La e-Santé
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à la décision doivent donc être développés. Un problème supplémentaire se
pose : c’est celui de l’intégration des différentes données disponibles (nature de
l’alerte, caractéristiques du patient, traitement en cours, historique personnel,
connaissances du professionnel) afin d’éviter la survenue de faux positifs
(signaux d’alertes survenant lors de situations ne justifiant pas d’intervention,
bruit ou over-alerting) et la survenue de faux négatifs (absence de signal d’alerte
alors qu’une intervention est nécessaire, silence).
Inversement, de tels dispositifs permettront de constituer de gigantesques
entrepôts de données dont l’analyse rétrospective sera riche en enseignements.
Ce point sera abordé plus loin dans le paragraphe 17.5.
17.3.3 Téléconsultation
La téléconsultation permet à un patient de consulter un médecin qui se
trouve à distance. Pour ce faire, le patient pourra être assisté par un autre professionnel de santé présent à ses côtés. S’il s’agit de deux médecins, le médecin
auprès du patient sera nommé « médecin requérant » tandis que le médecin
Stimulateurs cardiaques et télésurveillance
Parmi les dispositifs implantables, un cas d’école est celui des stimulateurs
cardiaques, dans le cadre de la télécardiologie. Le premier stimulateur
cardiaque a été posé en 1958. Des stimulateurs asservis à la contractilité
myocardique ont été posés à partir de 1994. Ces stimulateurs sont
capables d’adapter leur fonctionnement à l’activité électrique du
myocarde, sans toutefois être capables d’exporter l’information analysée.
En 2001, pour la première fois un stimulateur cardiaque a transmis
des informations sans fil à un récepteur externe. De nos jours, près de
70 000 stimulateurs cardiaques sont implantés chaque année en France.
Les stimulateurs actuels communiquent sans fil avec un boîtier installé
au domicile du patient. Ce boîtier, via le réseau téléphonique, transmet
régulièrement des données sur le fonctionnement de l’appareil (niveau
de charge des batteries, résultats d’autotests) ainsi que des données
sur l’activité cardiaque du patient, tels les incidents rythmologiques
détectés et éventuellement traités par le dispositif. Les informations sont
transmises à une plateforme technique et, lorsque nécessaire, des alertes
sont envoyées au médecin responsable du suivi du patient, par email
ou par SMS. Le médecin peut ensuite consulter l’information détaillée
sur une plateforme web sécurisée. Les différentes études montrent une
qualité de l’information transmise comprise entre 92 et 100 %. Les études
cliniques sont riches d’enseignements : ces dispositifs permettent de
réduire le nombre de consultations, ainsi que le nombre d’événements
indésirables et la durée de séjour postopératoire. Le rapport coûtefficacité est nettement favorable.
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