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Informatique médicale, e-Santé
d’enregistrer les variations spatiales et temporelles de certains indicateurs
relatifs à la pollution, aux risques environnementaux industriels ou naturels
et aux conditions socio-économiques des populations est un préalable pour
pouvoir ensuite croiser ces données avec des statistiques sanitaires issues
de registres ou de cohortes et identifier, confirmer ou infirmer une relation
entre un événement de santé et un facteur d’environnement potentiel. C’est
avec ce type d’approche que la décision en santé environnementale pourra
progressivement s’appuyer sur des données de plus en plus probantes.
La santé au travail s’inscrit dans la démarche de promotion de la santé. Elle
vise à organiser des conditions de travail favorables à la santé en maitrisant
les risques liés à l’environnement professionnel : accidents de travail, maladies professionnelles, troubles musculo-squelettiques, stress professionnel,
dépression ou suicide. Il s’agit d’une démarche globale, multidisciplinaire et
intégrée où la culture de la prévention, l’information des personnels et des
populations, l’hygiène, l’ergonomie et la sécurité des conditions de travail
occupent une place importante. L’adaptation du poste de travail aux capacités
et à l’état de santé des personnels ainsi que la réparation des maladies professionnelles font aussi partie des missions de la médecine du travail. La santé au
travail a donc une dimension politique, sociale et managériale.
Les systèmes d’information pour la santé au travail utilisés dans les entreprises
servent en premier lieu au suivi des employés par la médecine du travail, à
la surveillance des risques auxquels ils sont éventuellement exposés, à leur
« compliance » aux mesures de prévention et de sécurité et à la déclaration
des accidents de travail. Ils permettent de produire les rapports requis par
les autorités et des statistiques sur les accidents survenus et sur l’absentéisme
pour raison de santé.
Les systèmes d’information pour la santé au travail utilisés à l’échelon
régional ou national auront plus d’impact direct pour l’aide à la décision en
politique de santé publique. Ils vont permettre d’intégrer des données concernant la surveillance des risques professionnels connus en fonction des postes
de travail et réalisent un certain niveau de veille sanitaire sur la survenue à
court ou moyen termes d’événements morbides d’origine professionnelle.
La veille sanitaire pour des événements morbides d’origine professionnelle
survenant après une longue période de latence, voire après la cessation d’activité, est plus complexe à organiser. Dans ce domaine, l’intégration de données
sur la trajectoire professionnelle des personnes dans les registres de maladies
ou dans le système d’information du système de santé pourrait devenir un
support pour la veille sanitaire des risques professionnels. Des sources d’information préexistantes peuvent aussi être utilisées pour des études de cohorte
rétrospectives ou des études cas-témoins visant à confirmer ou infirmer la
responsabilité d’un facteur de risque professionnel suspecté sur la survenue
d’un événement de santé.
La nutrition intervient comme co-facteur de protection ou de risque dans de
nombreuses maladies : obésité, diabète de type 2, troubles lipidiques, cancers,
maladies cardiovasculaires, hypertension artérielle. Faire la part de ce qui
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