes de M ayant des vecteurs invariants par K
M
et invariantes sous l’action de w. Le ˜
R-groupe d’une représentation σ est le même
que celui d’une représentation σ ⊗ χ 1 si χ 1 est un caractère provenant de iA
∗
˜
G
et
on a donc montré que modulo l’action de tels caractères il n’y a qu’un nombre
fini de couples (σ, w) pour M fixé et tels que (M, σ, ˜
r) (˜ r est l’image de w comme
précédemment) soit un triplet elliptique. En faisant varier M dans un ensemble
de représentants des classes de conjugaison sous G de sous-groupe de Levi de G,
on obtient la proposition.
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