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Informatique médicale, e-Santé
Avant 2004, le budget des hôpitaux anglais était établi au terme de contrats
globaux, les « blocks contracts ». Il reposait sur une enveloppe globale fixée
selon le volume de soins prévisible. À cette période, les dépenses de santé étaient
les plus faibles d’Europe, mais les résultats sanitaires étaient médiocres, avec
notamment de longs délais d’attente comme pour la chirurgie programmée.
Pour améliorer le système, le paiement aux résultats « Payment by Results »,
équivalent à la tarification à l’activité, a été introduit progressivement dès 2004.
L’objectif principal de cette réforme était d’augmenter l’efficacité et la productivité des soins tout en garantissant des soins de qualité.
Le système anglais est un système mixte où le budget des établissements est
prospectif et réparti avec 30 % du budget financé par une enveloppe globale
et 70 % financés par la tarification à l’activité. Les hôpitaux britanniques sont
financés par un payeur unique : les PCT. À partir des impôts, le ministère de
la Santé alloue un budget annuel au NHS. Son montant dépend des variations
des coûts liés à la production des soins, des montants alloués antérieurement et
d’indicateurs sanitaires, tel que le taux de mortalité. Le NHS alloue 80 % de son
budget aux PCT qui gèrent les soins primaires et secondaires. Les PCT achètent
des soins secondaires à des prestataires publics, privés ou à but non lucratif. Ces
fournisseurs de soins peuvent être des hôpitaux ou des groupements d’hôpitaux
sous gestion commune, les « NHS Trusts », des « Foundation Trusts » satisfaisant à des critères de performance, des centres de traitement indépendants, des
hôpitaux privés ou des spécialistes ambulatoires.
Classification en HRG
La tarification à l’activité repose sur le système de classification HRG
(Healthcare Resource Groups), proche du modèle américain. Cette classification prend en compte le diagnostic et la complexité du traitement. Cette classification comprenait 550 HRG dans la première version, et 1 400 dans la version
2009.
Coûts et tarifs
Le système comptable est similaire à celui de la France. En revanche, l’ENC
est réalisée à partir de la totalité des hôpitaux concernés par la T2A. Le tarif
de chaque HRG est national, calculé à partir d’un coût de référence, selon une
approche descendante dite de « top down costing ». Le coût de référence résulte
d’une moyenne des coûts par HRG observés sur l’ensemble des hôpitaux, les
350 Hospital Trusties, créés en 1991 pour introduire les règles du marché. Ce
sont des entités juridiques qui gèrent souvent plusieurs établissements.
Les tarifs ont été conçus pour augmenter le niveau d’activité au-delà d’un niveau
pré-négocié le « Service level agreement ». Ils correspondent aux coûts moyens
d’une procédure de soins, ajustée sur plusieurs caractéristiques : le caractère
programmé ou non du séjour ; le type de chirurgie, ambulatoire ou non ;
l’évolution des salaires et des prix de la consommation via l’indice du marché
local (« Market Forces Factor ») ; un coefficient géographique ; les coûts éventuellement engendrés par la mise en place des recommandations du National
Informatique médicale, e-Santé
Avant 2004, le budget des hôpitaux anglais était établi au terme de contrats
globaux, les « blocks contracts ». Il reposait sur une enveloppe globale fixée
selon le volume de soins prévisible. À cette période, les dépenses de santé étaient
les plus faibles d’Europe, mais les résultats sanitaires étaient médiocres, avec
notamment de longs délais d’attente comme pour la chirurgie programmée.
Pour améliorer le système, le paiement aux résultats « Payment by Results »,
équivalent à la tarification à l’activité, a été introduit progressivement dès 2004.
L’objectif principal de cette réforme était d’augmenter l’efficacité et la productivité des soins tout en garantissant des soins de qualité.
Le système anglais est un système mixte où le budget des établissements est
prospectif et réparti avec 30 % du budget financé par une enveloppe globale
et 70 % financés par la tarification à l’activité. Les hôpitaux britanniques sont
financés par un payeur unique : les PCT. À partir des impôts, le ministère de
la Santé alloue un budget annuel au NHS. Son montant dépend des variations
des coûts liés à la production des soins, des montants alloués antérieurement et
d’indicateurs sanitaires, tel que le taux de mortalité. Le NHS alloue 80 % de son
budget aux PCT qui gèrent les soins primaires et secondaires. Les PCT achètent
des soins secondaires à des prestataires publics, privés ou à but non lucratif. Ces
fournisseurs de soins peuvent être des hôpitaux ou des groupements d’hôpitaux
sous gestion commune, les « NHS Trusts », des « Foundation Trusts » satisfaisant à des critères de performance, des centres de traitement indépendants, des
hôpitaux privés ou des spécialistes ambulatoires.
Classification en HRG
La tarification à l’activité repose sur le système de classification HRG
(Healthcare Resource Groups), proche du modèle américain. Cette classification prend en compte le diagnostic et la complexité du traitement. Cette classification comprenait 550 HRG dans la première version, et 1 400 dans la version
2009.
Coûts et tarifs
Le système comptable est similaire à celui de la France. En revanche, l’ENC
est réalisée à partir de la totalité des hôpitaux concernés par la T2A. Le tarif
de chaque HRG est national, calculé à partir d’un coût de référence, selon une
approche descendante dite de « top down costing ». Le coût de référence résulte
d’une moyenne des coûts par HRG observés sur l’ensemble des hôpitaux, les
350 Hospital Trusties, créés en 1991 pour introduire les règles du marché. Ce
sont des entités juridiques qui gèrent souvent plusieurs établissements.
Les tarifs ont été conçus pour augmenter le niveau d’activité au-delà d’un niveau
pré-négocié le « Service level agreement ». Ils correspondent aux coûts moyens
d’une procédure de soins, ajustée sur plusieurs caractéristiques : le caractère
programmé ou non du séjour ; le type de chirurgie, ambulatoire ou non ;
l’évolution des salaires et des prix de la consommation via l’indice du marché
local (« Market Forces Factor ») ; un coefficient géographique ; les coûts éventuellement engendrés par la mise en place des recommandations du National
