L’aide à la décision thérapeutique
195
patients informatisés et de systèmes d’aide à la prescription aux performances
techniques améliorées, on observe de plus en plus de conséquences inattendues de l’utilisation de tels systèmes dont on découvre qu’ils introduisent de
nouvelles erreurs (erreur de clic et prescription au mauvais patient, ou prescription du mauvais médicament, etc.). On parle alors de e-iatrogénie. Un travail de
calibrage du déclenchement des alertes et une ergonomie plus soignée devraient
contribuer à corriger ces problèmes.
Au contraire, les SADM qui implémentent des RPC informatisées ne sont pas
actuellement aussi répandus. La complexité des RPC, la multiplicité des organismes qui produisent les RPC textuelles, la diversité des formalismes possibles
pour les représenter, les multiples éléments décisionnels susceptibles d’intervenir
pour orienter la décision et les recommandations à produire, les contraintes
de mise à jour des connaissances, le faible nombre de dossiers patients contenant des données structurées et codées, sont probablement des facteurs qui
expliquent en partie que ces systèmes ne sont pas aujourd’hui largement disponibles et utilisés par les médecins. Néanmoins, les choses ont évolué à partir des
années 2000, et la promulgation de l’American Recovery and Reinvestment Act
de 2009 a généré une forte pression de l’administration du président Obama
pour l’adoption généralisée des technologies de l’information en santé. Grâce à
ces initiatives, de nombreux hôpitaux publics et privés ont commencé à utiliser
des dossiers patient informatisés et des systèmes d’aide à la prescription médicamenteuse. Parallèlement, l’Institute of Medicine incite à l’utilisation des tech
e
-
nologies de l’information en santé, en particulier les SADM, pour améliorer
la qualité des soins. Du fait des incitations financières attachées à l’utilisation
significative (meaningful use) des nouvelles technologies, les SADM deviennent
des outils très attrayants. Ce courant devrait également se propager en France.
8.5 Pour en savoir plus
Pour obtenir une bibliographie sur les systèmes de prescription informatisée des médicaments et leurs performances pour améliorer la sécurité des
prescriptions, aller sur PubMed et saisir une requête avec simplement le terme
« CPOE ».
Pour avoir des informations sur les problèmes spécifiques qu’ils peuvent générer
et qui rentrent dans le cadre d’un phénomène maintenant appelé e-iatrogénie,
on pourra lire l’article :
Ash JS, Sittig DF, Poon EG, Guappone K, Campbell E, Dykstra RH (2007) The
extent and importance of unintended consequences related to computerized
provider order entry. J Am Med Inform Assoc 14: 415-23
Pour avoir un accès aux catalogues de RPC, aller sur le site de la HAS (http://
www.has-sante.fr/, consultation le 16 janvier 2012) et rechercher l’onglet
« recommandations de bonne pratique », ou aller sur le site de la National
Guideline Clearinghouse (
e http://www.guideline.gov/ (consultation le 16 janvier
2012)), onglet « guidelines ».
195
patients informatisés et de systèmes d’aide à la prescription aux performances
techniques améliorées, on observe de plus en plus de conséquences inattendues de l’utilisation de tels systèmes dont on découvre qu’ils introduisent de
nouvelles erreurs (erreur de clic et prescription au mauvais patient, ou prescription du mauvais médicament, etc.). On parle alors de e-iatrogénie. Un travail de
calibrage du déclenchement des alertes et une ergonomie plus soignée devraient
contribuer à corriger ces problèmes.
Au contraire, les SADM qui implémentent des RPC informatisées ne sont pas
actuellement aussi répandus. La complexité des RPC, la multiplicité des organismes qui produisent les RPC textuelles, la diversité des formalismes possibles
pour les représenter, les multiples éléments décisionnels susceptibles d’intervenir
pour orienter la décision et les recommandations à produire, les contraintes
de mise à jour des connaissances, le faible nombre de dossiers patients contenant des données structurées et codées, sont probablement des facteurs qui
expliquent en partie que ces systèmes ne sont pas aujourd’hui largement disponibles et utilisés par les médecins. Néanmoins, les choses ont évolué à partir des
années 2000, et la promulgation de l’American Recovery and Reinvestment Act
de 2009 a généré une forte pression de l’administration du président Obama
pour l’adoption généralisée des technologies de l’information en santé. Grâce à
ces initiatives, de nombreux hôpitaux publics et privés ont commencé à utiliser
des dossiers patient informatisés et des systèmes d’aide à la prescription médicamenteuse. Parallèlement, l’Institute of Medicine incite à l’utilisation des tech
e
-
nologies de l’information en santé, en particulier les SADM, pour améliorer
la qualité des soins. Du fait des incitations financières attachées à l’utilisation
significative (meaningful use) des nouvelles technologies, les SADM deviennent
des outils très attrayants. Ce courant devrait également se propager en France.
8.5 Pour en savoir plus
Pour obtenir une bibliographie sur les systèmes de prescription informatisée des médicaments et leurs performances pour améliorer la sécurité des
prescriptions, aller sur PubMed et saisir une requête avec simplement le terme
« CPOE ».
Pour avoir des informations sur les problèmes spécifiques qu’ils peuvent générer
et qui rentrent dans le cadre d’un phénomène maintenant appelé e-iatrogénie,
on pourra lire l’article :
Ash JS, Sittig DF, Poon EG, Guappone K, Campbell E, Dykstra RH (2007) The
extent and importance of unintended consequences related to computerized
provider order entry. J Am Med Inform Assoc 14: 415-23
Pour avoir un accès aux catalogues de RPC, aller sur le site de la HAS (http://
www.has-sante.fr/, consultation le 16 janvier 2012) et rechercher l’onglet
« recommandations de bonne pratique », ou aller sur le site de la National
Guideline Clearinghouse (
e http://www.guideline.gov/ (consultation le 16 janvier
2012)), onglet « guidelines ».
