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Informatique médicale, e-Santé
17.3.2 Télésurveillance
La télésurveillance consiste en la transmission et l’interprétation à distance
par un médecin d’un indicateur clinique, radiologique ou biologique recueilli
par le patient lui-même ou par un autre professionnel de santé. L’interprétation
de ces données peut aboutir à une décision d’intervention auprès du patient.
Dans sa définition réglementaire en France, la télésurveillance est un acte
médical. Dans d’autres pays, la télésurveillance peut aussi être assurée par
un autre professionnel de santé ou un aidant. La télésurveillance est un acte
médical synchrone, puisqu’elle repose sur un flux d’informations recueillies sur
le patient et transmises le plus souvent instantanément.
La télésurveillance repose sur l’envoi régulier et automatisé d’informations de
santé mesurées sur le patient durant ses activités quotidiennes. Le recueil et
l’émission vers le professionnel de santé pourront être effectués par un dispositif médical implantable (par exemple un défibrillateur implantable) ou par
un dispositif externe, médical (par exemple un électrocardiographe) ou non
médical (par exemple un pèse-personne). Du point de vue temporel, ce recueil
pourra avoir lieu tant à l’initiative du patient, qu’à des heures programmées ou
encore lors d’événements particuliers (par exemple une arythmie détectée par
un défibrillateur implantable). L’analyse du signal sera faite au fil de l’eau, soit
régulièrement, soit instantanément en cas de signal d’alerte.
Parmi les dispositifs externes on citera la surveillance à distance des grossesses
à risques. L’APHP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) utilise notamment
le télé-monitoring fœtal chez les femmes enceintes souffrant de diabète ou
d’insuffisance rénale. Cette technique, appliquée dans le cadre de l’hospitalisation à domicile, est nettement plus économique que l’hospitalisation traditionnelle et garantit une surveillance de même niveau. Plus généralement, la
télésurveillance au moyen de dispositifs externes est en cours de développement
ou d’utilisation dans plusieurs états chroniques : dialyse péritonéale à domicile, surveillance des patients hypertendus, insuffisance respiratoire chronique,
surveillance de la glycémie des patients diabétiques, adaptation des traitements
anticoagulants, etc. Ces dispositifs permettent des interventions circonstanciées
et plus précoces, tout en réduisant à la fois le nombre de consultations inutiles
et les hospitalisations. Globalement, dans tous les champs évalués, le coût de la
prise en charge est diminué.
La production systématique d’informations de grand volume pose de nouveaux
problèmes. Le flux d’information est très important, et nécessite un dispositif
d’analyse et d’alerte permettant une réaction adaptée des professionnels, parfois
dans un contexte d’urgence. Il faut donc organiser une vigilance permanente
assurée par des professionnels de santé dans le cadre d’astreintes. L’absence
de réaction en présence d’une information importante posera un problème
nouveau de responsabilité médico-légale. En outre, afin de rendre une telle
vigilance réaliste et d’un coût acceptable, les signaux doivent être filtrés, afin
de séparer les signaux normaux des signaux anormaux. Des systèmes d’aide
Informatique médicale, e-Santé
17.3.2 Télésurveillance
La télésurveillance consiste en la transmission et l’interprétation à distance
par un médecin d’un indicateur clinique, radiologique ou biologique recueilli
par le patient lui-même ou par un autre professionnel de santé. L’interprétation
de ces données peut aboutir à une décision d’intervention auprès du patient.
Dans sa définition réglementaire en France, la télésurveillance est un acte
médical. Dans d’autres pays, la télésurveillance peut aussi être assurée par
un autre professionnel de santé ou un aidant. La télésurveillance est un acte
médical synchrone, puisqu’elle repose sur un flux d’informations recueillies sur
le patient et transmises le plus souvent instantanément.
La télésurveillance repose sur l’envoi régulier et automatisé d’informations de
santé mesurées sur le patient durant ses activités quotidiennes. Le recueil et
l’émission vers le professionnel de santé pourront être effectués par un dispositif médical implantable (par exemple un défibrillateur implantable) ou par
un dispositif externe, médical (par exemple un électrocardiographe) ou non
médical (par exemple un pèse-personne). Du point de vue temporel, ce recueil
pourra avoir lieu tant à l’initiative du patient, qu’à des heures programmées ou
encore lors d’événements particuliers (par exemple une arythmie détectée par
un défibrillateur implantable). L’analyse du signal sera faite au fil de l’eau, soit
régulièrement, soit instantanément en cas de signal d’alerte.
Parmi les dispositifs externes on citera la surveillance à distance des grossesses
à risques. L’APHP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) utilise notamment
le télé-monitoring fœtal chez les femmes enceintes souffrant de diabète ou
d’insuffisance rénale. Cette technique, appliquée dans le cadre de l’hospitalisation à domicile, est nettement plus économique que l’hospitalisation traditionnelle et garantit une surveillance de même niveau. Plus généralement, la
télésurveillance au moyen de dispositifs externes est en cours de développement
ou d’utilisation dans plusieurs états chroniques : dialyse péritonéale à domicile, surveillance des patients hypertendus, insuffisance respiratoire chronique,
surveillance de la glycémie des patients diabétiques, adaptation des traitements
anticoagulants, etc. Ces dispositifs permettent des interventions circonstanciées
et plus précoces, tout en réduisant à la fois le nombre de consultations inutiles
et les hospitalisations. Globalement, dans tous les champs évalués, le coût de la
prise en charge est diminué.
La production systématique d’informations de grand volume pose de nouveaux
problèmes. Le flux d’information est très important, et nécessite un dispositif
d’analyse et d’alerte permettant une réaction adaptée des professionnels, parfois
dans un contexte d’urgence. Il faut donc organiser une vigilance permanente
assurée par des professionnels de santé dans le cadre d’astreintes. L’absence
de réaction en présence d’une information importante posera un problème
nouveau de responsabilité médico-légale. En outre, afin de rendre une telle
vigilance réaliste et d’un coût acceptable, les signaux doivent être filtrés, afin
de séparer les signaux normaux des signaux anormaux. Des systèmes d’aide
