L’aide à la décision en santé publique
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revient aux facteurs de risques nutritionnels, génétiques, biologiques et environnementaux dans la survenue ou la progression de maladies qui soulèvent
des problèmes importants en santé publique, est un objectif essentiel pour
établir des recommandations nutritionnelles visant à prévenir ces maladies et
améliorer la santé des populations. L’utilisation récente de l’internet dans le
cadre de l’étude Nutrinet en France est un exemple intéressant de l’apport des
TIC pour la réalisation d’une vaste étude de cohorte en population générale
avec implication directe des personnes : les nutrinautes 2 .
10.1.5 Sécurité, surveillance, vigilance et alerte sanitaire
La sécurité sanitaire est définie comme la protection de la santé humaine
contre les risques sanitaires, alimentaires ou environnementaux.
La surveillance ou veille sanitaire est devenue un pilier important pour la
décision et l’orientation stratégique en politique de santé dans le domaine de
la sécurité sanitaire. Initialement centrée sur la surveillance épidémiologique
des maladies contagieuses, la veille sanitaire se définit maintenant comme
une démarche d’observation continue de l’état de santé des populations et
de ses déterminants. Elle s’intéresse aux maladies, à leurs distributions et à
leurs variations dans le temps et dans l’espace, quelle qu’en soit la cause –
innée ou acquise, ou le profil évolutif – aigu ou chronique. Elle s’intéresse
aux malades et aux populations vulnérables ou à risque. Elle s’intéresse aussi
à la qualité de l’environnement et de l’alimentation. L’organisation concrète
de la surveillance dépend du domaine et du type de phénomène de santé à
surveiller. Elle impose de pouvoir répondre à des besoins d’information spécifiques. Globalement, les systèmes de veille intègrent le recueil et le contrôle
de qualité des données, l’analyse et l’interprétation des informations et leur
utilisation pour l’aide à la décision.
L’essentiel des statistiques sanitaires nationales et internationales a porté
pendant longtemps sur la surveillance des causes médicales de décès. La
surveillance des maladies infectieuses dépend de leur caractère aigu ou chronique, sporadique ou épidémique. Elle suppose de définir les cas, leur modalité de notification et de confirmation éventuelle. La notification des cas repose
pour certaines maladies sur une obligation de déclaration, pour d’autres sur la
mise en place d’un réseau sentinelle spécifique basé sur des généralistes (grippe,
rougeole, varicelle) ou des spécialistes, ou sur la mise en place de réseaux de
laboratoires microbiologiques de référence. En France par exemple, les maladies à déclaration obligatoire sont toutes, à l’exception du saturnisme infantile,
des maladies infectieuses. La surveillance des maladies émergentes suppose de
pouvoir repérer l’apparition d’une maladie nouvelle dans la population (cas du
SIDA dans les années 1980), la modification du phénotype d’un agent pathogène connu (germe résistant aux antibiotiques, acquisition d’un facteur de
gravité épidémique), un changement de biotope ou de vecteur de transmission.
2. www.etude-nutrinet-sante.fr
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revient aux facteurs de risques nutritionnels, génétiques, biologiques et environnementaux dans la survenue ou la progression de maladies qui soulèvent
des problèmes importants en santé publique, est un objectif essentiel pour
établir des recommandations nutritionnelles visant à prévenir ces maladies et
améliorer la santé des populations. L’utilisation récente de l’internet dans le
cadre de l’étude Nutrinet en France est un exemple intéressant de l’apport des
TIC pour la réalisation d’une vaste étude de cohorte en population générale
avec implication directe des personnes : les nutrinautes 2 .
10.1.5 Sécurité, surveillance, vigilance et alerte sanitaire
La sécurité sanitaire est définie comme la protection de la santé humaine
contre les risques sanitaires, alimentaires ou environnementaux.
La surveillance ou veille sanitaire est devenue un pilier important pour la
décision et l’orientation stratégique en politique de santé dans le domaine de
la sécurité sanitaire. Initialement centrée sur la surveillance épidémiologique
des maladies contagieuses, la veille sanitaire se définit maintenant comme
une démarche d’observation continue de l’état de santé des populations et
de ses déterminants. Elle s’intéresse aux maladies, à leurs distributions et à
leurs variations dans le temps et dans l’espace, quelle qu’en soit la cause –
innée ou acquise, ou le profil évolutif – aigu ou chronique. Elle s’intéresse
aux malades et aux populations vulnérables ou à risque. Elle s’intéresse aussi
à la qualité de l’environnement et de l’alimentation. L’organisation concrète
de la surveillance dépend du domaine et du type de phénomène de santé à
surveiller. Elle impose de pouvoir répondre à des besoins d’information spécifiques. Globalement, les systèmes de veille intègrent le recueil et le contrôle
de qualité des données, l’analyse et l’interprétation des informations et leur
utilisation pour l’aide à la décision.
L’essentiel des statistiques sanitaires nationales et internationales a porté
pendant longtemps sur la surveillance des causes médicales de décès. La
surveillance des maladies infectieuses dépend de leur caractère aigu ou chronique, sporadique ou épidémique. Elle suppose de définir les cas, leur modalité de notification et de confirmation éventuelle. La notification des cas repose
pour certaines maladies sur une obligation de déclaration, pour d’autres sur la
mise en place d’un réseau sentinelle spécifique basé sur des généralistes (grippe,
rougeole, varicelle) ou des spécialistes, ou sur la mise en place de réseaux de
laboratoires microbiologiques de référence. En France par exemple, les maladies à déclaration obligatoire sont toutes, à l’exception du saturnisme infantile,
des maladies infectieuses. La surveillance des maladies émergentes suppose de
pouvoir repérer l’apparition d’une maladie nouvelle dans la population (cas du
SIDA dans les années 1980), la modification du phénotype d’un agent pathogène connu (germe résistant aux antibiotiques, acquisition d’un facteur de
gravité épidémique), un changement de biotope ou de vecteur de transmission.
2. www.etude-nutrinet-sante.fr
