L’aide à la décision en santé publique
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entourage pour l’aider à comprendre et gérer sa maladie et son traitement, à
collaborer avec les soignants et à améliorer sa qualité de vie. Elle comprend
des actions de sensibilisation, d’information, d’apprentissage et d’aide psychologique ou sociale, sur la maladie, les traitements prescrits, les soins, l’organisation des soins et les comportements.
Dans ces domaines, les TIC et l’internet sont en premier lieu utilisés comme
support des informations à mettre à disposition, selon le cas, des populations
visées ou des décideurs. Elles peuvent par exemple 1 être utilisées pour rendre
l’usager du système de santé capable de décider parmi les offreurs de soins ceux
qui sont potentiellement les plus performants sur un panel d’indicateurs de
qualité des soins supposés pertinents.
10.1.4 Santé environnementale, santé au travail, nutrition
La santé environnementale a pour objet l’étude, la maitrise et la surveillance
des déterminants environnementaux de la santé. Elle s’intéresse en premier lieu
à la qualité physique, chimique et microbiologique du milieu extérieur : qualité
des sols, de l’eau et de l’air, pollution et exposition à des toxiques, à des rayonnements ou à des nuisances, environnement sonore, qualité de l’alimentation
et conditions climatiques. Dans son acception la plus large, la santé environnementale comprend aussi les facteurs sociaux, économiques, culturels et comportementaux: conditions de logement, stress, fatigue, comportements à risque, qui
rentrent dans le champ de la promotion de la santé (cf. supra). Certains risques
liés à des agresseurs physiques, chimiques ou microbiologiques identifiés et déjà
répertoriés sont susceptibles d’altérer le milieu extérieur sur une large échelle,
de concerner un nombre important d’individus et de constituer de véritables
catastrophes naturelles, artificielles ou industrielles. La santé environnementale fait alors la une de l’actualité : tsunami, tremblements de terre, canicule,
accidents industriels (Bhopal, Seveso). Pour certains risques sanitaires, c’est la
difficulté à établir formellement ou rapidement un lien avec une source environnementale potentielle ou le fait que des autorités publiques ou des intérêts
privés aient exposé des populations à un risque connu qui amène à la controverse médiatique : ondes électromagnétiques de fréquence faible, huile frelatée,
pesticides, pollution atmosphérique urbaine, amiante, vache folle. Qu’il s’agisse
de gérer une crise sanitaire ou d’organiser à froid la gestion des risques, la décision en santé environnementale n’est pas facile. L’exemple des cas de syndrome
hémolytique et urémique liés à des Escherichia coli producteurs de verotoxine
montre bien que les décisions de santé publique environnementale se prennent
souvent dans un contexte de crise sanitaire, tendu par des enjeux politiques et
économiques multiples, nationaux et internationaux.
La santé environnementale est un domaine en pleine évolution, qui va continuer de bénéficier de l’apport des TIC et des progrès en modélisation et
en géographie de la santé. La constitution de bases de données permettant
1. www.healthcare.gov/compare/, www.platines.sante.gouv.fr
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