Les systèmes d’information hospitaliers
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ou départementaux. Avec le développement de l’internet haut débit, l’accès à
des applications à distance sur la toile (« Cloud computing ») devient possible
et les serveurs informatiques peuvent en théorie quitter les salles machines
des hôpitaux. L’informatique hospitalière peut s’ouvrir vers l’extérieur et participer à la constitution de dossiers partagés à un niveau régional, national ou
international.
Alors que plusieurs centaines de SIH sont commercialisées dans le monde, peu
d’hôpitaux ont atteint un niveau d’intégration et de maturité suffisant pour
faciliter le partage entre professionnels de santé des données individuelles des
patients et l’accès aux connaissances contextuelles nécessaires à l’application des
règles de bonne pratique de la médecine. La diversité des tâches à assurer, des
acteurs impliqués, des organisations existantes et la complexité de la conduite
du changement expliquent cette situation. Malgré ces difficultés, la mise en
place d’un SIH apparaît désormais comme une nécessité et bénéficie d’un large
consensus de la part des différents acteurs du système de santé et tout particulièrement des décideurs.
La réussite d’un SIH est soumise à plusieurs conditions. Parmi les plus importantes, citons :
– la mise en œuvre d’une gouvernance informatique adaptée à la complexité
des tâches d’informatisation ;
– un plan d’urbanisation du système d’information de l’hôpital à partir
d’une analyse fine des processus métiers ;
– une informatisation par étapes progressives avec des calendriers de mise
en œuvre réalistes et une stratégie de conduite du changement ;
– une estimation juste des ressources nécessaires au déploiement puis à l’exploitation du SIH ;
– une bonne compréhension de la sociologie des organisations de l’hôpital
et une bonne communication, interne entre les différents acteurs de l’hôpital et externe avec son environnement ;
– une analyse des risques et un plan précis de continuité de service.
12.2 Le plan de gouvernance informatique
12.2.1 Le concept d’e-Gouvernance
Les scandales financiers des 20 dernières années comme celui de la société
Enron en 2001 aux États-Unis ou plus récemment de la Société Générale (2008)
en France ont montré la nécessité d’organiser de façon formelle la gouvernance
des entreprises et de mettre en œuvre des processus d’audit et de contrôle
internes et externes. La loi Sarbanes-Oxley (SOX), votée en 2002 par le Congrès
américain, a donné lieu à de nombreuses déclinaisons nationales ou internationales et a fourni un cadre pour mieux garantir la transparence des comptes
et le développement de processus d’alertes. La gouvernance informatique ou
gouvernance IT (Information Technology) ou encore eGouvernance est la
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