La e-Santé
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Afin d’introduire des outils efficaces, il convient de bien appréhender
la notion de coopération. Le Dictionnaire de la Psychologie Larousse en
propose la définition suivante « situation ou comportement caractérisé par
la volonté des acteurs d’aboutir à un résultat qui soit bénéfique à chacun
d’entre eux ». Ce concept se décline en fait comme un continuum selon
les activités envisagées. Les outils qui vont pouvoir supporter la coopération sont différents selon les besoins induits par les différents types de
coopération :
– parfois simple partage de ressources communes : fichiers, photos,
dossiers patients ;
– parfois partage plus complexe d’activités communes : réaliser un travail
conjoint à l’aide d’outils de communication, messagerie instantanée,
visioconférence, annotation de document partagé via des outils du type
tableau blanc par exemple ;
– parfois réalisation d’activités complexes se coordonnant entre elles, ou
de séquences de tâches nécessitant une coordination.
Selon Schmidt, le travail coopératif peut ainsi se subdiviser en trois grandes
classes.
– On parle de coopération additive lorsque plusieurs personnes travaillent
conjointement à la réalisation d’une tâche qui aurait été impossible
pour chaque individu pris isolément, en combinant leurs capacités et
efforts (ex. : des milliers d’ouvriers collaborent à la réalisation d’une
pyramide, au creusement d’un canal, etc.).
– On parle de coopération intégrante lorsque de multiples spécialistes
se concertent, avec une notion de supervision. Ce type de coopération
est très fréquent dans le monde médical, où l’équipe de soignants est
constituée de personnes possédant des expertises complémentaires.
Même si chacun des partenaires effectue une tâche qui lui est propre,
ils partagent un même objectif, complétant leurs efforts en contrôlant
l’avancement global de la tâche partagée.
– Enfin, on parle de coopération de débat lorsqu’il s’agit de confronter
des opinions, de proposer ou étudier des idées, suggestions, éventualités, définitions, conjectures, résultats, activité fréquente dans le cadre
de la décision médicale (comme par exemple les réunions de concertation multidisciplinaires).
Lorsque le travail est subdivisé en plusieurs sous-tâches réalisées par des
intervenants différents, la coordination des sous-tâches entre elles devient,
en soi, un enjeu important : il s’agit de synchroniser ces sous-tâches et d’assurer l’allocation et la planification des ressources.
C’est pourquoi la e-Santé se fonde sur les travaux fondamentaux de la
thématique « Travail Coopératif Assisté par Ordinateur » qui a pour objectif
d’étudier comment les activités coopératives et leur coordination peuvent
être prises en charge par des systèmes informatiques en étudiant comment
les personnes travaillent en commun et en quoi l’introduction d’outils informatique va affecter leur comportement de groupe.
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