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Informatique médicale, e-Santé
Le DMP peut constituer une source de données (au même titre que celles du
PMSI, des ALD, des données de la CNAMTS, etc.). L’objectif est de permettre
aux acteurs de recherche clinique ou de santé publique de détecter des patients
présentant certaines caractéristiques d’intérêt par rapport à leurs sujets d’étude.
Il existe également un enjeu à intégrer le DMP à des serveurs de programmes
de surveillance sanitaire, d’essais cliniques ou de cohortes et ainsi d’être en
mesure de développer des fonctionnalités avancées telles que signaler aux
patients, directement ou par l’intermédiaire des professionnels de santé, qu’ils
sont susceptibles d’être inclus au sein d’essais cliniques ou de cohortes ou, s’ils
participent déjà à un essai clinique ou une cohorte, qu’ils ont présenté un des
événements cibles du protocole de recherche ou de la cohorte. Les données du
DMP sont potentiellement intéressantes pour l’analyse, la faisabilité de cohortes
ou d’essais cliniques et l’amélioration du taux d’inclusion des patients. Elles
sont également de nature à optimiser le recueil de données cliniques au sein
des systèmes d’information d’épidémiologie ou de recherche clinique. Cette
réutilisation des données de santé partagées, structurées ou non structurées,
au niveau des dossiers individuels, peut se faire manuellement ou être en partie
automatisée.
Sur le plan réglementaire et éthique, réutiliser des données de santé collectées
dans un contexte de coordination des soins à des fins de santé publique ou de
recherche constitue une modification de la finalité du traitement informatisé de
ces données. Le patient doit obligatoirement être informé du « don de données
de santé » pour la santé publique ou la recherche et y consentir explicitement.
Dans le domaine de la recherche clinique et de la santé publique, l’accès aux
données de santé et leur collecte doivent être soigneusement encadrés pour
garantir la confidentialité de ces données. Cette exigence de confidentialité est
de l’intérêt même des chercheurs, car en créant un climat de confiance, elle
est susceptible d’améliorer la qualité de la collecte des informations auprès des
populations concernées. La garantie de confidentialité des données doit rester
compatible avec les impératifs de suivi et de levée de l’anonymat.
13.2.7 Enjeux industriels
En France, diverses expérimentations de DMP ont été confrontées à des
difficultés : systèmes d’information non communicants, développement insuffisant des systèmes d’information hospitaliers de production de soins, cloisonnement des soins, offre industrielle variée et hétérogène, multiples décideurs aux
commandes du projet, etc. Suite à l’analyse de ces travaux, l’ASIP Santé (Agence
des systèmes d’information partagés de santé) a été créée pour répondre à l’objectif de « créer et mettre en œuvre les conditions favorables au déploiement
de systèmes d’information partagés de santé s’appuyant sur un cadre national :
référentiels d’interopérabilité, identifiant national de santé (INS), mobilisation
des acteurs, accompagnement des utilisateurs ». Les industriels du secteur ont
participé au groupe de travail qui a défini le cadre d’interopérabilité. Cette étape
d’interopérabilité informatique comme sémantique est une base indispensable
Informatique médicale, e-Santé
Le DMP peut constituer une source de données (au même titre que celles du
PMSI, des ALD, des données de la CNAMTS, etc.). L’objectif est de permettre
aux acteurs de recherche clinique ou de santé publique de détecter des patients
présentant certaines caractéristiques d’intérêt par rapport à leurs sujets d’étude.
Il existe également un enjeu à intégrer le DMP à des serveurs de programmes
de surveillance sanitaire, d’essais cliniques ou de cohortes et ainsi d’être en
mesure de développer des fonctionnalités avancées telles que signaler aux
patients, directement ou par l’intermédiaire des professionnels de santé, qu’ils
sont susceptibles d’être inclus au sein d’essais cliniques ou de cohortes ou, s’ils
participent déjà à un essai clinique ou une cohorte, qu’ils ont présenté un des
événements cibles du protocole de recherche ou de la cohorte. Les données du
DMP sont potentiellement intéressantes pour l’analyse, la faisabilité de cohortes
ou d’essais cliniques et l’amélioration du taux d’inclusion des patients. Elles
sont également de nature à optimiser le recueil de données cliniques au sein
des systèmes d’information d’épidémiologie ou de recherche clinique. Cette
réutilisation des données de santé partagées, structurées ou non structurées,
au niveau des dossiers individuels, peut se faire manuellement ou être en partie
automatisée.
Sur le plan réglementaire et éthique, réutiliser des données de santé collectées
dans un contexte de coordination des soins à des fins de santé publique ou de
recherche constitue une modification de la finalité du traitement informatisé de
ces données. Le patient doit obligatoirement être informé du « don de données
de santé » pour la santé publique ou la recherche et y consentir explicitement.
Dans le domaine de la recherche clinique et de la santé publique, l’accès aux
données de santé et leur collecte doivent être soigneusement encadrés pour
garantir la confidentialité de ces données. Cette exigence de confidentialité est
de l’intérêt même des chercheurs, car en créant un climat de confiance, elle
est susceptible d’améliorer la qualité de la collecte des informations auprès des
populations concernées. La garantie de confidentialité des données doit rester
compatible avec les impératifs de suivi et de levée de l’anonymat.
13.2.7 Enjeux industriels
En France, diverses expérimentations de DMP ont été confrontées à des
difficultés : systèmes d’information non communicants, développement insuffisant des systèmes d’information hospitaliers de production de soins, cloisonnement des soins, offre industrielle variée et hétérogène, multiples décideurs aux
commandes du projet, etc. Suite à l’analyse de ces travaux, l’ASIP Santé (Agence
des systèmes d’information partagés de santé) a été créée pour répondre à l’objectif de « créer et mettre en œuvre les conditions favorables au déploiement
de systèmes d’information partagés de santé s’appuyant sur un cadre national :
référentiels d’interopérabilité, identifiant national de santé (INS), mobilisation
des acteurs, accompagnement des utilisateurs ». Les industriels du secteur ont
participé au groupe de travail qui a défini le cadre d’interopérabilité. Cette étape
d’interopérabilité informatique comme sémantique est une base indispensable
