X.4. Les caractères pondérés et leur stabilisation
1195
Pour (ii) on se raccroche évidemment à 1.14 de [II] qui construit un sousgroupe Z du noyau de l’application (1) tel que l’analogue géométrique de
(2)
z∈Z
SI
L
(ˆ s
z)
R
(σ
, λ, Y, (f
G
(ˆ s
z) ) L )
soit nul. C’est un subtil problème de facteurs de transfert qui nécessite l’introduction des données auxiliaires mais qui n’est pas à refaire puisqu’il a déjà été fait.
Introduisons des données auxiliaires M
1 , C 1 , etc. . . pour la donnée M
, qui se restreignent en des données R
1 , C 1 , etc. . . Ce que montre ce qui suit (10) de [II] 1.14,
est que l’introduction de z ∈ Z induit un automorphisme de C
∞
c,λ1 ( ˜
R
1 ) et donne
donc dualement un automorphisme sur l’ensemble des représentations de ˜
R
1 dont
le caractère central se restreint en le caractère λ 1 de C 1 (F ). C’est l’ensemble de
ce qu’on a appelé les représentations de R
. Ainsi (2) est en fait une somme sur
un ensemble de représentations σ
(z) dépendant de z ∈ Z. L’automorphisme de
C
∞
c,λ1 ( ˜
R
1 ) est la multiplication par une fonction sur ˜
R
. Cette fonction est calculée
en [II] 1.14 près des éléments elliptiques. D’où l’intérêt pour nous de se ramener au
cas où σ
est elliptique ; c’est tout à fait loisible quitte à remplacer ˜
R
par un de ses
sous-groupes de Levi qui ne sera pas plus relevant et on ne perd pas l’hypothèse
de stabilité grâce à la section 2 de [XI] et [IV] 2.8. L’automorphisme se lit alors
sur l’ensemble des fonctions cuspidales dont le support est formé d’éléments elliptiques et il est montré en [II] 1.14 qu’en sommant sur z, on obtient 0. Dualement
on a donc aussi 0 pour σ
elliptique et c’est ce qui était cherché.
X.4.5 La stabilisation géométrique et la stabilisation spectrale
Ici on démontre que la stabilisation locale géométrique entraîne la stabilisation
locale spectrale. On fixe ˜
M un espace de Levi de ˜
G et M
une donnée endoscopique
elliptique de ˜
M . On fixe aussi une représentation stable π
M de M
et on note π
la ω-représentation de ˜
M que l’on obtient par transfert.
Corollaire.
(i) Sous les deux premières hypothèses de 3.5 (avec ˜
M fixé comme en 3.5) et
sous l’hypothèse que pour toutes les intégrales orbitales pondérées de la forme
I
˜
G
˜
L
et I
˜
G,E
˜
L
sont égales, pour ˜
L ∈ L( ˜
M ) y compris ˜
L = ˜
M , alors on a la
stabilisation des caractères pondérés :
I
˜
G,E
M (π
M , λ, X, f) = I
˜
G
˜
M
(π, λ, X, f ).
(ii) On ne suppose que l’hypothèse de stabilisation géométrique pour ˜
G remplacé
par ses espaces de Levi propres. Alors la conclusion est vraie pour les représentations π
M de caractère central unitaire et pour λ dans un petit voisinage
de l’axe imaginaire.
Le (ii) est un point clé de la stabilisation et résulte d’une astuce (cf. la preuve)
remarquée par J. Arthur.
1195
Pour (ii) on se raccroche évidemment à 1.14 de [II] qui construit un sousgroupe Z du noyau de l’application (1) tel que l’analogue géométrique de
(2)
z∈Z
SI
L
(ˆ s
z)
R
(σ
, λ, Y, (f
G
(ˆ s
z) ) L )
soit nul. C’est un subtil problème de facteurs de transfert qui nécessite l’introduction des données auxiliaires mais qui n’est pas à refaire puisqu’il a déjà été fait.
Introduisons des données auxiliaires M
1 , C 1 , etc. . . pour la donnée M
, qui se restreignent en des données R
1 , C 1 , etc. . . Ce que montre ce qui suit (10) de [II] 1.14,
est que l’introduction de z ∈ Z induit un automorphisme de C
∞
c,λ1 ( ˜
R
1 ) et donne
donc dualement un automorphisme sur l’ensemble des représentations de ˜
R
1 dont
le caractère central se restreint en le caractère λ 1 de C 1 (F ). C’est l’ensemble de
ce qu’on a appelé les représentations de R
. Ainsi (2) est en fait une somme sur
un ensemble de représentations σ
(z) dépendant de z ∈ Z. L’automorphisme de
C
∞
c,λ1 ( ˜
R
1 ) est la multiplication par une fonction sur ˜
R
. Cette fonction est calculée
en [II] 1.14 près des éléments elliptiques. D’où l’intérêt pour nous de se ramener au
cas où σ
est elliptique ; c’est tout à fait loisible quitte à remplacer ˜
R
par un de ses
sous-groupes de Levi qui ne sera pas plus relevant et on ne perd pas l’hypothèse
de stabilité grâce à la section 2 de [XI] et [IV] 2.8. L’automorphisme se lit alors
sur l’ensemble des fonctions cuspidales dont le support est formé d’éléments elliptiques et il est montré en [II] 1.14 qu’en sommant sur z, on obtient 0. Dualement
on a donc aussi 0 pour σ
elliptique et c’est ce qui était cherché.
X.4.5 La stabilisation géométrique et la stabilisation spectrale
Ici on démontre que la stabilisation locale géométrique entraîne la stabilisation
locale spectrale. On fixe ˜
M un espace de Levi de ˜
G et M
une donnée endoscopique
elliptique de ˜
M . On fixe aussi une représentation stable π
M de M
et on note π
la ω-représentation de ˜
M que l’on obtient par transfert.
Corollaire.
(i) Sous les deux premières hypothèses de 3.5 (avec ˜
M fixé comme en 3.5) et
sous l’hypothèse que pour toutes les intégrales orbitales pondérées de la forme
I
˜
G
˜
L
et I
˜
G,E
˜
L
sont égales, pour ˜
L ∈ L( ˜
M ) y compris ˜
L = ˜
M , alors on a la
stabilisation des caractères pondérés :
I
˜
G,E
M (π
M , λ, X, f) = I
˜
G
˜
M
(π, λ, X, f ).
(ii) On ne suppose que l’hypothèse de stabilisation géométrique pour ˜
G remplacé
par ses espaces de Levi propres. Alors la conclusion est vraie pour les représentations π
M de caractère central unitaire et pour λ dans un petit voisinage
de l’axe imaginaire.
Le (ii) est un point clé de la stabilisation et résulte d’une astuce (cf. la preuve)
remarquée par J. Arthur.
