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Informatique médicale, e-Santé
la tâche (déterminants « externes ») et des caractéristiques des opérateurs
(déterminants « internes »), qui ne sont pas de simples « automates » qui
exécutent mécaniquement ce qu’on leur demande de faire mais s’approprient
les tâches et le contexte en les adaptant. Ils font appel à leurs savoirs, expériences et jugements pour élaborer les stratégies permettant l’accomplissement de ces mêmes tâches.
Les ergonomes établissent une distinction entre la tâche prescrite (ce que
l’opérateur doit faire et qui est défini par l’organisation) et la tâche effective (ce qu’il fait réellement sur le terrain). Plus précisément, la tâche prescrite (ou travail prescrit) recouvre tout ce qui, dans l’organisation du travail,
définit le rôle de chacun au sein d’une structure donnée, et qui est donc la
manière officielle de faire les choses. Sa description est conçue par celui qui
en commande l’exécution, donc l’organisation professionnelle qui emploie
l’opérateur. Elle peut concerner :
– les objectifs à atteindre en échange du salaire ;
– la manière de les atteindre, les consignes et procédures à suivre ;
– les moyens techniques mis à disposition ;
– la répartition des tâches entre les différents opérateurs ;
– les conditions temporelles de travail (horaires, durée) ;
– les conditions sociales (qualification, salaire) ;
– l’environnement physique de travail.
La description de la tâche prescrite joue un rôle clé dont dépendent fortement la qualité et la facilité de son accomplissement par le professionnel.
Par exemple, pour les infirmiers, la tâche prescrite se retrouve dans le code
de Santé Publique et les décrets sur le travail infirmier. Cette description
sera plus ou moins précise, généralement selon un formalisme spécifique
à l’employeur. Les fiches de poste sont les exemples les plus habituels de
rédaction de tâches prescrites pour un profil d’opérateur donné. On observe
qu’une même tâche peut avoir plusieurs descriptions possibles suivant
son rédacteur (un ingénieur n’aura pas la même vision qu’un responsable
ressource humaine) ou le formalisme de description adopté. La précision de
la description a une forte influence sur la future activité du professionnel.
Trop normatives, certaines consignes peuvent être trop lourdes à appliquer
et rendre leur exécution difficile. À l’inverse, certaines prescriptions peuvent
être très générales ou partielles, laissant à l’opérateur la libre définition des
conditions d’exécution de sa tâche (prescriptions floues). Ceci sans compter
la part d’implicite présente dans la rédaction, car toutes les conditions d’exécution ne sont pas forcément précisées. En conséquence, l’activité mise en
œuvre par l’opérateur va tenter de répondre aux exigences de la tâche prescrite en l’adaptant aux contraintes de la réalité de son travail. Il faut donc
distinguer la tâche prescrite (ce qui est attendu) de la tâche effective (la tâche
effectivement réalisée par l’opérateur), qui est la part des buts et des conditions d’exécution de la tâche prescrite qui est effectivement prise en compte
et exécutée (fig. 2).
Informatique médicale, e-Santé
la tâche (déterminants « externes ») et des caractéristiques des opérateurs
(déterminants « internes »), qui ne sont pas de simples « automates » qui
exécutent mécaniquement ce qu’on leur demande de faire mais s’approprient
les tâches et le contexte en les adaptant. Ils font appel à leurs savoirs, expériences et jugements pour élaborer les stratégies permettant l’accomplissement de ces mêmes tâches.
Les ergonomes établissent une distinction entre la tâche prescrite (ce que
l’opérateur doit faire et qui est défini par l’organisation) et la tâche effective (ce qu’il fait réellement sur le terrain). Plus précisément, la tâche prescrite (ou travail prescrit) recouvre tout ce qui, dans l’organisation du travail,
définit le rôle de chacun au sein d’une structure donnée, et qui est donc la
manière officielle de faire les choses. Sa description est conçue par celui qui
en commande l’exécution, donc l’organisation professionnelle qui emploie
l’opérateur. Elle peut concerner :
– les objectifs à atteindre en échange du salaire ;
– la manière de les atteindre, les consignes et procédures à suivre ;
– les moyens techniques mis à disposition ;
– la répartition des tâches entre les différents opérateurs ;
– les conditions temporelles de travail (horaires, durée) ;
– les conditions sociales (qualification, salaire) ;
– l’environnement physique de travail.
La description de la tâche prescrite joue un rôle clé dont dépendent fortement la qualité et la facilité de son accomplissement par le professionnel.
Par exemple, pour les infirmiers, la tâche prescrite se retrouve dans le code
de Santé Publique et les décrets sur le travail infirmier. Cette description
sera plus ou moins précise, généralement selon un formalisme spécifique
à l’employeur. Les fiches de poste sont les exemples les plus habituels de
rédaction de tâches prescrites pour un profil d’opérateur donné. On observe
qu’une même tâche peut avoir plusieurs descriptions possibles suivant
son rédacteur (un ingénieur n’aura pas la même vision qu’un responsable
ressource humaine) ou le formalisme de description adopté. La précision de
la description a une forte influence sur la future activité du professionnel.
Trop normatives, certaines consignes peuvent être trop lourdes à appliquer
et rendre leur exécution difficile. À l’inverse, certaines prescriptions peuvent
être très générales ou partielles, laissant à l’opérateur la libre définition des
conditions d’exécution de sa tâche (prescriptions floues). Ceci sans compter
la part d’implicite présente dans la rédaction, car toutes les conditions d’exécution ne sont pas forcément précisées. En conséquence, l’activité mise en
œuvre par l’opérateur va tenter de répondre aux exigences de la tâche prescrite en l’adaptant aux contraintes de la réalité de son travail. Il faut donc
distinguer la tâche prescrite (ce qui est attendu) de la tâche effective (la tâche
effectivement réalisée par l’opérateur), qui est la part des buts et des conditions d’exécution de la tâche prescrite qui est effectivement prise en compte
et exécutée (fig. 2).
