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Informatique médicale, e-Santé
Les indicateurs simples transversaux
Les indicateurs simples transversaux s’intéressent au nombre de cas N tM+
présentant un état de santé, un facteur de risque, une modalité de prise
en charge ou une maladie M à un instant t. Ce nombre dépend des flux
entrants et des flux sortants. Il est pertinent pour des états de santé ou
des facteurs de risque suffisamment durables au regard de leur fréquence
dans la population. Il n’est pas adapté pour des états aigus rapidement
résolutifs et peu fréquents dans la population. L’image formée est une
photographie à l’instant donné. Elle peut être renouvelée au cours du
temps pour disposer d’une série chronologique (N t1 , N t2 , ...) donnant une
idée de la tendance évolutive.
En économie de santé, on s’intéressera par exemple au nombre N TSM+
d’individus en traitement au 31/12 d’une année dans un établissement
de santé S pour une maladie donnée, quel que soit le lieu de résidence,
ainsi qu’au total régional N TRM+ des malades traités dans la région pour
cette même maladie. Ces deux indicateurs permettront aux décideurs
concernés de se faire une idée de l’importance du problème de santé,
de la charge en soins à produire et d’anticiper les ressources à mobiliser
en fonction des tendances évolutives. Le taux N TSM+ /N TRM+ correspond à
la part de l’offre de soins couverte par l’établissement S pour la maladie
considérée. Le nombre d’individus domiciliés dans la région et pris en
charge dans une autre est utilisé pour définir le taux de fuite. Le nombre
d’individus domiciliés dans une autre région et pris en charge dans la
région est utilisé pour définir le taux d’attractivité. Dans les systèmes
de santé où les malades ont le libre choix de l’établissement de santé,
il n’est pas possible de définir la population de référence, relevant d’un
établissement de santé.
En épidémiologie, on cherche à mesurer le risque d’une maladie dans
une population, la population étant en règle définie sur une base
géographique. Le nombre N DRM+ d’individus domiciliés dans une région
R, présentant au 31/12 d’une année une maladie M donnée ou traités pour
cette maladie quel que soit le lieu de traitement, correspond au nombre
de cas prévalents dans la région au 31/12. Il suffit de connaître l’effectif
total N PR de la population régionale ou le nombre N DRM- d’individus non
atteints pour calculer la prévalence (ou taux brut de prévalence) P RM+
de la maladie dans la région : P RM+ = N DRM+ /N PR = N DRM+ /(N DRM+ +N DRM- ).
La prévalence est un indicateur transversal de morbidité qui peut être
utilisé comme indicateur des besoins de santé de la population pour
les maladies chroniques. La prévalence dépend en effet du nombre de
nouveaux cas et des devenirs des malades : décès, rémission, guérison.
Elle peut être ajustée, notamment sur l’âge et le sexe, pour comparer la
situation d’une région ou d’un pays aux autres à structure d’âge et de
sexe identique. On parle alors de taux de prévalence ajusté sur l’âge et le
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