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Chapitre X. Stabilisation spectrale
Proposition.
(i) On ne fait pas d’hypothèse sur ˜
G, ω.
I
˜
G
spec (ω, f 1 , f 2 )
=
iA ∗
˜
G,F
dλ
˜
M,χ ˜
M ,τ
| Stab W G ×iA ∗
˜
G
(ind τ )|
−1 ι(ind τ )tr τ λ (f 1, ˜
M ) tr τ λ (f 2, ˜
M )
où ˜
M parcourt les classes de conjugaison d’espaces de Levi et où les τ parcourt l’ensemble des représentations elliptiques de ˜
M dont l’induite à ˜
G est
irréductible (modulo conjugaison sous le normalisateur de ˜
M dans G) de caractère central χ M .
(ii) Ici on suppose que ˜
G, ω est à torsion intérieure avec ω = 1 et G quasidéployé. Il existe un système de coefficients b( ˜
M , χ ˜
M , φ, φ
) centralement fini
indexé par les données précédant l’énoncé (les espaces de Levi sont pris à
conjugaison près), identiquement nul pour presque tout χ M tel que pour toute
paire de fonctions f 1 , f 2 ,
SI
˜
G
spec (f 1 , f 2 ) =
iA ∗
˜
G,F
˜
M,χM ,φ,φ
b( ˜
M , χ M , φ, φ
)tr φ λ (f 1, ˜
M )tr φ
λ (f 2, ˜
M ) dλ,
où l’indice λ est la tensorisation par λ.
(i) Il faut d’abord remarquer que dans I
˜
G
spec seules des représentations discrètes de ˜
G interviennent. De plus, on a bien une somme d’intégrales sur iA
∗
˜
G,F
de produit tr τ λ (f 1 ) tr τ λ (f 2 ), où comme on vient de le dire τ est discrète. Or une
représentation discrète est induite d’une représentation elliptique comme on l’a vu
dans X.3.3 pour un unique espace de Levi de ˜
G (unique à conjugaison près). Cela
donne (i)
(ii) On raisonne comme dans la proposition précédente : on applique le résultat par récurrence aux données endoscopiques elliptiques propres. On remarque
qu’un sous-groupe de Levi, M
d’une donnée endoscopique elliptique G
qui n’est
pas relevant pour ˜
G a une contribution nulle car il s’applique à f
G
M = 0. On n’a
donc qu’à transférer des représentations elliptiques stables de sous-groupes endoscopiques elliptiques d’espaces de Levi de ˜
G. Un tel transfert est une combinaison
linéaire de représentations elliptiques de ce sous-espace de Levi. Cela montre une
formule comme dans l’énoncé mais sans savoir que les φ et φ
sont stables.
Pour avoir cette stabilité, on utilise encore [IV] 2.8 dans le cas archimédien
et le paragraphe 2 de [XI] dans le cas p-adique.
Remarque sur la stabilisation locale spectrale
Ici on revient à un espace ˜
G général, donc on ne connaît plus la stabilisation
des intégrales orbitales pondérées et on n’a ni la stabilisation géométrique ni la
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