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Informatique médicale, e-Santé
Dans les approches automatiques critiques, le SADM agit comme un garde-fou.
Il est alors simple à utiliser puisqu’il se déclenche tout seul si nécessaire. Cependant, la qualité des données et le calibrage du SADM sont souvent difficiles à
obtenir en pratique. Les risques sont le silence, dû à des données manquantes,
non ou mal codées, ou bien le bruit dû à des alertes redondantes ou évidentes.
Par ailleurs, le manque de flexibilité dans l’interprétation du patient est souvent
critiqué : si la réduction de la singularité d’un patient à un ensemble de données
codées est une étape nécessaire pour documenter le dossier patient informatisé, le raisonnement médical impliqué dans le processus décisionnel nécessite
parfois une interprétation flexible et contextuelle de notions bien plus larges.
On peut qualifier ce type de problème de « biais de la formalisation » qui ne
rend pas complètement compte de la réalité, illustrant par là même le fait que
la pratique médicale n’est pas une science exacte. Au contraire, les approches
documentaires supposent une démarche volontaire des médecins pour aller
rechercher le traitement recommandé, mais elles autorisent une interprétation
flexible des connaissances et permettent d’utiliser des informations patient non
codées.
Il est probable que ces deux types d’approches répondent à des besoins distincts
mais complémentaires, comme par exemple la gestion des « cas simples »
pour lesquels les médecins pensent qu’ils n’ont a priori besoin d’aucune aide.
Persuadés de connaître la bonne solution au problème, ils ne s’engageront pas
dans une démarche de recherche d’information. Dans ce cas, la décision médicale ne fait habituellement intervenir qu’un nombre limité d’éléments, et le
mode de fonctionnement par alertes (mode critique), techniquement réalisable,
devient indispensable du point de vue des usages pour éviter des erreurs. Par
ailleurs, il existe des cas plus complexes, pour lesquels les médecins peuvent
rencontrer des difficultés et souhaiter avoir recours à une aide, soit parce qu’ils
ne savent pas résoudre le problème, soit parce qu’ils savent que leur choix
thérapeutique serait sous-optimal. Dans ces situations, faisant intervenir de
nombreuses informations passées et présentes, la demande des médecins pour
un support à la décision dans une approche documentaire qui les guide pourrait être plus explicite, leur permettant de s’orienter au mieux parmi les choix
thérapeutiques recommandés.
Fig.8 – Du texte libre aux bases de connaissances formalisées, organisation des SADM.
Informatique médicale, e-Santé
Dans les approches automatiques critiques, le SADM agit comme un garde-fou.
Il est alors simple à utiliser puisqu’il se déclenche tout seul si nécessaire. Cependant, la qualité des données et le calibrage du SADM sont souvent difficiles à
obtenir en pratique. Les risques sont le silence, dû à des données manquantes,
non ou mal codées, ou bien le bruit dû à des alertes redondantes ou évidentes.
Par ailleurs, le manque de flexibilité dans l’interprétation du patient est souvent
critiqué : si la réduction de la singularité d’un patient à un ensemble de données
codées est une étape nécessaire pour documenter le dossier patient informatisé, le raisonnement médical impliqué dans le processus décisionnel nécessite
parfois une interprétation flexible et contextuelle de notions bien plus larges.
On peut qualifier ce type de problème de « biais de la formalisation » qui ne
rend pas complètement compte de la réalité, illustrant par là même le fait que
la pratique médicale n’est pas une science exacte. Au contraire, les approches
documentaires supposent une démarche volontaire des médecins pour aller
rechercher le traitement recommandé, mais elles autorisent une interprétation
flexible des connaissances et permettent d’utiliser des informations patient non
codées.
Il est probable que ces deux types d’approches répondent à des besoins distincts
mais complémentaires, comme par exemple la gestion des « cas simples »
pour lesquels les médecins pensent qu’ils n’ont a priori besoin d’aucune aide.
Persuadés de connaître la bonne solution au problème, ils ne s’engageront pas
dans une démarche de recherche d’information. Dans ce cas, la décision médicale ne fait habituellement intervenir qu’un nombre limité d’éléments, et le
mode de fonctionnement par alertes (mode critique), techniquement réalisable,
devient indispensable du point de vue des usages pour éviter des erreurs. Par
ailleurs, il existe des cas plus complexes, pour lesquels les médecins peuvent
rencontrer des difficultés et souhaiter avoir recours à une aide, soit parce qu’ils
ne savent pas résoudre le problème, soit parce qu’ils savent que leur choix
thérapeutique serait sous-optimal. Dans ces situations, faisant intervenir de
nombreuses informations passées et présentes, la demande des médecins pour
un support à la décision dans une approche documentaire qui les guide pourrait être plus explicite, leur permettant de s’orienter au mieux parmi les choix
thérapeutiques recommandés.
Fig.8 – Du texte libre aux bases de connaissances formalisées, organisation des SADM.
