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Informatique médicale, e-Santé
données que sont construits les scénarios d’usage à partir desquels l’évaluation de l’ergonomie des systèmes pourra se faire. Dès que des maquettes ou des
prototypes des systèmes sont disponibles, ou que des sites pilotes commencent
à utiliser le système, une étape itérative d’évaluation de l’utilisabilité débute. Les
problèmes d’utilisabilité sont identifiés et documentés, accompagnés de propositions pour les résoudre. Lorsque le nouveau système répond aux besoins des
utilisateurs, il peut alors être mis sur le marché. Les trois approches standards
pour l’évaluation des interfaces utilisateurs sont les inspections ergonomiques,
les tests utilisateurs et les évaluations basées sur les modèles. Les deux premières
sont les plus utilisées par les experts en utilisabilité et ont été largement documentées. Les évaluations basées sur les modèles sont considérées comme limitées et encore immatures pour l’application et leur utilisation est actuellement
restreinte aux équipes de recherche.
Ainsi, les évaluations d’utilisabilité peuvent se faire dans des environnements
plus ou moins réalistes allant des études de laboratoire garantissant une bonne
validité interne, aux études de terrain dans un environnement réel de travail avec
de vrais utilisateurs donnant, quant à elles, une meilleure validité écologique.
– L’inspection ergonomique se fait en laboratoire sans utilisateurs. Également
e
appelée évaluation heuristique, elle permet à des évaluateurs de juger les
différents éléments du dialogue avec l’interface selon un certain nombre
de critères ergonomiques, souvent fondés sur des standards ou guidelines établis. La détermination de ces critères a donné lieu à de nombreux
travaux. En France, les critères les plus couramment utilisés ont été conçus
par un binôme de chercheurs constitué d’un informaticien et d’un ergonome (Scapin et Bastien, 1997, voir les lectures recommandées en fin de
chapitre), à partir de la synthèse d’environ 900 recommandations dans le
domaine de l’ergonomie informatique. Leur travail a abouti à une liste de
18 critères répartis en 8 dimensions (tableau I). D’un point de vue pratique,
plusieurs experts FH/ergonomes évaluent indépendamment les interfaces
utilisateurs à l’aide de ces critères. Les résultats présentent les problèmes
d’ergonomie dans leur contexte, avec les conséquences sur l’utilisation du
système et les recommandations éventuelles quant aux modifications à
apporter. Un degré de gravité est accordé à chaque défaut d’ergonomie
détecté, illustrant ainsi l’importance des modifications à apporter.
– Les tests utilisateurs se réalisent en général en situation simulée avec des
utilisateurs finaux dans un environnement contrôlé et le plus proche
possible de l’utilisation réelle du système. L’expert Facteurs Humains (FH)
donne à l’utilisateur des consignes qui vont le conduire à effectuer des
tâches représentatives de son activité. Un laboratoire d’utilisabilité permet
l’enregistrement des comportements des utilisateurs, de leurs verbalisations et de leurs interactions avec le système testé. Ces tests présupposent
la définition du périmètre d’observation : quelles fonctionnalités va-t-on
évaluer ? Dans quel contexte d’utilisation ? À l’aide d’une grille d’analyse,
un expert FH note les temps, les erreurs commises, les incompréhensions,
les impasses, tout événement qui montre une difficulté d’utilisation. Une
Informatique médicale, e-Santé
données que sont construits les scénarios d’usage à partir desquels l’évaluation de l’ergonomie des systèmes pourra se faire. Dès que des maquettes ou des
prototypes des systèmes sont disponibles, ou que des sites pilotes commencent
à utiliser le système, une étape itérative d’évaluation de l’utilisabilité débute. Les
problèmes d’utilisabilité sont identifiés et documentés, accompagnés de propositions pour les résoudre. Lorsque le nouveau système répond aux besoins des
utilisateurs, il peut alors être mis sur le marché. Les trois approches standards
pour l’évaluation des interfaces utilisateurs sont les inspections ergonomiques,
les tests utilisateurs et les évaluations basées sur les modèles. Les deux premières
sont les plus utilisées par les experts en utilisabilité et ont été largement documentées. Les évaluations basées sur les modèles sont considérées comme limitées et encore immatures pour l’application et leur utilisation est actuellement
restreinte aux équipes de recherche.
Ainsi, les évaluations d’utilisabilité peuvent se faire dans des environnements
plus ou moins réalistes allant des études de laboratoire garantissant une bonne
validité interne, aux études de terrain dans un environnement réel de travail avec
de vrais utilisateurs donnant, quant à elles, une meilleure validité écologique.
– L’inspection ergonomique se fait en laboratoire sans utilisateurs. Également
e
appelée évaluation heuristique, elle permet à des évaluateurs de juger les
différents éléments du dialogue avec l’interface selon un certain nombre
de critères ergonomiques, souvent fondés sur des standards ou guidelines établis. La détermination de ces critères a donné lieu à de nombreux
travaux. En France, les critères les plus couramment utilisés ont été conçus
par un binôme de chercheurs constitué d’un informaticien et d’un ergonome (Scapin et Bastien, 1997, voir les lectures recommandées en fin de
chapitre), à partir de la synthèse d’environ 900 recommandations dans le
domaine de l’ergonomie informatique. Leur travail a abouti à une liste de
18 critères répartis en 8 dimensions (tableau I). D’un point de vue pratique,
plusieurs experts FH/ergonomes évaluent indépendamment les interfaces
utilisateurs à l’aide de ces critères. Les résultats présentent les problèmes
d’ergonomie dans leur contexte, avec les conséquences sur l’utilisation du
système et les recommandations éventuelles quant aux modifications à
apporter. Un degré de gravité est accordé à chaque défaut d’ergonomie
détecté, illustrant ainsi l’importance des modifications à apporter.
– Les tests utilisateurs se réalisent en général en situation simulée avec des
utilisateurs finaux dans un environnement contrôlé et le plus proche
possible de l’utilisation réelle du système. L’expert Facteurs Humains (FH)
donne à l’utilisateur des consignes qui vont le conduire à effectuer des
tâches représentatives de son activité. Un laboratoire d’utilisabilité permet
l’enregistrement des comportements des utilisateurs, de leurs verbalisations et de leurs interactions avec le système testé. Ces tests présupposent
la définition du périmètre d’observation : quelles fonctionnalités va-t-on
évaluer ? Dans quel contexte d’utilisation ? À l’aide d’une grille d’analyse,
un expert FH note les temps, les erreurs commises, les incompréhensions,
les impasses, tout événement qui montre une difficulté d’utilisation. Une
