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Informatique médicale, e-Santé
18.2.2 Les Systèmes d’Information de l’épidémiologie
et de la santé publique
Les SI pour la santé publique permettent la gestion de données collectées
dans un contexte de recherche épidémiologique ou de veille sanitaire.
Certaines de ces données ont une « vocation nationale » et permettent d’estimer de façon fiable des indicateurs nationaux.
Le rapport « Systèmes d’Information pour la Santé Publique – novembre 2009 »
du Haut Conseil de la Santé Publique distingue quatre grands groupes de
sources de données : les sources à vocation exhaustive ; le recensement général
de la population et les grandes enquêtes nationales en population générale du
système statistique public ; les systèmes de veille et les grandes enquêtes nationales auprès des professionnels et structures de soins.
Le développement des SI et de la transmission électronique de données dans le
domaine de la santé publique (ex. : certificats de décès électronique en ligne, transmission électronique de données de cancer ou de maladies infectieuses) contribue
à améliorer les délais de collecte et de mise à disposition de données encore trop
importants pour l’alerte mais aussi pour l’évaluation des politiques de santé.
Le Haut Conseil de la Santé Publique a établi des recommandations concernant
l’organisation et l’articulation des systèmes d’information nationaux et régionaux pour l’évaluation des objectifs de santé annexés à la loi du 9 août 2004
relative à la politique de santé publique et des plans de santé publique.
Sur les plans méthodologique et technique, le Haut Conseil de la Santé Publique
préconise de développer des dispositifs d’observation longitudinale en s’appuyant sur des cohortes existantes et en veillant à ce que les plans d’échantillonnage et les données collectées permettent de renseigner des indicateurs
de la loi de santé publique ; de mettre en place un dispositif de surveillance
systématique et permanente des inégalités sociales et territoriales de santé ; de
développer la recherche sur les systèmes d’information pour la santé publique
(notamment les méthodes de validation de données médicales, les méthodes
d’appariement probabiliste, de cryptage, de géolocalisation).
Par ailleurs, les dispositifs de recueil de données mis en place doivent faciliter le
partage de données à l’échelle européenne et internationale. À ce titre, les efforts
de standardisation des Systèmes d’Information de Santé Publique ont essentiellement été réalisés dans le cadre du Programme de médicalisation des systèmes
d’information (PMSI) et ont porté sur la structuration (RSS, RSA) et le codage
des données en utilisant des terminologies de référence (internationale comme
la CIM-10 ou nationale comme la CCAM).
18.2.3 Une nécessaire intégration des SI cliniques et des SI de la recherche
et de la santé publique
Dans un contexte de développement de la recherche translationnelle, afin
de pallier les insuffisances du recueil de données pour la recherche en santé,
l’enjeu n’est plus tant le développement des SI au sein de chacun des domaines
Informatique médicale, e-Santé
18.2.2 Les Systèmes d’Information de l’épidémiologie
et de la santé publique
Les SI pour la santé publique permettent la gestion de données collectées
dans un contexte de recherche épidémiologique ou de veille sanitaire.
Certaines de ces données ont une « vocation nationale » et permettent d’estimer de façon fiable des indicateurs nationaux.
Le rapport « Systèmes d’Information pour la Santé Publique – novembre 2009 »
du Haut Conseil de la Santé Publique distingue quatre grands groupes de
sources de données : les sources à vocation exhaustive ; le recensement général
de la population et les grandes enquêtes nationales en population générale du
système statistique public ; les systèmes de veille et les grandes enquêtes nationales auprès des professionnels et structures de soins.
Le développement des SI et de la transmission électronique de données dans le
domaine de la santé publique (ex. : certificats de décès électronique en ligne, transmission électronique de données de cancer ou de maladies infectieuses) contribue
à améliorer les délais de collecte et de mise à disposition de données encore trop
importants pour l’alerte mais aussi pour l’évaluation des politiques de santé.
Le Haut Conseil de la Santé Publique a établi des recommandations concernant
l’organisation et l’articulation des systèmes d’information nationaux et régionaux pour l’évaluation des objectifs de santé annexés à la loi du 9 août 2004
relative à la politique de santé publique et des plans de santé publique.
Sur les plans méthodologique et technique, le Haut Conseil de la Santé Publique
préconise de développer des dispositifs d’observation longitudinale en s’appuyant sur des cohortes existantes et en veillant à ce que les plans d’échantillonnage et les données collectées permettent de renseigner des indicateurs
de la loi de santé publique ; de mettre en place un dispositif de surveillance
systématique et permanente des inégalités sociales et territoriales de santé ; de
développer la recherche sur les systèmes d’information pour la santé publique
(notamment les méthodes de validation de données médicales, les méthodes
d’appariement probabiliste, de cryptage, de géolocalisation).
Par ailleurs, les dispositifs de recueil de données mis en place doivent faciliter le
partage de données à l’échelle européenne et internationale. À ce titre, les efforts
de standardisation des Systèmes d’Information de Santé Publique ont essentiellement été réalisés dans le cadre du Programme de médicalisation des systèmes
d’information (PMSI) et ont porté sur la structuration (RSS, RSA) et le codage
des données en utilisant des terminologies de référence (internationale comme
la CIM-10 ou nationale comme la CCAM).
18.2.3 Une nécessaire intégration des SI cliniques et des SI de la recherche
et de la santé publique
Dans un contexte de développement de la recherche translationnelle, afin
de pallier les insuffisances du recueil de données pour la recherche en santé,
l’enjeu n’est plus tant le développement des SI au sein de chacun des domaines
