1256
Chapitre XI. Appendice
XI.1 Quelques définitions de base
On fixe un groupe réductif connexe sur un corps local, F , de caractéristique 0 ;
on fixe aussi un G-bitorseur ˜
G et un caractère ω de G, provenant d’une classe de
cocycle a comme dans les paragraphes précédents.
On appelle ω-représentation de ˜
G, un espace vectoriel complexe V et des
morphismes, l’un noté π
˜
G de ˜
G dans Aut(V ) et l’autre un morphisme de groupes,
noté π de G dans le même espace reliés par la propriété :
∀γ ∈ ˜
G, ∀g, g
∈ G, π
˜
G (gγg
) = π(g)π
˜
G (γ)π(g
)ω(g
).
La notion d’isomorphisme est la notion évidente et il est facile de voir que les
classes d’isomorphismes de ω-représentations de ˜
G sont en bijection avec les classes
d’isomorphismes des couples π, A où π est une représentation de G et où A est un
isomorphisme de π ◦ ad(γ 0 ) π ⊗ ω, où γ 0 est un élément fixé de ˜
G.
Pour alléger la rédaction, on parlera plutôt de représentations de ˜
G que de
ω-représentations.
XI.2 Caractérisation des représentations elliptiques
La caractérisation des représentations elliptiques est foncièrement la même dans
le cas archimédien et dans le cas non-archimédien : ce sont les représentations
super-tempérées mais pour clarifier la situation on préfère séparer ces deux cas.
XI.2.1 Rappel des définitions de [81]
On fixe un sous-groupe de Levi M de G et une série discrète σ de M . On note
Stab ˜
G (M, σ, ω) l’ensemble des éléments de ˜
G de la forme ˜
γ qui stabilisent M et
vérifient ˜
γ.σ ω ⊗ σ ; un tel ensemble est un espace homogène sous Stab G (M, σ).
On suppose que Stab ˜
G (M, σ, ω) = ∅ et soit ˜
r dans cet ensemble, on définit ˜
π σ,˜ r une
ω représentation de ˜
G de la façon suivante : on fixe P un sous-groupe parabolique
de G de sous-groupe de Levi M et on note ˜
r.P le sous-groupe de Levi formé des
éléments p
∈ G tel que p
˜
r ∈ ˜
rP . C’est un sous-groupe de Levi de G de groupe de
Levi M . Pour λ un caractère de M , on note M ˜
r.P |P (λ, σ, ω) l’opérateur d’entrelacement standard de l’induite pour le parabolique P de la représentation λ ⊗ σ de
M vers l’induite de cette même représentation pour le parabolique ˜
r.P . L’action
naturelle de ˜
r envoie cette dernière induite vers l’induite pour P de la représentation λ
σ ⊗ ω (on peut sortir le caractère ω) où λ
est le composé de λ avec l’action
de ˜
r. On obtient ainsi un opérateur de l’induite pour P de σ ⊗ λ vers l’induite
de σ ⊗ ω ⊗ λ
qui dépend méromorphiquement de λ. On fixe une fonction méromorphe de λ de sorte qu’après multiplication par cette fonction l’opérateur soit
holomorphe et non nul en λ = 0 et on note M 0 (˜ r) l’opérateur ainsi obtenu ; il n’est
défini qu’à un scalaire près et est un homomorphisme de la représentation induite
Précédent

- 695/754

Suivant