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Informatique médicale, e-Santé
Sources de données en santé
Les sources de données pertinentes dépendent des objectifs stratégiques visés,
du champ de compétence de l’autorité régionale ou nationale concernée et de
sa légitimité à accéder aux données de santé dont elle à besoin. Contrairement
à l’industrie qui est généralement propriétaire des bases de données opérationnelles à partir desquelles elle alimente majoritairement son entrepôt de données,
les SID en santé sont principalement alimentés par des sources de données
externes. L’accès à ces données sources doit alors satisfaire aux exigences de
sécurité et de confidentialité des données selon la réglementation en vigueur
dans le pays considéré, dès qu’elles sont nominatives ou qu’elles comportent
un croisement de fichiers. Des dispositions réglementaires sont parfois prises
pour assurer un droit d’accès aux autorités de santé publique, comme c’est le
cas en France où la loi oblige tout établissement de santé à donner aux Agences
Régionales de Santé accès à ses données administratives et donne à l’Institut de
Veille Sanitaire un accès à toute donnée de santé relevant de la veille sanitaire.
Les systèmes d’information administratifs et notamment les flux d’information
liés au financement des hôpitaux ou ceux liés au remboursement des actes et
des prestations par les systèmes d’assurance santé constituent des sources d’information pour l’aide à la décision. Ils sont présentés au chapitre 9. La question
centrale est la réutilisabilité des données administratives enregistrées quand
les objectifs diffèrent de ceux ayant motivés leur recueil initial. Les informations jugées pertinentes dans un contexte opérationnel de financement ou de
remboursement ne sont pas toujours ni nécessaires ni suffisantes pour construire
un système d’aide à la décision sur une filière de soins. L’intérêt de tout acteur
économique à optimiser les ressources qui lui sont allouées est en effet susceptible d’entrainer des biais sur l’information enregistrée. Par ailleurs, l’évolution
des référentiels de codage et des données enregistrées est essentiellement guidée
avec une incidence constante au cours du temps, h E = I E , le taux
d’incidence cumulée correspond au nombre de cas survenus pendant la
période 6t divisé par le nombre total de personnes encore exposées au
risque à l’instant t 0 + 6t.
En économie de santé, on s’intéresse plus globalement aux mouvements
(entrées et sorties) des malades en file active et aux durées de séjour
dans une unité de soin, un établissement ou un groupe d’établissement
de santé. Les entrées sont les individus débutant un traitement ou
nouvellement pris en charge pour une maladie donnée, quel que soit
le lieu de résidence. Les entrées ne sont pas obligatoirement des cas
incidents. Les sorties peuvent être une fin de séance, un transfert vers un
autre établissement de santé ou un décès.
Les cas peuvent aussi être géolocalisés pour avoir une idée de leur
distribution spatiale, soit à partir de leur adresse de résidence, soit à partir
de coordonnées GPS.
Informatique médicale, e-Santé
Sources de données en santé
Les sources de données pertinentes dépendent des objectifs stratégiques visés,
du champ de compétence de l’autorité régionale ou nationale concernée et de
sa légitimité à accéder aux données de santé dont elle à besoin. Contrairement
à l’industrie qui est généralement propriétaire des bases de données opérationnelles à partir desquelles elle alimente majoritairement son entrepôt de données,
les SID en santé sont principalement alimentés par des sources de données
externes. L’accès à ces données sources doit alors satisfaire aux exigences de
sécurité et de confidentialité des données selon la réglementation en vigueur
dans le pays considéré, dès qu’elles sont nominatives ou qu’elles comportent
un croisement de fichiers. Des dispositions réglementaires sont parfois prises
pour assurer un droit d’accès aux autorités de santé publique, comme c’est le
cas en France où la loi oblige tout établissement de santé à donner aux Agences
Régionales de Santé accès à ses données administratives et donne à l’Institut de
Veille Sanitaire un accès à toute donnée de santé relevant de la veille sanitaire.
Les systèmes d’information administratifs et notamment les flux d’information
liés au financement des hôpitaux ou ceux liés au remboursement des actes et
des prestations par les systèmes d’assurance santé constituent des sources d’information pour l’aide à la décision. Ils sont présentés au chapitre 9. La question
centrale est la réutilisabilité des données administratives enregistrées quand
les objectifs diffèrent de ceux ayant motivés leur recueil initial. Les informations jugées pertinentes dans un contexte opérationnel de financement ou de
remboursement ne sont pas toujours ni nécessaires ni suffisantes pour construire
un système d’aide à la décision sur une filière de soins. L’intérêt de tout acteur
économique à optimiser les ressources qui lui sont allouées est en effet susceptible d’entrainer des biais sur l’information enregistrée. Par ailleurs, l’évolution
des référentiels de codage et des données enregistrées est essentiellement guidée
avec une incidence constante au cours du temps, h E = I E , le taux
d’incidence cumulée correspond au nombre de cas survenus pendant la
période 6t divisé par le nombre total de personnes encore exposées au
risque à l’instant t 0 + 6t.
En économie de santé, on s’intéresse plus globalement aux mouvements
(entrées et sorties) des malades en file active et aux durées de séjour
dans une unité de soin, un établissement ou un groupe d’établissement
de santé. Les entrées sont les individus débutant un traitement ou
nouvellement pris en charge pour une maladie donnée, quel que soit
le lieu de résidence. Les entrées ne sont pas obligatoirement des cas
incidents. Les sorties peuvent être une fin de séance, un transfert vers un
autre établissement de santé ou un décès.
Les cas peuvent aussi être géolocalisés pour avoir une idée de leur
distribution spatiale, soit à partir de leur adresse de résidence, soit à partir
de coordonnées GPS.
