Sécurité, aspects juridiques et éthiques des données de santé informatisées
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On supposera que l’algorithme est public et que la confidentialité n’est assurée
que par la clé de l’utilisateur, qui doit donc être difficile à retrouver, même pour
un cryptanalyste expérimenté. Un bon algorithme de cryptage sera un algorithme NP-complet, c’est-à-dire que le calcul inverse (correspondant au déchiffrement du message) n’est possible que par énumération exhaustive des valeurs
de clé.
Un algorithme de cryptage est dit symétrique ou à clé secrète lorsqu’une
seule clé sert à la fois au cryptage et au décryptage. C’est le cas par exemple
de l’algorithme Data Encryption Standard (DES) adopté comme standard
officiel du gouvernement américain en 1977. L’utilisation de ce type d’algorithme pose le problème du partage de la clé de chiffrement entre l’expéditeur et le destinataire. Au contraire, les algorithmes asymétriques (ou encore
à clé publique), qui ont été développés dès 1976, reposent sur l’utilisation
de deux clés : la première est dite publique et tout le monde peut l’utiliser
pour envoyer un message chiffré à un destinataire donné ; la seconde est
dite privée, elle est connue uniquement de ce destinataire et elle seule peut
permettre de décrypter le message. Cette procédure supprime le problème de
la transmission d’une clé. En effet, seul le destinataire légitime, détenteur de la
clé privée, est en mesure de déchiffrer le message. L’algorithme à clé publique
le plus connu est l’algorithme RSA 3 dont la sécurité repose sur l’hypothèse
que la factorisation d’un grand nombre en produit de nombres premiers est
longue et difficile.
11.4.2 Signature numérique et contrôle d’intégrité
Le deuxième niveau concerne l’utilisation des méthodes de signature
numérique pour permettre au médecin receveur d’authentifier le médecin
émetteur du message. Dans l’exemple que nous venons de prendre, ceci
signifie que le médecin généraliste pourra s’assurer que le message a bien
été adressé par le médecin hospitalier annoncé. La signature numérique a
été reconnue comme ayant valeur légale par la loi française n° 2000-230 du
13 mars 2000 portant adaptation du droit de la preuve aux technologies de
l’information et relatif à la signature électronique. Ce mécanisme regroupe
deux procédures : la signature d’une unité de données et la vérification de la
dite signature. La signature d’un message repose sur une clé caractéristique de
l’entité émettrice. On exige que la signature ne puisse être produite que par
le seul signataire et que la vérification ne puisse pas permettre de reproduire
la signature. Généralement, on utilise des algorithmes à clé publique tel que
le RSA. L’utilisation de la signature numérique va permettre également de
garantir l’intégrité du message, c’est-à-dire être sûr que le message n’a pas été
modifié pendant sa transmission.
3. Rivest RL, Shamir A, Adleman L (1978) A method for obtaining digital signatures and
public key cryptosystems. CACM 2: 10.
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On supposera que l’algorithme est public et que la confidentialité n’est assurée
que par la clé de l’utilisateur, qui doit donc être difficile à retrouver, même pour
un cryptanalyste expérimenté. Un bon algorithme de cryptage sera un algorithme NP-complet, c’est-à-dire que le calcul inverse (correspondant au déchiffrement du message) n’est possible que par énumération exhaustive des valeurs
de clé.
Un algorithme de cryptage est dit symétrique ou à clé secrète lorsqu’une
seule clé sert à la fois au cryptage et au décryptage. C’est le cas par exemple
de l’algorithme Data Encryption Standard (DES) adopté comme standard
officiel du gouvernement américain en 1977. L’utilisation de ce type d’algorithme pose le problème du partage de la clé de chiffrement entre l’expéditeur et le destinataire. Au contraire, les algorithmes asymétriques (ou encore
à clé publique), qui ont été développés dès 1976, reposent sur l’utilisation
de deux clés : la première est dite publique et tout le monde peut l’utiliser
pour envoyer un message chiffré à un destinataire donné ; la seconde est
dite privée, elle est connue uniquement de ce destinataire et elle seule peut
permettre de décrypter le message. Cette procédure supprime le problème de
la transmission d’une clé. En effet, seul le destinataire légitime, détenteur de la
clé privée, est en mesure de déchiffrer le message. L’algorithme à clé publique
le plus connu est l’algorithme RSA 3 dont la sécurité repose sur l’hypothèse
que la factorisation d’un grand nombre en produit de nombres premiers est
longue et difficile.
11.4.2 Signature numérique et contrôle d’intégrité
Le deuxième niveau concerne l’utilisation des méthodes de signature
numérique pour permettre au médecin receveur d’authentifier le médecin
émetteur du message. Dans l’exemple que nous venons de prendre, ceci
signifie que le médecin généraliste pourra s’assurer que le message a bien
été adressé par le médecin hospitalier annoncé. La signature numérique a
été reconnue comme ayant valeur légale par la loi française n° 2000-230 du
13 mars 2000 portant adaptation du droit de la preuve aux technologies de
l’information et relatif à la signature électronique. Ce mécanisme regroupe
deux procédures : la signature d’une unité de données et la vérification de la
dite signature. La signature d’un message repose sur une clé caractéristique de
l’entité émettrice. On exige que la signature ne puisse être produite que par
le seul signataire et que la vérification ne puisse pas permettre de reproduire
la signature. Généralement, on utilise des algorithmes à clé publique tel que
le RSA. L’utilisation de la signature numérique va permettre également de
garantir l’intégrité du message, c’est-à-dire être sûr que le message n’a pas été
modifié pendant sa transmission.
3. Rivest RL, Shamir A, Adleman L (1978) A method for obtaining digital signatures and
public key cryptosystems. CACM 2: 10.
