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Informatique médicale, e-Santé
pouvant rendre les individus plus autonomes et plus responsables de
la prise en charge de leur santé et modifier ainsi progressivement leur
dialogue avec les professionnels.
17.2 Les théories scientifiques du Travail Coopératif (TCAO)
17.2.1 Introduction
Les activités de la e-Santé impliquent leurs participants, qu’ils soient professionnels de santé, patients, famille ou aidants, dans une activité de travail collaboratif. Nous allons dans ce chapitre présenter quelques pistes scientifiques
issues de la théorie du Travail Coopératif Assisté par Ordinateur (TCAO), en
anglais CSCW (pour « Computer Supported Cooperative Work ») permettant
de modéliser les activités coopératives de la e-Santé.
17.2.2 Le travail coopératif
Communication et coopération constituent des points clés pour améliorer
et maintenir une bonne continuité et une bonne qualité de la prise en charge
des patients. Dans les tâches de soins et dans la pratique médicale, les activités
de coopération sont essentielles.
– Ce sont des activités extrêmement présentes dans la pratique médicale.
L’activité de soins amène des personnes qui ont des spécificités différentes
à se coordonner régulièrement (infirmières, généralistes, spécialistes,
kinésithérapeutes, etc.). Même dans des situations où ces personnes se
rencontrent rarement, elles ne travaillent jamais isolément et leur activité
de soins doit se coordonner avec celle des autres professionnels de santé.
– Ce sont des activités extrêmement importantes pour la qualité des soins. De
nombreuses études ont montré que, dès lors que la communication perd
de sa qualité, des erreurs dans la prise en charge des soins vont apparaitre
(modification de soins non répercutée, contrôle par un tiers non réalisable, etc.). Ces défauts de coordination peuvent avoir des répercussions
extrêmement graves voire vitales pour le patient.
– Ce sont des activités nécessaires à l’introduction de nouveaux services. Il
reste beaucoup à faire pour améliorer la communication entre les différents partenaires de santé (hôpitaux, médecins généralistes ou spécialistes,
tutelles, organismes de prise en charge à domicile) et avec le patient et ses
aidants.
– Ce sont des activités en plein essor grâce aux TIC. Les professionnels de
r
santé et les patients intègrent dans la pratique des soins les mêmes outils
mobiles, ubiquitaires, connectés qui émergent et s’utilisent dans la pratique
quotidienne classique.
– La conjonction des activités des réseaux de soins et des réseaux sociaux
amplifie encore la nécessité de communication et de coordination entre
acteurs.
Informatique médicale, e-Santé
pouvant rendre les individus plus autonomes et plus responsables de
la prise en charge de leur santé et modifier ainsi progressivement leur
dialogue avec les professionnels.
17.2 Les théories scientifiques du Travail Coopératif (TCAO)
17.2.1 Introduction
Les activités de la e-Santé impliquent leurs participants, qu’ils soient professionnels de santé, patients, famille ou aidants, dans une activité de travail collaboratif. Nous allons dans ce chapitre présenter quelques pistes scientifiques
issues de la théorie du Travail Coopératif Assisté par Ordinateur (TCAO), en
anglais CSCW (pour « Computer Supported Cooperative Work ») permettant
de modéliser les activités coopératives de la e-Santé.
17.2.2 Le travail coopératif
Communication et coopération constituent des points clés pour améliorer
et maintenir une bonne continuité et une bonne qualité de la prise en charge
des patients. Dans les tâches de soins et dans la pratique médicale, les activités
de coopération sont essentielles.
– Ce sont des activités extrêmement présentes dans la pratique médicale.
L’activité de soins amène des personnes qui ont des spécificités différentes
à se coordonner régulièrement (infirmières, généralistes, spécialistes,
kinésithérapeutes, etc.). Même dans des situations où ces personnes se
rencontrent rarement, elles ne travaillent jamais isolément et leur activité
de soins doit se coordonner avec celle des autres professionnels de santé.
– Ce sont des activités extrêmement importantes pour la qualité des soins. De
nombreuses études ont montré que, dès lors que la communication perd
de sa qualité, des erreurs dans la prise en charge des soins vont apparaitre
(modification de soins non répercutée, contrôle par un tiers non réalisable, etc.). Ces défauts de coordination peuvent avoir des répercussions
extrêmement graves voire vitales pour le patient.
– Ce sont des activités nécessaires à l’introduction de nouveaux services. Il
reste beaucoup à faire pour améliorer la communication entre les différents partenaires de santé (hôpitaux, médecins généralistes ou spécialistes,
tutelles, organismes de prise en charge à domicile) et avec le patient et ses
aidants.
– Ce sont des activités en plein essor grâce aux TIC. Les professionnels de
r
santé et les patients intègrent dans la pratique des soins les mêmes outils
mobiles, ubiquitaires, connectés qui émergent et s’utilisent dans la pratique
quotidienne classique.
– La conjonction des activités des réseaux de soins et des réseaux sociaux
amplifie encore la nécessité de communication et de coordination entre
acteurs.
