426
Informatique médicale, e-Santé
Cinq banques de données sont présentes sur ce marché en 2011, mais seules
trois d’entre elles sont intégrées à un ou plusieurs logiciels de gestion d’officine
(Vidal, OCP et la banque Claude Bernard).
Les fonctions apportées par les banques de données aux logiciels
Des fonctions économiques tout d’abord. Les pharmaciens, pour la fonction
facturation et gestion du tiers payant, doivent disposer d’informations précises
et actualisées sur les prix de vente des présentations remboursables, leur base
de remboursement et leur taux de prise en charge par l’Assurance Maladie.
La substitution étant maintenant partie intégrante de la fonction pharmaceutique, les banques de données sont organisées de manière à permettre, lors de
la saisie d’une spécialité appartenant au répertoire des génériques, d’afficher
tous les génériques et le princeps qu’ils détiennent en stock pour sélectionner
l’un d’entre eux. Les excipients à effet notoire de chacun d’eux étant signalés, et
sous réserve que l’ordonnance médicale précise lesquels sont à éviter, ce critère
permet d’affiner la sélection d’une spécialité comme étant plus particulièrement adaptée au patient :
– des fonctions légales, telle l’inscription éventuelle sur liste afin de gérer
l’ordonnancier ou le statut des spécialités en matière de prescription dont
la vérification conditionne la prise en charge par l’Assurance Maladie ;
– des fonctions de prévention de l’iatrogénie qui se sont rapidement avérées
indispensables au travail d’analyse pharmaceutique accompagnant la
dispensation.
La plus ancienne de ces fonctions et encore aujourd’hui la plus importante est
la détection des interactions médicamenteuses. Cette détection s’effectue au fur
et à mesure de la saisie de la prescription médicale et prévient le professionnel
par une alerte dont la couleur est souvent associée avec le niveau de danger de
l’interaction : rouge pour les interactions contre-indiquées ou déconseillées et
orange pour les interactions nécessitant des précautions d’emploi ou simplement à prendre en compte. Dans la plupart des logiciels, le voyant d’alerte peut
être ouvert pour visualiser le couple de spécialités en interactions et consulter le
mécanisme d’action et la conduite à tenir.
Les contre-indications des spécialités par rapport à l’âge, la grossesse, les allergies et les pathologies sont d’une gestion plus sophistiquée car nécessitant la
tenue d’un dossier patient comportant ces renseignements. Dans les années
1980, les instances pharmaceutiques étaient opposées à la tenue d’un tel dossier
mais ces préventions sont aujourd’hui disparues. Le dossier patient est partiellement renseigné par le biais des informations administratives liées à la gestion
économique (âge, sexe), les informations staturo-pondérales, lorsqu’elles sont
prévues, permettent d’affiner le contrôle des posologies lorsque celles-ci existent
dans la banque de données liée au logiciel. Enfin, les facteurs de risque (allergies,
pathologies, grossesse, insuffisance rénale) permettent un contrôle des contreindications. Les nomenclatures proposées pour le renseignement du dossier
patient sont généralement les mêmes que celles proposées par les banques de
données aux médecins (CIM 10, CISP, MedDRA, dictionnaire SFMG).
Informatique médicale, e-Santé
Cinq banques de données sont présentes sur ce marché en 2011, mais seules
trois d’entre elles sont intégrées à un ou plusieurs logiciels de gestion d’officine
(Vidal, OCP et la banque Claude Bernard).
Les fonctions apportées par les banques de données aux logiciels
Des fonctions économiques tout d’abord. Les pharmaciens, pour la fonction
facturation et gestion du tiers payant, doivent disposer d’informations précises
et actualisées sur les prix de vente des présentations remboursables, leur base
de remboursement et leur taux de prise en charge par l’Assurance Maladie.
La substitution étant maintenant partie intégrante de la fonction pharmaceutique, les banques de données sont organisées de manière à permettre, lors de
la saisie d’une spécialité appartenant au répertoire des génériques, d’afficher
tous les génériques et le princeps qu’ils détiennent en stock pour sélectionner
l’un d’entre eux. Les excipients à effet notoire de chacun d’eux étant signalés, et
sous réserve que l’ordonnance médicale précise lesquels sont à éviter, ce critère
permet d’affiner la sélection d’une spécialité comme étant plus particulièrement adaptée au patient :
– des fonctions légales, telle l’inscription éventuelle sur liste afin de gérer
l’ordonnancier ou le statut des spécialités en matière de prescription dont
la vérification conditionne la prise en charge par l’Assurance Maladie ;
– des fonctions de prévention de l’iatrogénie qui se sont rapidement avérées
indispensables au travail d’analyse pharmaceutique accompagnant la
dispensation.
La plus ancienne de ces fonctions et encore aujourd’hui la plus importante est
la détection des interactions médicamenteuses. Cette détection s’effectue au fur
et à mesure de la saisie de la prescription médicale et prévient le professionnel
par une alerte dont la couleur est souvent associée avec le niveau de danger de
l’interaction : rouge pour les interactions contre-indiquées ou déconseillées et
orange pour les interactions nécessitant des précautions d’emploi ou simplement à prendre en compte. Dans la plupart des logiciels, le voyant d’alerte peut
être ouvert pour visualiser le couple de spécialités en interactions et consulter le
mécanisme d’action et la conduite à tenir.
Les contre-indications des spécialités par rapport à l’âge, la grossesse, les allergies et les pathologies sont d’une gestion plus sophistiquée car nécessitant la
tenue d’un dossier patient comportant ces renseignements. Dans les années
1980, les instances pharmaceutiques étaient opposées à la tenue d’un tel dossier
mais ces préventions sont aujourd’hui disparues. Le dossier patient est partiellement renseigné par le biais des informations administratives liées à la gestion
économique (âge, sexe), les informations staturo-pondérales, lorsqu’elles sont
prévues, permettent d’affiner le contrôle des posologies lorsque celles-ci existent
dans la banque de données liée au logiciel. Enfin, les facteurs de risque (allergies,
pathologies, grossesse, insuffisance rénale) permettent un contrôle des contreindications. Les nomenclatures proposées pour le renseignement du dossier
patient sont généralement les mêmes que celles proposées par les banques de
données aux médecins (CIM 10, CISP, MedDRA, dictionnaire SFMG).
