Facteurs humains et ergonomie en informatique médicale
517
L’automatisation de ces systèmes en étendant l’importance et la complexité des
tâches dévolues aux agents informatiques va rendre la coopération hommemachine aussi importante que la coopération entre les individus eux-mêmes.
Les outils et systèmes technologiques sont des « fenêtres » par lesquelles les
opérateurs accèdent au système socio-technique, fournissant aux opérateurs
une représentation « médiée » du domaine de travail. Par exemple, pour la
gestion de centrales nucléaires, les données de terrain ne peuvent être directement observées par un opérateur pour appréhender l’information et passent
toujours par un outil technologique, ajoutant donc un facteur interprétatif
supplémentaire.
Par ailleurs, il ne faut pas négliger le fait que les systèmes socio-techniques
complexes sont donc aussi caractérisés par le fait qu’ils concernent des situations incertaines, changeantes, et parfois même à risques. Ceci implique qu’ils
doivent être robustes et adaptatifs à un ensemble de conditions possibles,
comme par exemple, des événements rares ou nouveaux.
Pour les ergonomes, les enjeux actuels sont donc d’étudier, de concevoir et
d’améliorer les situations de travail incluses dans des systèmes socio-techniques complexes, considérant l’évolution de notre société qui non seulement
propose des outils de travail mais aussi des organisations sociales de plus en
plus sophistiquées. Cette constatation a été effectuée voilà une vingtaine d’années et a amené la constitution d’un domaine dit « cognitive engineering » ou
encore « ingénierie de la cognition » à ne pas confondre avec « l’ingénierie des
connaissances ». Cette approche recouvre l’analyse, la conception et l’évaluation des systèmes socio-techniques complexes. La clé est de comprendre les
différentes couches de la figure 4 (contexte, infrastructure organisationnelle,
opérateurs et système technologique) et, plus important encore, les interactions
entre ces différentes couches car même si elles apparaissent indépendantes, elles
Fig. 4 – Architecture globale des couches
d’un système socio-technique complexe.
(D’après Vicente KJ (1999) Cognitive work
analysis: toward safe, productive, and healthy
computer-based work. Mahwah NJ, Lawrence
Erlbaum Associates.)
517
L’automatisation de ces systèmes en étendant l’importance et la complexité des
tâches dévolues aux agents informatiques va rendre la coopération hommemachine aussi importante que la coopération entre les individus eux-mêmes.
Les outils et systèmes technologiques sont des « fenêtres » par lesquelles les
opérateurs accèdent au système socio-technique, fournissant aux opérateurs
une représentation « médiée » du domaine de travail. Par exemple, pour la
gestion de centrales nucléaires, les données de terrain ne peuvent être directement observées par un opérateur pour appréhender l’information et passent
toujours par un outil technologique, ajoutant donc un facteur interprétatif
supplémentaire.
Par ailleurs, il ne faut pas négliger le fait que les systèmes socio-techniques
complexes sont donc aussi caractérisés par le fait qu’ils concernent des situations incertaines, changeantes, et parfois même à risques. Ceci implique qu’ils
doivent être robustes et adaptatifs à un ensemble de conditions possibles,
comme par exemple, des événements rares ou nouveaux.
Pour les ergonomes, les enjeux actuels sont donc d’étudier, de concevoir et
d’améliorer les situations de travail incluses dans des systèmes socio-techniques complexes, considérant l’évolution de notre société qui non seulement
propose des outils de travail mais aussi des organisations sociales de plus en
plus sophistiquées. Cette constatation a été effectuée voilà une vingtaine d’années et a amené la constitution d’un domaine dit « cognitive engineering » ou
encore « ingénierie de la cognition » à ne pas confondre avec « l’ingénierie des
connaissances ». Cette approche recouvre l’analyse, la conception et l’évaluation des systèmes socio-techniques complexes. La clé est de comprendre les
différentes couches de la figure 4 (contexte, infrastructure organisationnelle,
opérateurs et système technologique) et, plus important encore, les interactions
entre ces différentes couches car même si elles apparaissent indépendantes, elles
Fig. 4 – Architecture globale des couches
d’un système socio-technique complexe.
(D’après Vicente KJ (1999) Cognitive work
analysis: toward safe, productive, and healthy
computer-based work. Mahwah NJ, Lawrence
Erlbaum Associates.)
