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Informatique médicale, e-Santé
Le dossier partagé dans les réseaux de soins :
exemple de la cancérologie
Le DMP tend à avoir un effet structurant pour l’ensemble du système
d’information de santé et en particulier pour l’informatisation des
activités de production de soins en réseau. Il s’agit d’expérimenter, sur la
base de ces services initiaux, des outils spécialisés à haute valeur ajoutée,
notamment dans le cadre de l’accompagnement de réseaux de soins tels
le Dossier Communicant de Cancérologie (DCC) ou le suivi du diabète.
L’ASIP Santé a signé un partenariat avec l’Institut National du Cancer
(INCa) centré sur le DCC. Le DMP doit permettre aux professionnels de
santé, y compris le médecin traitant, d’accéder à des données centrales en
termes de coordination des soins : données de réunions de concertation
pluridisciplinaire (RCP), comptes rendus d’anatomopathologie, comptes
rendus opératoires, lettres de sortie. Les réseaux régionaux de cancérologie
(RRC) assurent la maîtrise d’ouvrage du projet DCC au niveau régional. La
réflexion menée entre l’ASIP Santé et l’INCa permet également de s’ouvrir
à la mise en place d’un système d’information des réseaux régionaux,
pour gérer les outils et les services nécessaires à l’activité de cancérologie
(notamment annuaires de RCP, élaboration de programmes personnalisés
de soins (PPS), accès aux recommandations de pratique clinique et aux
registres des essais, etc.).
13.4. D’autres modèles et exemples étrangers
13.4.1 Initiatives institutionnelles
Angleterre
En Angleterre, l’interopérabilité des données de santé est administrée par le
« National Programme for IT (NPfIT) ». Elle est basée sur des services de messagerie point à point utilisant le modèle RIM de HL7 (CDA) et la SNOMED CT.
Il existe un identifiant unique national pour tout patient. Le modèle de participation a d’abord été basé sur l’autorisation du patient pour qu’un échange de
données soit permis (« opt-out »), mais ce mode a été délaissé en faveur d’un
« opt-in » qui assure plus facilement la continuité des soins (accès ouvert par
défaut). Les patients peuvent exercer leur droit d’« opt-out » quand il leur plait.
Allemagne
Le projet national allemand d’informatisation des données de santé a tenté
de relier 2 200 hôpitaux, 100 000 médecins, 21 000 pharmacies et 200 compagnies d’assurances publiques par la mise en place de la « Gesundheitskarte »,
une carte à puce compatible réseau. Mais ce projet a dû faire face à la résistance de la profession médicale, et en mai 2008, le « Deutscher Arztetag », un
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