Informatique biomédicale et recherche en santé – Informatique translationnelle
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national ou international) constituent des prérequis sur le plan réglementaire et
éthique de toute démarche de recherche translationnelle.
Respecter des règles déontologiques de partage de données de santé dans un contexte
de recherche ou de santé publique
Il s’agit par ailleurs de clarifier avec les producteurs et les utilisateurs de
données ainsi que les représentants de la société civile les règles déontologiques
du partage de données de santé dans un contexte de recherche. Les modalités de
l’implication des producteurs de données lors de l’exploitation de ces données
dans un contexte différent du soin doivent être explicites.
En France, la CNIL et quelques Comités de Protection des Personnes (CPP)
ont débuté un protocole d’accord concernant le partage de données au sein des
hôpitaux. Certains hôpitaux mettent en place, après avis de la CNIL et du CPP,
un conseil de surveillance du partage de données de santé au sein de l’établissement dont le rôle est d’informer et d’appliquer les textes réglementaires en
vigueur sous forme d’avis et d’autorisation.
18.3.4 Enjeux économiques et industriels
Mesurer l’impact des interventions d’informatique translationnelle
Il existe encore peu d’études concernant l’impact de l’intégration de données
de soins et de recherche sur les processus de recherche biomédicale.
En ce qui concerne la recherche clinique (de promotion industrielle ou institutionnelle), des études sont en cours permettant d’évaluer dans quelle mesure
l’accès aux données des systèmes d’information cliniques permet de réduire
les coûts de mise à disposition de thérapeutiques innovantes (accélération et
amélioration qualitative et quantitative du recrutement de patients et de la
collecte de données).
Définir un modèle économique de l’accès aux données cliniques
L’organisation de l’accessibilité des données cliniques collectées dans le
cadre de la coordination des soins (mise en place et maintenance d’entrepôts de
données cliniques et d’infrastructure de recherche translationnelle) constitue
un projet de grande envergure nécessitant des moyens dédiés et pose donc la
question de la valorisation des données cliniques.
Sur le plan économique, l’enjeu est d’inciter les organismes producteurs et utilisateurs de données à dégager les ressources nécessaires à une meilleure utilisation des données pour la recherche et la santé publique. Il s’agit de concevoir un
modèle économique, notamment de la réutilisation des données, qui bénéficie à
tous les acteurs et renforce leur collaboration.
Si l’importance pour la recherche biomédicale des systèmes d’information
cliniques est désormais bien identifiée, il n’existe le plus souvent pas d’intégration opérationnelle car les institutions ne sont pas en capacité de construire et
maintenir les solutions répondant aux besoins exprimés.
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