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Informatique médicale, e-Santé
appartiennent les individus. Il possède cinq composantes principales : les individus, les tâches, les outils et techniques, l’organisation et l’environnement.
Comme nous l’avons décrit précédemment, les systèmes socio-techniques
sont qualifiés de « complexes » lorsque l’organisation de travail met en interaction des organisations sociales qui structurent des groupes d’opérateurs sur
des tâches données et des systèmes techniques qui organisent des outils et des
technologies. Ils sont censés gérer et superviser les processus d’un système luimême qualifié de complexe (système de production industriel, organisation
sociale institutionnelle comme un hôpital ou une université…), qui met en jeu
des compétences, des procédures et des protocoles de décision spécifiques.
De nombreux facteurs contribuent à la complexité des systèmes socio-techniques, comme l’organisation sociale des acteurs ou leur hétérogénéité, ou
encore leur distribution géographique. Les systèmes complexes sont habituellement composés d’acteurs de compétences et de rôles différents, d’origines différentes (les patients et leurs familles, les personnels administratifs,
les personnels de santé), et ayant des buts ou des activités communes pour
faire en sorte que le système fonctionne correctement. De fait, ces acteurs
ont leurs propres perspectives et représentations face à la situation pouvant
impliquer des conflits de valeurs qui devront être traités pour atteindre le but
commun. Cette situation implique la nécessité fondamentale d’une communication claire entre les acteurs, pour effectivement coordonner les actions des
différentes parties impliquées, ce qui devient extrêmement difficile dans le cas
d’organisations sociales de plusieurs centaines de personnes. La coordination
requise est d’autant plus complexe que les opérateurs sont localisés dans des
espaces, des lieux différents au sein du même système socio-technique. En
effet, la séparation géographique des acteurs va rendre la communication et
la coordination de leurs actions et des décisions plus difficile et va initier ou
renforcer les facteurs de différentiation culturelle. Ainsi, par exemple, le service
de cardiologie d’un hôpital X aura un mode de fonctionnement collectif spécifique qui sera différent du service de gériatrie du même hôpital, même s’ils ont
un recrutement commun de patients. D’une façon générale, il faut considérer
que les membres des équipes médicales ou d’un même service sont dépendants
les uns des autres, partagent les ressources disponibles (dont les systèmes et
logiciels), et interagissent au cours de leurs activités communes. Ces interactions observables pourront être :
– des événements associant les acteurs dans leurs activités de coopération
et de collaboration lors de l’exécution et de la planification des actions à
entreprendre. Ce sera en particulier des interférences, des ajustements, du
contrôle mutuel, des délégations et des allocations de tâches ;
– des actions résultant des activités cognitives mises en œuvre par les
membres de l’équipe médicale. Ce sera en particulier les actions associées
à la gestion des informations et le diagnostic de la situation qui permettent
la construction d’une représentation commune, et ce quelles que soient
les compositions des équipes observées en matière d’expertise, de taille et
d’organisation.
Informatique médicale, e-Santé
appartiennent les individus. Il possède cinq composantes principales : les individus, les tâches, les outils et techniques, l’organisation et l’environnement.
Comme nous l’avons décrit précédemment, les systèmes socio-techniques
sont qualifiés de « complexes » lorsque l’organisation de travail met en interaction des organisations sociales qui structurent des groupes d’opérateurs sur
des tâches données et des systèmes techniques qui organisent des outils et des
technologies. Ils sont censés gérer et superviser les processus d’un système luimême qualifié de complexe (système de production industriel, organisation
sociale institutionnelle comme un hôpital ou une université…), qui met en jeu
des compétences, des procédures et des protocoles de décision spécifiques.
De nombreux facteurs contribuent à la complexité des systèmes socio-techniques, comme l’organisation sociale des acteurs ou leur hétérogénéité, ou
encore leur distribution géographique. Les systèmes complexes sont habituellement composés d’acteurs de compétences et de rôles différents, d’origines différentes (les patients et leurs familles, les personnels administratifs,
les personnels de santé), et ayant des buts ou des activités communes pour
faire en sorte que le système fonctionne correctement. De fait, ces acteurs
ont leurs propres perspectives et représentations face à la situation pouvant
impliquer des conflits de valeurs qui devront être traités pour atteindre le but
commun. Cette situation implique la nécessité fondamentale d’une communication claire entre les acteurs, pour effectivement coordonner les actions des
différentes parties impliquées, ce qui devient extrêmement difficile dans le cas
d’organisations sociales de plusieurs centaines de personnes. La coordination
requise est d’autant plus complexe que les opérateurs sont localisés dans des
espaces, des lieux différents au sein du même système socio-technique. En
effet, la séparation géographique des acteurs va rendre la communication et
la coordination de leurs actions et des décisions plus difficile et va initier ou
renforcer les facteurs de différentiation culturelle. Ainsi, par exemple, le service
de cardiologie d’un hôpital X aura un mode de fonctionnement collectif spécifique qui sera différent du service de gériatrie du même hôpital, même s’ils ont
un recrutement commun de patients. D’une façon générale, il faut considérer
que les membres des équipes médicales ou d’un même service sont dépendants
les uns des autres, partagent les ressources disponibles (dont les systèmes et
logiciels), et interagissent au cours de leurs activités communes. Ces interactions observables pourront être :
– des événements associant les acteurs dans leurs activités de coopération
et de collaboration lors de l’exécution et de la planification des actions à
entreprendre. Ce sera en particulier des interférences, des ajustements, du
contrôle mutuel, des délégations et des allocations de tâches ;
– des actions résultant des activités cognitives mises en œuvre par les
membres de l’équipe médicale. Ce sera en particulier les actions associées
à la gestion des informations et le diagnostic de la situation qui permettent
la construction d’une représentation commune, et ce quelles que soient
les compositions des équipes observées en matière d’expertise, de taille et
d’organisation.
