L’informatisation des officines pharmaceutiques
427
Le suivi des grandes pathologies : les pharmaciens étant appelés à suivre
certaines pathologies chroniques disposent dans certaines banques de données
d’une fonction leur permettant de préciser quelles pathologies ils décident
de suivre plus particulièrement : diabète, hypertension, dyslipidémies, etc.
Lorsqu’ils ont déterminé ces grandes pathologies, à l’issue d’une dispensation
pour un patient donné, un moteur d’inférence détecte les spécialités de l’ordonnance qui correspondent aux pathologies préalablement choisies. Il est alors
possible d’enregistrer pour le patient considéré la pathologie correspondant à
l’indication de l’une ou plusieurs des spécialités saisies, le dossier patient étant
alors renseigné pour être intégré à la cohorte des patients correspondant à cette
pathologie.
Les posologies usuelles sont également proposées par une des banques et apparaissent immédiatement sous la ligne de saisie de la présentation, tenant compte
en outre de l’âge du patient.
La charte de qualité des bases de données médicamenteuses
La HAS a rédigé une charte de qualité des banques de données
médicamenteuses et les principales banques françaises se sont engagées
à être conformes à cette charte, obtenant ainsi d’être agréées par la HAS.
Mais cet agrément est déclaratif et est accordé sans contrôle effectif.
16.3 La gestion des processus supports
16.3.1 La maîtrise des stocks et approvisionnements
De l’apparition en 1969, au salon du médicament à Genève, de la mini-carte
perforée aux solutions de gestion de stocks et approvisionnements aujourd’hui
intégrées, l’amélioration de la gestion des stocks et des approvisionnements a
été une préoccupation constante de l’officinal et de ses fournisseurs.
L’objectif est de permettre au pharmacien chef d’entreprise d’avoir la maîtrise
du montant de ses investissements en stock et du taux de service aux patientsconsommateurs à quelque niveau d’analyse que ce soit : l’article, la famille, le
fournisseur.
Le progiciel métier de l’officine permet de répartir l’ensemble de la collection
existante en classes de gestion homogènes, puis d’optimiser pour chacune de
ces classes les conditions de gestion et les objectifs.
Pour mémoire, toute gestion de stock concourt à engendrer deux types de
stocks : le stock de roulement et le stock de sécurité. L’utilisation de la formule
de Wilson permet d’optimiser le stock de roulement (quantité économique
d’approvisionnement et périodicité de commande) et de démontrer que la
périodicité de commande ne dépend que deux paramètres le chiffre d’affaires
réalisé par l’article étudié et un coefficient logistique spécifique à l’entreprise
Précédent

- 429/525

Suivant