La e-Santé
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alors justifié par l’isolement des patients dans un état américain peu peuplé, et
par le manque de compétences locales.
En 1965, une première visioconférence en chirurgie cardiaque a eu lieu entre les
États-Unis et la Suisse, et le premier congrès sur la Télémédecine s’est tenu en
1973 dans le Michigan. Les technologies utilisées durant cette décade reposent
essentiellement sur le téléphone et la vidéoconférence.
Les années 1970 voient se structurer de nombreux projets même si ceux-ci
restent limités par la performance médiocre des moyens de communication, les
coûts élevés des télécommunications, l’absence d’organisation médico-sociale
adaptée et bien sûr l’absence de modèle économique.
Les militaires vont développer la télémédecine dans les années 1980, pour
soutenir des projets à destination des armées mais aussi de l’espace. La motivation principale de ces recherches et de ces projets applicatifs a pour cause
l’inaccessibilité de certains militaires ou des spationautes par des soignants qui
ne peuvent être sur place. Ainsi, dès la guerre du Vietnam, l’US Army a monté
des projets de télémédecine pour être plus proche des champs d’intervention
militaire. À la fin des années 1980, l’US Navy a développé la télé-expertise entre
différents bâtiments d’une flotte navale. La NASA a testé l’assistance médicale
aux astronautes. Dans le même temps, des applications civiles très proches
voient le jour, pour prendre soin ou surveiller des personnes isolées dans des
stations scientifiques de l’antarctique ou sur les stations pétrolières off-shore de
la Mer du Nord.
Le véritable essor de la télésanté s’est annoncé lors des années 1990 avec
la multiplication des projets d’envergure, l’implication de la Commission
Européenne, et des incitations à développer des applications au domaine de la
santé dans les régions d’Europe : télé-imagerie, téléconsultation, enseignement
virtuel, communication ville-hôpital, téléchirurgie, téléstaffs, télé-urgence…
Scientifiques, professionnels de santé, institutions ont fait émerger un grand
nombre de projets… dont peu ont résisté à l’expérience ou au temps. Mais les
bases de la e-Santé étaient jetées.
Les années 2000-2010 représentent l’époque de la maturité. Certaines applications sont utilisées en routine : la télé-urgence, la télé-imagerie, le dossier
médical partagé, les communications interhospitalières, la communication
laboratoires-médecins, la messagerie sécurisée, etc. Les projets qui se mettent en
place sont des projets matures, de grande ampleur, destinés à avoir un impact
fort sur la pratique professionnelle : téléradiologie de taille « industrielle »,
télédialyse, soins dans les prisons, soins à distance dans les zones rurales mal
desservies, dossier médical personnel, dossier pharmaceutique, etc.
Tous les facteurs sont apparemment réunis à partir de 2010 pour accélérer
le déploiement de la e-Santé : augmentation des affections chroniques dans
la population, nécessité de trouver des alternatives à l’hospitalisation voire
aux consultations répétitives et nécessité de développer des téléservices pour
la vie courante et le bien-être social. Par ailleurs, la maîtrise des technologies de l’information et de la communication par le plus grand nombre fait
évoluer les mentalités et rend l’acceptation des méthodes de la e-Santé plus
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alors justifié par l’isolement des patients dans un état américain peu peuplé, et
par le manque de compétences locales.
En 1965, une première visioconférence en chirurgie cardiaque a eu lieu entre les
États-Unis et la Suisse, et le premier congrès sur la Télémédecine s’est tenu en
1973 dans le Michigan. Les technologies utilisées durant cette décade reposent
essentiellement sur le téléphone et la vidéoconférence.
Les années 1970 voient se structurer de nombreux projets même si ceux-ci
restent limités par la performance médiocre des moyens de communication, les
coûts élevés des télécommunications, l’absence d’organisation médico-sociale
adaptée et bien sûr l’absence de modèle économique.
Les militaires vont développer la télémédecine dans les années 1980, pour
soutenir des projets à destination des armées mais aussi de l’espace. La motivation principale de ces recherches et de ces projets applicatifs a pour cause
l’inaccessibilité de certains militaires ou des spationautes par des soignants qui
ne peuvent être sur place. Ainsi, dès la guerre du Vietnam, l’US Army a monté
des projets de télémédecine pour être plus proche des champs d’intervention
militaire. À la fin des années 1980, l’US Navy a développé la télé-expertise entre
différents bâtiments d’une flotte navale. La NASA a testé l’assistance médicale
aux astronautes. Dans le même temps, des applications civiles très proches
voient le jour, pour prendre soin ou surveiller des personnes isolées dans des
stations scientifiques de l’antarctique ou sur les stations pétrolières off-shore de
la Mer du Nord.
Le véritable essor de la télésanté s’est annoncé lors des années 1990 avec
la multiplication des projets d’envergure, l’implication de la Commission
Européenne, et des incitations à développer des applications au domaine de la
santé dans les régions d’Europe : télé-imagerie, téléconsultation, enseignement
virtuel, communication ville-hôpital, téléchirurgie, téléstaffs, télé-urgence…
Scientifiques, professionnels de santé, institutions ont fait émerger un grand
nombre de projets… dont peu ont résisté à l’expérience ou au temps. Mais les
bases de la e-Santé étaient jetées.
Les années 2000-2010 représentent l’époque de la maturité. Certaines applications sont utilisées en routine : la télé-urgence, la télé-imagerie, le dossier
médical partagé, les communications interhospitalières, la communication
laboratoires-médecins, la messagerie sécurisée, etc. Les projets qui se mettent en
place sont des projets matures, de grande ampleur, destinés à avoir un impact
fort sur la pratique professionnelle : téléradiologie de taille « industrielle »,
télédialyse, soins dans les prisons, soins à distance dans les zones rurales mal
desservies, dossier médical personnel, dossier pharmaceutique, etc.
Tous les facteurs sont apparemment réunis à partir de 2010 pour accélérer
le déploiement de la e-Santé : augmentation des affections chroniques dans
la population, nécessité de trouver des alternatives à l’hospitalisation voire
aux consultations répétitives et nécessité de développer des téléservices pour
la vie courante et le bien-être social. Par ailleurs, la maîtrise des technologies de l’information et de la communication par le plus grand nombre fait
évoluer les mentalités et rend l’acceptation des méthodes de la e-Santé plus
