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Informatique médicale, e-Santé
lors des tests. Si l’outil est d’installation récente, le test révèle surtout
les problèmes d’intuitivité (« ease of Learning »). Si l’outil est installé
depuis plus longtemps et tourne déjà en routine, le test révèle plutôt les
problèmes de puissance (« ease of use »). L’idéal est de pouvoir échantillonner les périodes de test selon cette variable ou mieux encore de
procéder à une évaluation longitudinale.
19.2.3 Mise en œuvre
Risques liés à l’informatisation du circuit du médicament
La littérature portant sur la qualité de la prise en charge du patient abonde
et, pour une très large part, reconnaît l’informatisation de l’activité de prescription thérapeutique comme LA solution permettant de réduire de façon
significative les nombreuses erreurs médicales répertoriées (aide à la décision,
lisibilité des informations, accessibilité de l’information, absence de recopie,
etc.). Cependant, peu d’hôpitaux encore aujourd’hui possèdent un circuit du
médicament complètement informatisé, et ce quel que soit le pays. Lorsqu’une
partie de l’activité est tout de même informatisée, des problèmes d’usage des
systèmes sont observés. Certaines études soulignent la résistance des médecins
à saisir leurs ordres thérapeutiques, alors que les autres acteurs du circuit (pharmaciens ou infirmiers) paraissent davantage participatifs. En fait, les médecins
doutent de l’efficacité de ce genre de système, mais surtout perçoivent leur
charge de travail comme augmentée. Un système informatisé de prescription
change effectivement la distribution des tâches, notamment entre le médecin
et l’infirmier : le système a tendance à augmenter la tâche du médecin et à
simplifier celle de l’infirmier qui n’a plus en charge les commandes manuelles
de produits. Les médecins, en revanche, sont contraints de saisir eux-mêmes
leurs ordres thérapeutiques sur le système au lieu de les dicter à l’infirmier, à un
niveau de détail très précis et avec un système présentant souvent au mieux une
ergonomie acceptable. Il semble, de plus, que le système informatique provoque
un impact négatif sur les communications entre les médecins et les infirmiers
dans la mesure où il détériorerait les communications et ainsi empêcherait une
synchronisation efficace des informations entre les deux partenaires et provoquerait de nouvelles erreurs médicales.
Contexte de l’étude et méthodes utilisées
Nous allons illustrer une intervention ergonomique à partir de l’exemple
d’un projet d’évaluation de l’ergonomie d’une application de prescriptionadministration des médicaments, le logiciel DxCare ® développé par la société
Médasys, qui combine les fonctionnalités d’un logiciel d’aide à la prescription
et d’un dossier médical et de soin intégré 7 .
7. Tiré de Beuscart-Zéphir MC, Pelayo S, Anceaux F et al. (2005) Impact of CPOE on doctornurse coopération for the médication ordering and administration procès. Int J Med Inform
74: 629-41
Informatique médicale, e-Santé
lors des tests. Si l’outil est d’installation récente, le test révèle surtout
les problèmes d’intuitivité (« ease of Learning »). Si l’outil est installé
depuis plus longtemps et tourne déjà en routine, le test révèle plutôt les
problèmes de puissance (« ease of use »). L’idéal est de pouvoir échantillonner les périodes de test selon cette variable ou mieux encore de
procéder à une évaluation longitudinale.
19.2.3 Mise en œuvre
Risques liés à l’informatisation du circuit du médicament
La littérature portant sur la qualité de la prise en charge du patient abonde
et, pour une très large part, reconnaît l’informatisation de l’activité de prescription thérapeutique comme LA solution permettant de réduire de façon
significative les nombreuses erreurs médicales répertoriées (aide à la décision,
lisibilité des informations, accessibilité de l’information, absence de recopie,
etc.). Cependant, peu d’hôpitaux encore aujourd’hui possèdent un circuit du
médicament complètement informatisé, et ce quel que soit le pays. Lorsqu’une
partie de l’activité est tout de même informatisée, des problèmes d’usage des
systèmes sont observés. Certaines études soulignent la résistance des médecins
à saisir leurs ordres thérapeutiques, alors que les autres acteurs du circuit (pharmaciens ou infirmiers) paraissent davantage participatifs. En fait, les médecins
doutent de l’efficacité de ce genre de système, mais surtout perçoivent leur
charge de travail comme augmentée. Un système informatisé de prescription
change effectivement la distribution des tâches, notamment entre le médecin
et l’infirmier : le système a tendance à augmenter la tâche du médecin et à
simplifier celle de l’infirmier qui n’a plus en charge les commandes manuelles
de produits. Les médecins, en revanche, sont contraints de saisir eux-mêmes
leurs ordres thérapeutiques sur le système au lieu de les dicter à l’infirmier, à un
niveau de détail très précis et avec un système présentant souvent au mieux une
ergonomie acceptable. Il semble, de plus, que le système informatique provoque
un impact négatif sur les communications entre les médecins et les infirmiers
dans la mesure où il détériorerait les communications et ainsi empêcherait une
synchronisation efficace des informations entre les deux partenaires et provoquerait de nouvelles erreurs médicales.
Contexte de l’étude et méthodes utilisées
Nous allons illustrer une intervention ergonomique à partir de l’exemple
d’un projet d’évaluation de l’ergonomie d’une application de prescriptionadministration des médicaments, le logiciel DxCare ® développé par la société
Médasys, qui combine les fonctionnalités d’un logiciel d’aide à la prescription
et d’un dossier médical et de soin intégré 7 .
7. Tiré de Beuscart-Zéphir MC, Pelayo S, Anceaux F et al. (2005) Impact of CPOE on doctornurse coopération for the médication ordering and administration procès. Int J Med Inform
74: 629-41
